Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.

@

Page

Réfer. : AL0205
Auteur : René Alleau.
Titre : Aspects de l'Alchimie traditionnelle.
S/titre : Préface de Eugène Canseliet.

Editeur : Les Editions de Minuit. Paris.
Date éd. : 1953 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



@



ASPECTS D E L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
@

DU MEME AUTEUR
DE LA NATURE DES SYMBOLES. Flammarion, Paris. 1958. (Epuisé.)

ASPECTS ET FONCTIONS DU SYMBOLISME DANS L'ARCHEOLOGIE
TRADITIONNELLE ET DANS L'HISTOIRE DES SCIENCES. Centre interdisciplinaire d'études philosophique de l'Université de Mons, 1962. (Epuisé.)
LES SOCIETES SECRETES, Encyclopédie Planète, Paris, 1963.
(Epuisé.) Livre de Poche, Paris, 1969.
HISTOIRE DES SCIENCES OCCULTES, Cercle du Bibliophile,
Genève, 1965.
HISTOIRE DES GRANDES CONSTRUCTIONS, Cercle du Bibliophile,
Genève, 1965. (Epuisé.)
GUIDE DE VERSAILLES MYSTERIEUX, Tchou, éditeur, Paris, 1966.

GUIDE DE FONTAINEBLEAU MYSTERIEUX, Tchou, éditeur, Paris,
1967.
HITLER ET LES SOCIETES SECRETES, Grasset, Paris, 1969.

ENIGMES ET SYMBOLES DU MONT-SAINT-MICHEL, Julliard,
Paris, 1970.

En collaboration avec d'autres auteurs:

DICTIONNAIRE DES JEUX, Tchou, éditeur, Paris, 1963.

GUIDE DE LA FRANCE MYSTERIEUSE, Tchou, éditeur, Paris, 1964.

ENCYCLOPEDIE DE LA DIVINATION, Tchou, éditeur. Paris. 1965.

GUIDE DE LA PROVENCE MYSTERIEUSE, Tchou, éditeur, Paris,
1965.
@

RENE ALLEAU
A S P E C T S D E  L'A L C H I M I E T R A D I T I O N N E L L E
Préface par EUGENE CANSELIET

TEXTES ET SYMBOLES ALCHIMIQUES suivi de " LA PIERRE DE TOUCHE " D'HUGINUS A BARMA (1657)
%
LES EDITIONS DE MINUIT
@

(C) 1953 by LES EDITIONS DE MINUIT 7, rue Bernard-Palissy -- 75006 Paris
La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation
collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque
procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant cause, est illicite et
constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

ISBN 2-7073-0153-1
@

IN MEMORIAM
« Veille à ne pas te détourner avec mépris du clinquant des formes et de tout le domaine de l'illusion et de l'irréel.

Car, dans le sommeil de l'illusion, l'apparition des ombres te guide vers ce qui t'est montré à travers un rideau
transparent. »
OMAR IBN AL FARIDH. (La grande Taiya.)
@



%
LA COSMOLOGIE ALCHIMIQUE
Gravure de M. Merian, tirée du traité de Johann Daniel Mylius, Tractatus secundi seu basilicae
chymicae, Francfort, 1920.(1620?)
@

PREFACE

Depuis la naissance de l'Occultisme moderne, au siècle dernier, responsable, par son ignorance et sa vanité, d'une
incroyable méprise, depuis longtemps déjà se faisait sentir
le besoin d'une étude approfondie, qui exposât, savamment,
sainement et clairement, le but et l'idéal de l'alchimie, ainsi
que l'universalité de ses principes les plus élémentaires.
Enfin, ce livre est né, et le voici, qui présente l'immuable
science d'Hermès, sous les divers aspects traditionnels de
l'unique et unanime Vérité, et qui, par suite, ne la monopolise
pas, si nous osons dire, comme d'aucun l'ont tenté, au profit
de telle ou telle autre civilisation religieuse. Nul, mieux que
René Alleau -- et nous ne déclarons point cela parce qu'il
est notre ami, disciple de Fulcanelli et fils de Science comme
nous-même -- nul, mieux que lui, ne pouvait traiter ce
sujet d'actualité brûlante, en l'étendant au cadre immense
du vieux monde, sous la lumière de ses connaissances étendues
des antiques philosophies orientales. Son jugement nous
apparaît d'autant plus sûr, son autorité d'autant plus grande,
que, persuadé du fondement positif de l'alchimie, ainsi qu'il
en est, sur notre terre, pour toute incontestable vérité, il a
davantage vérifié, dans la matière, l'exactitude des enseignements
traditionnels et, par elle, physiquement communiqué
avec l'Esprit. Ainsi, éprouvons-nous un plaisir très réel
dans le sentiment de collaborer modestement à une oeuvre de
salut et de charité, en écrivant ces quelques pages, ou le lecteur,

@

10 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
malgré l'impression première, décèlera vite l'harmonie les
unissant intimement au texte, qu'elles précèdent dans le
même sentier.

Comme il est plus facile d'exposer ce que l'on connaît bien, on ne s'étonnera pas que nous entrions dans le vif
même du sujet, auquel René Alleau ouvre l'accès pour le
débutant, avec un souci du détail, de la précision et de la
clarté, assurément jamais atteint avant lui. Que le lecteur
nous pardonne, en conséquence, de l'entraîner, dès cette
préface, au sein même de la philosophie alchimique parvenue
à son plus haut degré de perfection, pour l'Occident, avec
la pensée flamboyante du moyen âge chrétien. Selon que
René Alleau le déclare en citant François Bacon, « l'antiquité
est la jeunesse du monde », et c'est pourquoi, profondément,
longuement, lui-même y pénètre et séjourne, afin de dissiper
les épaisses ténèbres, qui enveloppent la Connaissance dans
notre temps terriblement troublé et caduc.

Avec lui, nous reprendrons tout d'abord les paroles de Nicolas Valois, de qui il nous semble inconcevable que les
Cinq Livres manuscrits, depuis le milieu du XVe siècle,
n'aient jamais été imprimés: « La Patience est l'eschelle
des philosophes et l'humilité la porte de leur jardin. »
Cette déclaration de l'adepte normand prend l'inestimable
valeur d'un apophtegme de base, exprimant avec netteté les
deux qualités, qui, avant toute autre, doivent être celles du
chercheur et qui sous-entendent, chez lui, la force et la
justice, dans tout le sens issu de ces deux vocables. Rien,
selon nous, n'est plus propre à souligner les quatre vertus
nécessaires, en l'art d'alchimie, que les femmes, sculptées
debout, aux arrêtes du tombeau rectangulaire, érigé sur l'ordre
de la belle et très instruite Anne de Bretagne, « la bonne
duchesse en sabots de bois », dans l'église des Carmes à
Nantes, afin qu'il y reçût les restes de ses parents vénérés.
Notre maître Fulcanelli a écrit tout ce qu'il était possible
de révéler sur cette somptueuse demeure philosophale,

@

PREFACE 11
sur ce mausolée miraculeusement soustrait à la fureur
populaire de 1793, et réédifié, sous Louis XVIII, dans la
cathédrale Saint-Pierre. Nous nous devons simplement de
rappeler ici que le mors et sa bride, l'horloge médiévale et
son aiguille unique, évoquent la Patience, avec l'idée du frein
à toute précipitation, par les Anciens, considérée comme
oeuvre du diable: praecipitatio a diabolo. De même cette
seconde créature de marbre, si pleine de virginal maintien,
s'observant dans son miroir convexe et tenant un compas
ouvert au-dessus du serpent qui expire à ses pieds, figure
exactement l'Humilité, surtout avec le faciès de vieillard
vénérable et barbu, lui tenant lieu d'occiput et la transformant
elle-même en un Janus de nouveau genre.

Janua est, en latin, la Porte. Si le Dieu romain à deux visages était, sur les voies publiques, celui des arcs voûtés
de grandes dimensions, l'étrange bifrons de la reine Anne
surveille toujours l'étroite entrée dont parle l'Evangile:

« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne le pourront
pas. »

Voila bien, précisément, l'accès exigu et dérobé offert au petit nombre, que René Alleau a su découvrir, sans ménager
ses efforts et ses sacrifices, dans le double domaine de l'étude
livresque et de l'expérimentation au laboratoire.

De cette petite porte, un marquis italien du nom de Palombara, savant compagnon, en l'art d'Hermès, de l'étrange
roi de Suède Christine, voulut laisser l'instructive figuration
dans le mur extérieur de sa magnifique villa romaine. Par
miracle, selon qu'il convenait pour un message de cette
importance, le précieux grimoire du gentilhomme-adepte, sous
la forme du seul chambranle de pierre, nous reste, à Rome,
dissimulé dans le square Victor-Emmanuel, après avoir
échappé à la démolition du somptueux logis. Demeure,

.........................................................
.........................................................

@



INTRODUCTION
Personne ne saurait avoir la prétention de procéder, en quelques centaines de pages, à un examen critique
de la chimie, de la physique, de la biologie, de la
minéralogie et de la cosmologie contemporaines.
Même en se limitant au recensement des travaux et
des ouvrages parus dans le monde entier depuis
cinquante ans, cette entreprise excéderait déjà les
forces et les moyens d'investigation de la plupart des
chercheurs.
Si l'on admettait pourtant la possibilité de réunir cette documentation théorique, ne serait-on pas en
droit de douter de l'exactitude des appréciations
comme de la pertinence des jugements d'un auteur
qui n'aurait pratiqué en spécialiste aucune des disciplines
dont il se permettrait de traiter ?
Par contre, lorsqu'il s'agit de connaissances anciennes relatives au monde et à la nature et sur lesquelles s'est
exercée la réflexion humaine non pas cinquante ans
mais pendant plusieurs millénaires, n'importe qui
semble se croire autorisé à en dresser un bilan sommaire
dont l'importance livresque varie entre une brochure
in-octavo et quatre ou cinq volumes in-quarto.
Comment ne pas s'étonner de cette désinvolture quand on constate les difficultés d'accès, l'étendue et
l'aire de dispersion d'une littérature considérable qui

@

22 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
compte non seulement les manuscrits des principales
bibliothèques publiques européennes, ceux de collections
privées souvent fermées à toute investigation,
mais encore des imprimés rédigés dans la plupart des
langues occidentales et, enfin, une quantité de documents
dont la plupart n'ont jamais été même recensés
qui composent en Orient comme en Extrême-Orient
un ensemble d'une importance trop évidente pour
que l'on affecte systématiquement de l'ignorer.

En ce qui concerne la seule alchimie, un catalogue dressé au XVIIIe siècle fixait approximativement à six
mille, selon Borel et Lenglet-Dufresnoy, le nombre
d'ouvrages publiés ou parus en France et connus à
l'époque (1). On conçoit que ce chiffre s'oppose déjà,
d'une façon décisive, aux prétentions de la plupart
des critiques qui, dans les meilleurs cas, semblent ne
connaître qu'une centaine de traités. En fait, personne
ne saurait se flatter de juger de la situation historique
et de la signification réelles d'un ensemble de théories
et de pratiques à partir de données érudites aussi
superficielles. Et si, par la nature même de cette
discipline, ces données s'avèrent incapables de rendre
compte, à elles seules, de l'essentiel d'un savoir, les
appréciations portées sur la validité de celui-ci ne
peuvent être que gravement insuffisantes.

Si l'on ajoute, en effet, aux difficultés extérieures d'accès, l'obscurité des textes, les lacunes et les falsifications
de nombre d'entre eux, la complexité du
symbolisme utilisé sans même insister sur le rôle
déterminant de la tradition orale quant à l'essentiel
des pratiques décrites, ne paraît-il pas fort improbable
que les problèmes posés par l'existence comme par le


(1) Un catalogue contemporain, celui de la collection Ferguson, compte plus de 20.000 titres. (Cf. Index bibliographique).

@

INTRODUCTION 23
sens exact de cet antique savoir soient actuellement
résolus et puissent l'être dans un proche avenir?
Quel historien des sciences qui n'hésite pourtant pas
à classer l'alchimie par rapport à la chimie et à la
physique actuelles ou à l'interpréter historiquement
d'une façon définitive, serait capable d'expliquer mot
à mot une seule page d'un seul traité alchimique?

De plus, de quel droit séparer l'alchimie de l'ensemble des sciences traditionnelles? La mécanique
générale abstraite, si l'on ignorait la physique moderne
et la pensée scientifique contemporaine ne semblerait-
elle pas l'effet d'un simple délire d'interprétation?
On ne peut que déformer totalement n'importe quelle
connaissance si on l'étudie indépendamment de son
milieu générateur.

Or ce milieu n'est pas simplement descriptible par l'histoire des idées, des croyances, des arts, des techniques
d'une civilisation ni compréhensible par la
succession ou par l'enchaînement des événements
d'une époque. Ces produits constituent autant de
parties d'un ensemble plus vaste, reflété par les institutions
juridiques et politiques, autant d'éléments d'une
structure économique et biologique complexe qui est
liée elle-même à des rythmes d'échanges spirituels et
matériels, entre les individus, les peuples et les
continents. Nul ne saurait contester l'influence de
ces rythmes sur la vie des sociétés ni sur le développement
des connaissances, mais qui oserait affirmer
qu'ils nous sont clairement perceptibles lorsqu'il s'agit
d'un passé lointain, de collectivités disparues et de
civilisations mortes?

C'est donc une illusion des plus funestes à la rigueur des raisonnements relatifs à la science antique que de
situer la science contemporaine par rapport à la précédente
dans une perspective de filiation simple et

.......................................................
.......................................................

@



PREMIERE PARTIE
D E S  P R I N C I P E S
D E  L'A L C H I M I E
@
@



I
L'ILE DE LA FAUCILLE
Au large de la côte d'Enos et de l'embouchure de la Maritza, dans la mer Egée, à une soixantaine de
kilomètres du littoral de la Turquie d'Asie, se trouve,
isolée de ses trois voisines, Thasos, Lemnos, Imbros,
une île sans baie, sans golfe, et, plus qu'aucune,
dépourvue d'abris.

Dominant les flots que bouleversent, en été, les rafales des vents du Nord qui entraînent les voiliers
vers la Crête et vers l'Egypte, s'élève une montagne
nue, à l'aspect sauvage.

Là, quelques bergers vivent de l'élevage des chèvres et des brebis, ayant cessé de pouvoir préparer du
charbon en raison de la destruction des forêts qui
furent denses et profondes. Depuis deux mille ans,
toute l'île, quoique fertile, semble frappée d'interdit
et, décapitée comme le chef-d'oeuvre que les ruines de
sa capitale ont livré à l'admiration du monde, Samothrace
vaincue a gardé les mystères de la sainte Saon
où furent initiés Jason, les Argonautes, Pythagore et
Orphée.

@

46 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
Entre deux continents, jetée sur la route qui relie la Mer Noire à l'archipel et celui-ci à la Méditerranée,
la terre sacrée qui fut le centre, durant de longs siècles,
du culte des Cabires, témoigne par ses roches archéennes
qu'elle appartînt, avant les effondrements tertiaires
et quaternaires, au sol de la Macédoine, lors
d'une époque antérieure à la rupture du massif ancien
de l'Egéide. Le rôle de ces fractures apparaît à la
raideur des pentes sous-marines ainsi qu'au volcanisme.
Il s'agit donc d'un antique sommet, d'un haut-lieu
que les nuages, avant les flots, cernèrent.

Hérodote relate que les mystères de Samothrace, nommée parfois Drépané ou l'île de la Faucille, en
souvenir de l'arme qu'y forgea Héphaïstos-Vulcain
pour Cérès et les Titans, avaient été institués par les
Pélasges, c'est-à-dire par des populations plus anciennes
que les Hellènes.

Cette opinion paraît d'autant plus vraisemblable qu'elle se distingue nettement de la thèse générale de
cet historien qui considère l'Egypte comme la patrie
première de la plupart des divinités, des rites et des
cérémonies de la religion grecque. Or, la tradition des
prêtres de Dodone à laquelle Hérodote emprunta
maints renseignements n'eut pas manqué de signaler
l'origine étrangère des mystères de Samothrace car le
corps sacerdotal dodonéen avait un intérêt politique
direct, ainsi que l'a montré Heeren, à prêter aux
croyances grecques une origine égyptienne.

Les contemporains d'Homère regardaient déjà les temps pélasgiques comme ensevelis dans une lointaine
antiquité. Si l'on admet, selon les recherches les plus
récentes, que l'invasion indo-européenne qui se produisit
en Asie-Mineure entre 2.500 et 2.000 avant
l'ère chrétienne correspondait à l'installation des Achéens
sur les côtes et dans les îles de la Mer Egée, rien ne

@

DES PRINCIPES DE L'ALCHIMIE 47
nous autorise à confondre ces Achéens avec les
Pélasges ni, d'ailleurs, à affirmer qu'ils leur furent
étrangers. De même, si les Pélasges subirent incontestablement
l'influence de la civilisation créto-mycénienne,
on demeure en droit de se demander si cette
influence ne prouve pas simplement que, dès le deuxième
millénaire, les premiers occupants de l'Attique
et de l'Egéide avaient déjà perdu leur puissance
ancienne.

Les nombreux travaux et les thèses, souvent contradictoires, auxquels ont donné lieu les problèmes
multiples posés par les Pélasges ne nous semblent pas
établir de façon irréfutable les origines ni l'histoire de
ces peuples. C'est pourquoi nous croyons préférable
d'adopter à cet égard une opinion moyenne, à savoir
d'admettre qu'il se produisit, là comme ailleurs, une
stratification d'apports successifs qui furent désignés,
ultérieurement, par un nom générique commun.

Ainsi dans les cultes cabiriques peut-on constater, à un certain niveau analytique, la trace de rites de
fertilité commune aux Proto-Hittites et aux Asianiques,
mais, à d'autres degrés, il parait non moins légitime
de relever des indices d'influences phéniciennes, crétoises
et égyptiennes. Toutefois, le fond du problème
demeure irrésolu et il conviendrait sans doute de
remonter jusqu'à l'énéolithique, c'est-à-dire au cinquième
millénaire pour reconnaître dans ces peuples
encore inconnus qui apportèrent aux agriculteurs,
l'écriture, le métal, les techniques de la construction
et de la navigation, les véritables fondateurs des
mystères religieux.

En effet, ce mouvement, comme le prouvent les fouilles archéologiques contemporaines, a touché le
foyer de culture du nord de l'Egypte avant la fusion
du Nord et du Sud qui correspondit à l'adoption du

..................................................
..................................................

@



HUGINUS A BARMA
L A  P I E R R E  D E  T O U C H E
ou
PRINCIPES DES PHILOSOPHES
QUI DOIVENT SERVIR DE REGLES POUR L'OEUVRE
13
@



NOTE
Huginus à Barma est l'auteur d'un traité classique d'alchimie: « Saturnia Regna in aurea saecula conversa.
» La première édition de cet ouvrage parut à
Paris en 1657. J.W. Dienheim en publia une traduction
allemande imprimée à Nuremberg en 1674. Une troisième
édition intitulée: « Le Règne de Saturne changé
et Siècle d'Or. S.M.I.S.P. ou le Magistère des Sages »
parut en 1780, « aux dépens de Pierre Derieu », à
Paris.

A cet ouvrage furent jointes trente-six maximes choisies par l'auteur parmi les plus profonds et les
plus sincères enseignements des Maîtres de la Philosophie,
de la Science et de l'Art d'Hermès.

Cet ensemble de propositions générales et de règles constitue, malgré sa brièveté, un exposé complet de la
théorie du Grand-Oeuvre.

@



I.
La nature a laissé quelques êtres imparfaits, puisqu'elle n'a pas formé la Pierre, mais seulement sa matière, qui
véritablement ne peut pas faire ce que la Pierre fait après
sa préparation, parce qu'elle en est empêchée par des obstacles
accidentels.

II.
La substance que l'on cherche est la même chose que celle d'où on doit la tirer.

III.
Cette identité est spécifique, c'est-à-dire, qu'elle n'est que relativement à l'espèce; elle n'est pas particulière ou numérique.

IV.
De l'unité, tirez le nombre ternaire, et ramenez le ternaire à l'unité.

V.
Toute chose sèche boit son humide.
VI.
II n'y a d'eau permanente que celle qui est sèche et qui adhère aux corps, de manière que si elle fuit, les corps fuient
avec elle; et qu'elle les suive s'ils fuient.

@

196 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
VII.
Quiconque ignore le moyen de détruire les corps, ignore aussi le moyen de les produire.

VIII.
Toutes les choses qui se résolvent par la chaleur, se coagulent au froid, et réciproquement.

IX.
La Nature se réjouit en sa nature; la Nature améliore la nature, et la mène à sa perfection.

X.
Il est nécessaire, pour la conservation de l'Univers, que chaque chose désire et demande la perpétuité de son espèce.

XI.
Dans les productions physiques parfaites, les effets sont semblables et conformes à la cause particulière qui les produit.

XII.
Il n'est pas possible qu'il se fasse aucune génération sans corruption; et dans notre oeuvre, la corruption et la génération
sont impossibles sans le Ciel philosophique.

XIII.
A moins d'intervertir l'ordre de la Nature, vous n'engendrerez pas de l'or à moins qu'il n'ait été auparavant argent.


**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****



@



B I B L I O G R A P H I E

@
@



A) CATALOGUES ET SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

Bibliographie des Sciences psychiques ou occultes (A.L. CAILLET),
Paris, 1912, 3 vol.
Bibliotheca Chemica (J. FERGUSON), Glasgow, 1906, 2 vol.

Bibliotheca Chemica Curiosa (J.-J. MANGET), Genève, 1702,
2 vol.
Bibliotheca Esoterica, Dorbon, Paris, 1938.

Bibliothèque des Philosophes chimiques (SALMON), Paris, 1741,
4 vol.
Catalogue of Latin and Vernacular Alchemical Manuscripts in
Great-Britain and Ireland (SINGER D.W.), Bruxelles, 1928- 1931.
Collectanea Chemicae, Londres, 1893.

Collection des anciens alchimistes grecs (BERTHELOT et RUELLE),
Paris, 1888, 3 vol.
Deutsches Theatrum chemicum (ROTH-SCHOLTZ), Berlin, 1732.

Histoire de la Philosophie hermétique accompagnée d'un
catalogue raisonné des écrivains de cette science (LENGLET- DUFRESNOY), Paris, 1742.
Theatrum chemicum britannicum (ELIAS ASHMOLE), Londres,
1652.
@

224 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
Theatrum chemicum proecipuos selectorum auctorum tractatus
de Chemiae et Lapidis Philosophici antiquitate jure, proes- tantia et operationibus continens (LAZARE ZETNER et Isaac HABRECHT), Argentorati, 1613-1622 et 1661, 6 vol.
B) OUVRAGES CONTEMPORAINS PRINCIPAUX D'HISTOIRE DE LA CHIMIE ET DE L'ALCHIMIE
BERTHELOT (M.). -- Les origines de l'Alchimie, Paris, 1885. --
Introduction à l'étude de la Chimie des anciens et du moyen âge, Paris, 1889. -- La Chimie au moyen âge, Paris, 1893, 3 vol.
BROWN (J.C.). -- A History of Chemistry from the Earliest Times,
London, 1920.
CARBONELLI (G.) -- Sulle Fonti Storiche della Chimica e dell'
Alchimia in Italia, 1925.
DUMAS (J.-B.). -- Leçons de Philosophie chimique, Paris, 1832.

FIGUIER (L.). -- L'Alchimie et les Alchimistes, Paris, 1854.

GANZENMULLER (W.). -- Die Alchemie im Mittelalter, Paderboorn,
1938.
GRILLOT DE GIVRY. -- Le Musée des Sorciers, Mages et Alchimistes,
Paris, 1929.
HOEFER (F.). -- Histoire de la Chimie, Paris, 1842, 2 vol.

HOLMYARD (E.J.). -- Tke works of Geber, London, 1928. -- The
great Chemists, London, 1928.
HOPKINS (A.J.). -- Alchemy Child of Greek Philosophy, New-York,
1934.
JOHNSON (O.). -- A Study of Chinese Alchemy, Shanghaï, 1928.

JOLLIVET-CASTELOT (F.). -- La Science alchimique, Paris, 1904.

KONCZEWSKA (H.). -- L'unité de la matière et le problème des
transmutations, Paris, 1939.
@

BIBLIOGRAPHIE 225
KOPP (Hermann). -- Geschichte der Chemie, Braunschweig, 1843,
47, 4 vol. Die Alchemie, 1886, 2 vol. --
KRAUS (Paul), Jabir Ibn Hayan, contribution à l'histoire des
idées scientifiques dans l'Islam, Le Caire, 1942-43, 2 vol. (Textes arabes parus en 1935).
LIPPMANN (E.O. von). -- Entstehung und Ausbreitung der Alchemie,
Berlin, 1919-1931, 2 vol.
MERCER (J.E.). -- Alchemy, its Science and Romance, London,
1921.
PARTINGTON (J.R.). -- Origin and Development of Applied Chemistry,
London, 1935.
PATTISON-MUIR (M.M.). -- The Story of Alchemy, London, 1902.

POISSON (Albert). -- Le livre des feux de Marcus Graecus. Trad. et
com., Paris, 1891. -- Théories et symboles des Alchimistes, Paris, 1891. -- Cinq traités d'Alchimie des plus grands philo- sophes, Paris, 1890. -- Histoire de l'Alchimie (XIVe siècle). Nicolas Flamel, sa vie, ses fondations, ses oeuvres, Paris, 1893.
RAY (P.C.). -- History of Hindu Chemistry, Calcutta, 1903.

READ (John). -- Prelude to Chemistry. - An outline of Alchemy,
its literature and relationship, London, 1936.
REY (Abel). -- La Science orientale avant les Grecs, Paris, 1930.

RODWELL (G.F.). -- The birth of Chemistry, London, 1874.

RUSKA (J.F.). -- Arabische Alchemisten, Heidelberg, 1924, 2 vol.
-- Tabula Smaragdina, ein Beitrag zur Geschichte der hermetischen Litteratur, Heidelberg, 1926. -- Turba Philosophorum, ein Beitrag zur Geschichte der Alchemie, Berlin, 1931.
SARTON (Georges). -- Introduction to the History of Science,
Baltimore, 1927-48, 3 vol.
CHMIEDER. -- Geschichte der Alchemie, Halle, 1837.

TANGE (A.). -- Die Zeitalter der Chemie in Wort und Bild, Leipzig,
1908. 15
@

226 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
TAYLOR (F. Sherwood). -- The Alchemists Founders of Modern
Chemistry, London, 1951.
THOMSON (T.). -- The History of Chemistry, London, 1830, 2 vol.

THOMPSON (R.C.). -- On the Chemistry of the Ancient Assyrians,
London, 1925.
THORNDIKE (L.). -- History of Magic and Experimental Science,
New-York, 1923-41, 6 vol.
WAITE (A.E.). -- Lives of Alchemystical Philosophers, London,
1888.
C) OUVRAGES CONTEMPORAINS PRINCIPAUX D'HISTOIRE
DES RELIGIONS ET DE PSYCHOLOGIE CONTENANT
DES ETUDES PARTICULIERES SUR L'ALCHIMIE.

BACHELARD (G.). -- La psychanalyse du feu, Paris, 1938, -- L'eau
et les rêves, Paris, 1942. -- L'air et les songes, Paris, 1943. -- La terre et les rêveries du repos. -- La terre et les rêveries de la volonté, Paris, 1948, 2 vol.
ELIADE (M.). -- Yoga, essai sur les origines de la mystique indienne,
Paris, 1936. -- Cosmologie si Alchimie babiloniana, Bucarest, 1937. -- Metallurgy, Magic and Alchemy, « Cahiers de Zal- moxis », Paris, 1938.
FESTUGIERE (Le R.P.). -- La révélation d'Hermès Trismégiste,
Paris, 1944.
GRANET (Marcel). -- La pensée chinoise, Paris, 1934.

JUNG (C.J.). -- Psychologie und Alchemie, Zürich, 1950.

MASPERO (H ) -- Le Taoïsme, Paris, 1950.

MASSIGNON (L.). -- Inventaire de la littérature hermétique arabe.
(Appendice III à l'ouvrage du R.P. Festugière, précédem- ment cité). Paris, 1944.
WIEGER (Le P.L.). -- Histoire des croyances religieuses et des opinions
philosophiques en Chine, Hien-Hien, 1917. -- Les Pères du Système taoïste, Hien-Hien, 1913, 2 vol.
@

BIBLIOGRAPHIE 227
D) OUVRAGES CONTEMPORAINS PHILOSOPHIQUES
DIVERS CONTENANT DES ETUDES PARTICULIERES
SUR L'ALCHIMIE
AMADOU (Robert). -- L'occultisme, Paris, 1950.

AMADOU (R.) et KANTERS (R.). -- Anthologie littéraire de l'occultisme.

GERIN-RICARD (L. de). -- Histoire de l'occultisme, Paris, 1939.

GUENON (R.). -- La grande Triade, Paris, 1946.

HUTIN (S.). -- L'Alchimie (Collection « Que sais-je »), Paris, 1950.

JOLLIVET-CASTELOT (F.). -- La Science Alchimique, Paris, 1904.

LAMBERT. -- L'Alchimie. Thèse de doctorat, Bordeaux, 1910.

LEVI (Eliphas). -- Histoire de la magie, Paris, 1860. -- Dogme et
rituel de haute magie, Paris, 1856. -- La clef des grands mystères, Paris, 1897.
MARQUES-RIVIERE (Jean). -- Histoire des doctrines ésotériques,
Paris, 1941.
RAGON (J.-M.). -- De la maçonnerie occulte et de l'initiation hermétique,
Nice, 1947.
SAVORET (A.). -- Qu'est-ce que l'Alchimie? Paris, 1947.

SCHMIDT (Albert-Marie). -- La poésie scientifique en France au
XVIe siècle, Paris, 1938.
TALEMARIANUS (Rapport de Pétrus) ou de l'Architecture naturelle,
Paris, 1938.
WIRTH (Oswald). -- Le symbolisme hermétique, Paris, 1936.

YGE (Claude d'). -- Anthologie de la Poésie hermétique, Paris, 1948.

@

228 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
E) PRINCIPAUX OUVRAGES CLASSIQUES ET MODERNES D'ALCHIMIE
ABRAHAM (Portaleone de Mantoue). -- De Auro dialogi tres,
Venetiis, 1584.
ABRAHAM. -- Préceptes et instructions du père Abraham à son
fils contenant la vraie sagesse hermétique, in Bibl. des Phil. Chim. (1754), IV, 552-65.
AGRICOLA (G.). -- De re metallica, libri XII, Basileae, 1556.

ALAIN DE LILLE. -- De lapide philosophico, Lugduni Batavorum,
1599.
ALBERT LE GRAND. -- De rebus metallicis mineralibus libri quinque,
Augustae Vindelicorum, 1519.
ALEXANDRE LE GRAND (Traités attribués à). -- Epistel oder
Send-Brief des Kaysers Alexandri... etc., in Deutsches Theatrum Chemicum von Roth-Scholtz, 1752, III, 227-44.
ALI PULI. -- Centrum Naturae concentratum oder ein Tractat von dem
Wiedergebohrnem Saltz der Natur, Franckfurt, 1756.
ALTUS. -- Mutus liber in quo tamen tota Philosophica hermetica
figuris hieroglyphicis depingitur, La Rochelle, 1677. -- Ouvrage réédité chez Derain, avec une introduction par le Dr Marc Haven, Lyon, 1942. -- Ouvrage réédité chez Nourry, avec une hypotypose explicative de Magophon, Paris, 1914.
AMELUNGHI (Petrus). -- a) Tractatus nobilis primus in quo de
Alchimiae inventione, necessitate et utilitate agitur, Lipsiae, sumptibus Apelii, 1607. -- b) Apologia, seu tractatus nobilis secundus pro defensione Alchimiae adversus Bockelium, Lipsiae, 1608.
ANDREAE (Johann Valentin). -- a) Chymische Hochzeit Christiani
Rosenkreutz. Anno 1459. Gedruckt zuerst zu Strasburg bei Lazari Zetzners 1616. Cf. édition de 1781, Regenspurg (Berlin). -- b) Les Noces chymiques de Christian Rosencreutz, traduit pour la première fois et commenté par Auriger, Paris, 1928.
@

BIBLIOGRAPHIE 229
ANGELIQUE (Le Sieur de). -- La vraie pierre philosophale de
médecine trouvée par le moyen des sept planètes, Paris, 1622.
AURACH (Georgius). -- Lapide Philosophorum, Basileae, 1686.

AQUIN (Saint Thomas d') (attribués à). -- a) Secreta alchemiae
magnalia. De corporibus supercoelestibus et quod in rebus inferio- ribus inveniantur: de lapide minerali, animali et plantali. Lugduni Batavorum ex officina Thomae Basson, 1592. -- b) Traité de la Pierre philosophale, suivi du Traité sur l'Art de l'Alchimie, Paris, Chamuel, 1898.
ARNAULD DE VILLENEUVE (Arnaldus de Villanova). -- a) Thesaurus
thesaurorum seu Rosarius philosophorum ac omnium secretorum maximum secretum. Lumen novum, flos florum et speculum Alchimiae, Francofurti, 1603. -- b) Des Arnaldi de Villa- Nova Chymische Schrifften, Franckfurt und Hamburg, 1683. -- c) Hoec sunt opera Arnaldi de Villanova quoe in hoc volumine continentur, Lyon. Edité par Thomas Murchius, chez François Fradin, 1504 (édition princeps). -- Réimprimé à Venise en 1505, Lyon 1509, Venise 1514, Bale 1515, Lyon 1520- 1532.
ARNAULD (Pierre, sieur de la Chevallerie). -- Philosophie naturelle
de trois anciens philosophes renommés: Artéphius, Flamel et Synésius, traitant de l'art occulte et de la transmutation métallique, Paris, d'Houry, 1682.
ARTEFIUS. -- a) Artefii Clavis majoris sapientiae, Argentorati, 1699. -- b) Traité de la Pierre philosophale, traduit par P. Arnauld, sieur de la Chevallerie, Paris, 1612.
ATREMONT (le Sieur d'). -- Le tombeau de la pauvreté dans lequel
il est traité clairement de la transmutation des métaux, Paris, L. d'Houry, 1681, Francfort, Droullmann, 1672.
ASHMOLE (Elias). -- Theatrum Chemicum Britannicum, Londres,
1652.
AUGURELLE. -- Vellus Aureum et Chrysopoeia, Hambourg, 1716.
Cf. Catalogue général B.N., tome V, vol. 365.
AUREA CATENA HOMERI. -- a) Aurea Catena Homeri oder eine
Beschreibung von dem Ursprung der Natur, Franckfurt, 1723. --
@

230 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
b) La traduction française est parue en 1722 chez Edme, à Paris, sous le titre La Nature dévoilée.
AVICENNE (Ibn-Sina). -- Opera medica. Romae in Typographia
Medicea, 1593.
BACON (Roger). -- a) Le Miroir d'Alquimie de Roger Bacon philo-
sophe très excellent traduict de latin en français par un gentilhomme du Dauphiné (Nicolas Barnaud), Lyon, 1557. -- b) Lettre sur les prodiges de la nature et de l'art, traduction et com. de A. Poisson, Chamuel, Paris, 1893.
BALDUINUS (Christian Adolphe). -- Aurum superius et inferius
aurae superioris et inferioris hermeticum. Amstelodami apud J. Jansonnium, Waesberge, 1675.
BARCHUSEN U.C.). -- Pyrosophia, succincte atque breviter latro-
Chemiam, rem metallicam et Chrysopoeiam pervestigans, Lugduni Batavorum, 1698. -- Le traité symbolique de la pierre philo- sophale en 78 figures, réédité pour la première fois avec une notice par Paul Servant, Lyon, 1942.
BARLET (Annibal). -- Le vray et méthodique cours de la Physique
résolutive, vulgairement dite Chymie... pour connaître la Théo- technie ergocosmique, c'est-à-dire l'Art de Dieu en l'ouvrage de l'Univers, Paris, 1653.
BARNAUD (Nicolas). -- Quadriga aurifera, nunc primum a Nicolao
Barnando... Edita, Leyde, 1599.
BASILE VALENTIN. -- Les douze clefs de philosophie de frère Basile
Valentin, religieux de l'Ordre de Saint Benoist, traictant de la vraye medecine metallique. L'Azoth ou le moyen de faire l'or caché des philosophes, trad. française, Paris, 1624. -- Basilii Valentini ordinis Benedict, Chymische Schriften, Hambourg, Richter, 1740. -- Révélation des mystères des teintures essentielles des sept métaux et de leurs vertus médicinales, Paris, 1645. -- Tractatus chimico-philosophicus. De rebus naturalibus et super- naturalibus metallorum et mineralium, Francofurti ad Maenum, 1676. -- Currus triomphalis antimonii, Leipzig, 1604. -- Tractat von dem grossen Stein der Uralten..., publiciert durch Johann Tholden, Leipzig, 1612.
@

BIBLIOGRAPHIE 231
BENEDICTUS. -- Liber Aureus de principiis Naturae et Artis, Franc-
fort, 1630.
BERNARD LE TREVISAN. -- Des Hn. Bernhardi Grafen von der Marck
und Trevis Chymische Schrifften... gestellt durch Gasp. Horn, Nüremberg, 1746. -- (La première édition des oeuvres du Trévisan traduites du latin en allemand par Tanckius est de 1593). -- La parole délaissée, Bibliothèque des philosophes chimiques, t. II (1741), pp. 400-436. -- Traité de la philosophie naturelle des métaux, cf. Bibl. phil. chim., ouvrage précéd. cité. -- Le songe verd, véridique et véritable parce qu'il contient vérité, cf. Bibl. phil. chim., ouvrage précéd. cité, pp. 437-46.
CALID. -- Liber secretorum alchemiae in Theatrum Chemicum, vol. VI
in Bibliotheca Mangeti, t. II. -- Liber trium verborum. Ibid.
CANSELIET (Eugène). -- Deux logis alchimiques. Schemit, Paris,
1945.
CHRISTOPHE DE PARIS. -- Elucidarium, seu Artis transmutatoriae
metallorum summa major de opere vegetabili et minerali, Paris, 1649, 8. -- Theatr. Chem., t. VI.
CLAVES (Gaston de, dit Dulco). -- Apologia Chrysopoeiae et
Argyropoeiae, in Theatr. Chem., t. II. -- Philosophia Chemica, Lyon, 1612. -- De triplici praeparatione auri et argenti, Nevers, 1592. -- De recta et vera ratione progignendi lapidis philosophici, in Theat. Chem., t. IV.
COLLESON (Jean). -- L'idée parfaite de la philosophie hermétique,
Paris, 1719.
CYCLIANI. -- Hermès dévoilé, Paris, 1832. Ouvrage réédité, Paris,
1915.
DAUSTIN (John). -- Rosarium, arcanum philosophorum secretissimum
comprehendens in Manget, Bibl. Chem., t. II, p. 309.
DEE (John). -- Monas Hieroglyphica in Theatrum Chemicum, 1613.

ECK DE SUBZBACH. -- Clavis Philosophorum, ludus puerorum et
labor mulierum, in Theatrum Chemicum, IV, pp. 1137-46.
@

232 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
ESPAGNET (d'). -- Enchyridion Physicae restitutae, Paris, 1608. --
La philosophie naturelle restablie en sa pureté... etc. (trad. de l'Enchyridion par Jean Bachou), Paris, 1651.
ETTEILLA (Alliette). -- Les sept nuances de l'oeuvre philosophique
hermétique, s.l.n.d., 1786.
FLAMEL (Nicolas). -- Explication des figures hiéroglyphiques du
cimetière des SS. Innocents à Paris, in Bibl. Phil. Chim., II, p. 195, Paris, 1741. -- Le Sommaire philosophique, in Bibl. Phil. Chim., II, p. 263, Paris, 1741. -- Le Désir désiré, in Bibl. Phil. Chim., II, p. 285.
FULCANELLI. -- Le mystère des cathédrales. Préface d'Eugène
Canseliet. Paris, 1926, Schemit. -- Les demeures philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'Art sacré et l'ésotérisme du Grand-Oeuvre. Préface d'Eugène Canseliet, Paris, 1930. Schemit.
GEBER (Djafar). -- Geberi Philosophi ac alchimistae maximi de
alchimia libri tres, Argentorati, 1529. -- Summa perfectionis Magisterii in sua natura, Gedani, 1682.
GLAUBER (J.R.). -- Opera Chymica, Francfort, 1658.

GOBINEAU DE MONTLUISANT. -- Enigmes et hiéroglyphes
physiques qui sont au grand portail de l'église cathédrale et métropolitaine de Notre-Dame de Paris, in Bibliothèque des Philosophes chimiques, t. IV, pp. 307-393, 1754.
GRILLOT DE GIVRY. -- Le Grand-Oeuvre. XII Méditations, Paris,
1907. -- Lourdes, étude hiérologique, Paris, 1902.
GROSPARMY (N.), VALOIS (Nicolas) et VICOT. -- Abrégé de
théorique, Trésor des Trésors, Les cinq Livres, Manuscrit 2516 (166, S.A.F.), XVIIe siècle. Bibliothèque de l'Arsenal.
GUIDON DE MONTANOR. -- Scala Philosophorum, in Manget Bibl.
Chem., t. II, pp. 135-147.
GUILLAUME DE PARIS. -- Epistola Guillelmi Parisiensis episcopi
super alkimia, Bib. Nation., MS 7147 (Fds ancien).
HELIAS. -- Speculum Alchimiae, Francfort, 1614.

@

BIBLIOGRAPHIE 233
HELVETIUS. -- Vitulus Aureus, Amsterdam, 1667.

HERMES (attribués à). -- De Alchimia. -- De Lapidis Physici
Secreto. -- Testamentum, in Manget Bibl. Chem., t. I.
HESTEAU (Clovis, sieur de Nuisement). -- Traittez de l'Harmonie
et constitution générale du vray sel, Paris, 1620, La Haye, 1639.
HUGINUS A BARMA. -- Le règne de Saturne changé en siècle d'or,
Paris, 1780.
ISAAC LE HOLLANDAIS. -- Opera mineralia sive de lapide philoso-
phico, Arnhemii, 1616. -- Sammlung unter schiedlicher bewahrten Chymischen Schriften namentlich Johannis Isaaci Hollandi, Wien, 1773.
KHUNRATH (Heinrich). -- Amphitheatrum Sapientiae Aeternae,
Hanau, 1609.
LACINIUS (Janus). -- Pretiosa Margarita Novella, Venetiis, 1546.

L'AGNEAU (David). -- Harmonie mystique ou Accord des philosophes
chymiques, Paris, 1636.
LAVINIUS WENCESLAS DE MORAVIE. -- Traité du ciel terrestre, in
Bibl. phil. chim. (1754), t. II, pp. 266-69.
LIBOIS (Etienne). -- Encyclopédie des dieux et des héros sortie des
qualités des quatre éléments et de leur quintessence, Paris, 1773, 2 vol.
LINTHAUT (Henri de). -- L'Aurore. Manuscrit Bibl., Arsenal,
N° 3020 (XVIIe). -- Commentaires sur le trésor des trésors de Christofle de Gamon, Lyon, 1610.
LULLE (Raymond). -- Codicillus seu vade-macum quo fontes alchimiscae
artis ac philosophiae reconditoris uberrime traduntur, Coloniae, 1572. -- De Alchymia, magia naturali; de decretis Naturae, Norimbergae, 1546.
MAIER (Michel). -- Atalanta fugiens, hoc est Emblemata nova de
Secretis naturae chymicae. Gravures de T. de Bry, Oppenheim, 1618. -- Viatorium hoc est de montibus planetarum septem seu metallorum, Rothomagi, 1651. -- Cantilenae intellectuales de phaenice redivivo, Paris, 1758.
@

234 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
MARIE LA JUIVE. -- Dialogue de Marie et d'Aros sur le Magistère
d'Hermès, in Biblioth. des Philos. chim. (1741), t. I, pp. 74-84.
MEUNG (Jean CLOPINEL dit Jean de). -- De la transformation
métallique. -- La fontaine des amoureux de Science. -- Les remonstrances de nature à l'alchymiste errant, Paris, 1561.
MORIEN. (Entretien du roi Calid et du philosophe). -- Sur le
Magistère d'Hermès, in Biblioth. Philos. Chim. (1741), t. II, pp. 56-111.
MYNSICHT (Adrian von). -- Aureum seculum redivivum, Franco-
furti, 1625.
NORTHON (Samuel). -- Mercurius redivivius, in Dreyfaches Herme-
tisches Kleeblat, 1677.
PANTHEUS (Johannes Augustinus). -- Voarchadumia. Ars et
theoria transmutationis metallicae, Venetiis, 1550.
PARACELSE (Philippe Theophraste BOMBAST DE HOHENHEIM, dit)
-- Bücher und Schriften des edlen, hochgelahrten und bewehrten philosophi medici, P.T.B.V.H. Paracelsi genannt, etc. (publiés par Jean Huser), Bale, 1589, 10 vol. in-4°.
PERNETY (Dom Antoine-Joseph). -- Dictionnaire mytho-hermétique,
Paris, 1758. -- Les fables égyptiennes et grecques dévoilées et réduites au même principe, Paris, 1786.
PICCOLPASSI (Le Cavalier Cyprian). -- Les troys libvres de l'Art du
Potier, Paris, 1861.
PHILALETHE. -- Introïtus apertus ad occlusum regis Palatium,
Amstelodami, 1667. -- L'entrée ouverte au palais fermé du roi, in Histoire de la Philosophie hermétique par LENGLET- DUFRESNOY, Paris, 1742, pp. 121, 1, 273. -- L'épître de Georges Ripley, à Edouard IV, roi d'Angleterre, expliquée par Eyrénée Philalèthe, in Lenglet-Dufresnoy, pp. 296-341.
PIERRE LE BON DE LOMBARDIE (dit de FERRARE). -- De secreto
omnium secretorum Dei dono, Venetiis, 1546. -- Margarita pretiosa novella, in Manget. Bibl. chem., t. II.
PONTANUS. -- De Lapide Philosophico, Francofurti, 1614. --
Epistola de igne philosophorum. Manuscrit 19.969, Bibl. Nat.
@

BIBLIOGRAPHIE 235
RHASES (Aboubekr ben Zacharia). -- Abubecri Rhazae Opera,
Basilae, 1544.
RIPLEY (Georges). -- Opuscula quaedam chemicae Riplaei Angli
medulla philosophiae chemicae, Francofurti, 1614.
ROUILLAC (Le P. Philippe. -- Abrégé du traité du Grand-
Oeuvres des Philosophes, in Bibl. Philos. chim., Paris, 1754.
RUPESCISSA (Jean de ROQUETAILLADE dit). -- Liber Lucis, in
Manget. Bibl. chim., t. II.
SALOMON TRISMOSIN. -- La Toison d'or ou la Fleur des trésors,
Paris, 1612.
SENDIVOGIUS (SETHON Alexandre et). -- Traicté du soufre et du
sel, La Haye, 1639. -- Le cosmopolite ou la nouvelle lumière chymique, Paris, 1723. -- Michaelis Sendivogi Chymische Schrifften, Wien, 1750.
SENIOR (Zadith). -- Tabula Chimica, in Theat. Chim., t. V.

STOLCIUS (D.). -- Viridarium Chymicum, Francofurti, 1624.

SYNESIUS. -- De l'oeuvre des philosophes, in Bibl. Philos. Chim.,
t. II (1741), pp. 175-194.
TOL (Jacques). -- Traité du ciel chymique, Amsterdam, 1688.

ULSTADE (P.). -- Le ciel des philosophes, Paris, 1546.

VIGENERE (Blaise de). -- Traité du feu et du sel, Paris, 1618.

ZACHAIRE (D.). -- Opuscule de la Philosophie naturelle des métaux,
in Bibl. Philos. Chimiques (1741), t. II, pp. 447-558.
F) TRAITES ANONYMES
Parmi les nombreux ouvrages de ce genre, nous signalerons Spécialement:

« L'Assemblée des disciples de Pythagoras appelée le Code de
Vérité ou la Tourbe des Philosophes », in Bibl. Philos. Chimiques (1741), t. II, pp. 1-55.
@

236 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
La lumière sortant par soi-même des ténèbres on véritable théorie de la
Pierre des Philosophes, Paris, 1692.
Le filet d'Ariane pour entrer avec seureté dans le labyrinthe de la
Philosophie hermétique (attribué à Heinrich von BATSDORFF), Paris, 1695.
La Table d'Emeraude. Ce texte classique a été signalé pour la
première fois par Albert le Grand (De Secretis). Il a été reproduit par un grand nombre d'auteurs. On pourra consulter à ce sujet les savantes études de RUSKA (J.), Tabula Smaragdina, Heidelberg, 1926, et les travaux de PLESSNER (M.), Neue Materialen zur Geschichte der Tabula Smaragdina, dans Der islam, XVI (1927), pp. 77-113.
=============
@



TABLE DES MATIERES
Préface............................. 9
Introduction........................ 21
PREMIERE PARTIE DES PRINCIPES DE L'ALCHIMIE
I. L'ILE DE LA FAUCILLE................ 45
II. AXIEROS, AXIOKERSOS, AXIOKERSA...... 55
III. DES ORIGINES DE L'ALCHIMIE.......... 73
DEUXIEME PARTIE DES SYMBOLES ALCHIMIQUES
I. LANGUE PROFANE ET LANGUE SECRETE.... 91
II. DES REGLES ET DES METHODES DE
L'ANALYSE DES SYMBOLES............. 103
III. DU GROUPE SYMBOLIQUE DE LA « MA-
TIERE PREMIERE ».................... 115
IV. DU GROUPE SYMBOLIQUE DU « MERCURE » 129
V. DU GROUPE SYMBOLIQUE DU « SOUFRE » 141
@

238 ASPECTS DE L'ALCHIMIE TRADITIONNELLE
TROISIEME PARTIE TEXTES ET DOCUMENTS ALCHIMIQUES
I. LA « MATIERE PREMIERE ».............. 153
II. LE « MERCURE »....................... 167
III. LE « SOUFRE »........................ 183
IV. HUGINUS A BARMA. LA PIERRE DE TOU-
CHE OU PRINCIPES DES PHILOSOPHES QUI DOIVENT SERVIR DE REGLES POUR L'OEUVRE....................... 193
V. SYMBOLES ALCHIMIQUES ET SPAGYRIQUES 205
BIBLIOGRAPHIE ........................... 223
@



%
@





CET OUVRAGE A ETE ACHEVE D'IM- PRIMER LE PREMIER DECEMBRE MIL NEUF CENT QUATRE-VINGT-SIX SUR LES PRESSES DE L'IMPRIMERIE DE LA MANUTENTION A MAYENNE ET INSCRIT DANS LES REGISTRES DE L'EDITEUR SOUS LE NUMERO 2207
Dépôt légal: janvier 1986
@
@



%
9 782707 301536 ISBN 2-7073-0153-1
@

Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.