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Réfer. : AL0603B
Auteur : Jean d'Espagnet.
Titre : L'Oeuvre Secret de la Philosophie d'Hermes.
S/titre : Arcanum Hermeticae Philosophiae Opus 1623.

Editeur : E.P Denoël.
Date éd. : 1972 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

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L'O E U V R E S E C R E T D E L A P H I L O S O P H I E D'H E R M E S
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1
Exhortation.

Le commencement de cette Science divine, c'est la crainte et le respect de Dieu; sa fin,
c'est la charité et l'amour du prochain. La
mine d'or qu'elle nous fait découvrir doit être
employée à renter des temples et des établissements
hospitaliers (xenodochiis) et à fonder
des Messes, afin qu'hommage soit rendu à
Dieu de ce qu'on tient de sa libéralité. On doit
encore user de cette mine pour secourir sa
patrie lorsqu'elle est victime de quelque calamité
publique, racheter des prisonniers et des
captifs, et soulager la misère des pauvres.


2
La connaissance et la lumière de cette science sont un don de Dieu, qu'il révèle par une
grâce spéciale à qui lui plaît. Que personne
donc n'embrasse cette étude s'il n'a le coeur
pur, et si, dégagé de l'attachement aux choses
de ce monde et de tout désir coupable, il ne
s'est entièrement voué à Dieu.

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112. L'oeuvre secret

3
Les conditions de l'Oeuvre.

La Science de faire la Pierre philosophale réclame une connaissance parfaite des opérations
de la Nature et de l'Art concernant les
métaux: sa pratique consiste à chercher les
principes des métaux par résolution, et, une fois
ces principes rendus beaucoup plus parfaits
qu'ils ne l'étaient auparavant, à les rassembler
derechef, afin qu'il en résulte une médecine
universelle, (à la fois) très propre et très efficace
à perfectionner les métaux imparfaits, et
à rendre la santé au corps indisposé de quelque
sorte de maladie que ce soit.


4
Ceux qui occupent un haut rang dans les charges et les honneurs, comme ceux qui sont
continuellement embarrassés de leurs occupations
particulières et nécessaires, ne doivent
point prétendre à cette science. Elle veut
l'homme tout entier, étant capable de le posséder
à elle seule. Et certes, on ne songe plus à
se lancer sérieusement dans des affaires de longue
haleine, quand on y a pris goût: car elle
fait mépriser comme fétu de paille tout ce qui
n'est pas elle.

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Résumé des travaux théoriques et pratiques des alchimistes
auxquels président quatre des plus illustres
maîtres: on remarquera la couronne d'Hermès.
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114. L'oeuvre secret

5
Que ceux qui entreprennent d'étudier cette doctrine se dépouillent de leurs mauvaises
moeurs, et particulièrement qu'ils bannissent
l'orgueil, qui est l'abomination du Ciel et la
porte de l'Enfer; qu'ils adressent à Dieu d'incessantes
prières; qu'ils multiplient les actes
de charité; qu'ils s'attachent peu aux choses
de ce monde; qu'ils fuient la conversation des
autres hommes; et qu'ils s'appliquent à jouir
d'une tranquillité d'esprit parfaite, afin que
leur entendement puisse raisonner plus librement
dans la solitude, et placer plus haut ses
efforts, car s'ils ne sont éclairés d'un rayon de
la lumière divine, ils ne pénétreront jamais les
arcanes de la vérité de cette science.


6
Les Alchimistes qui n'appliquent leurs pensers qu'à de continuelles sublimations, distillations,
résolutions, congélations: qu'à extraire
de différentes manières les esprits et les élixirs,
et à bien d'autres opérations plus subtiles
qu'utiles, qui les engagent dans autant d'erreurs
diverses, se mettent au supplice pour leur
seul plaisir; jamais ils ne feront réflexion par
leur propre génie sur la simple voie qu'emprunte
la Nature, et jamais un rayon de Vérité

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de la philosophie d'Hermès 115.
ne viendra les éclairer et les guider. Cette trop
laborieuse subtilité les écarte de la vérité, et
submerge leur esprit dans des embarras, pareils
aux Syrtes. Toute l'espérance qui leur reste,
c'est de trouver un bon guide et un précepteur
fidèle, qui, les ayant retirés de ces ténèbres,
leur fasse apercevoir la pure clarté du Soleil
de la vérité.


7
Un débutant en cette étude, s'il se sent doué d'un esprit clairvoyant, d'un jugement solide et
arrêté, d'une inclination à l'étude de la philosophie,
particulièrement à celle de la Physique;
s'il a, de plus, le coeur pur, les moeurs
bonnes, et s'il est, en outre, étroitement uni à
Dieu -- même s'il n'est pas versé dans la Chimie
-- qu'il entre néanmoins dans la voie royale
de la Nature, qu'il lise les livres des plus
fameux auteurs en cette science, qu'il cherche
un compagnon qui ait comme lui l'esprit juste
et soit également porté d'inclination à l'étude,
et ensuite, qu'il ne désespère point de réussir
en son dessein.


8
Que celui qui recherche ce secret se garde bien de la lecture, et de la conversation des

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116. L'oeuvre secret
faux Philosophes. Car il n'y a rien de plus dangereux
à ceux qui embrassent quelque science
que le commerce d'un ignorant, ou d'un fourbe,
qui veut faire passer pour des principes authentiques
ses principes faux, par lesquels un esprit
sincère et de bonne foi devient imbu d'une
doctrine mauvaise.


9
Que celui qui aime la vérité ait peu de livres entre les mains, mais des meilleurs et des
plus fidèles; qu'il tienne pour suspect tout ce
qui est facile à comprendre, particulièrement
en ce qui concerne les noms qui sont mystérieux,
et tout ce qui concerne les opérations
secrètes. Car la vérité est cachée sous ces voiles,
et jamais les Philosophes n'écrivent plus
trompeusement que lorsqu'ils semblent écrire
trop ouvertement, ni plus véritablement que
lorsqu'ils cachent ce qu'ils veulent dire sous
des termes obscurs.


10
Parmi les auteurs les plus célèbres qui ont écrit le plus subtilement, et le plus véridiquement,
sur les secrets de la Nature et de
la Philosophie occulte, Hermès (Trismégiste)

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de la philosophie d'Hermès 117.
et Morien entre les Anciens (1), semblent à mon
avis, tenir le premier rang; parmi les nouveaux,
Bernard le Trévisan, et Raymond Lulle, pour
lequel j'ai une vénération plus grande que pour
tous les autres car, ce que ce Docteur très-subtil
a omis, personne d'autre ne l'a dit. Que l'on
explore donc, et qu'on lise souvent son Premier
Testament, et aussi son Codicille, comme si l'on
devait en retirer un legs de grande valeur (2). Qu'à
ces deux volumes, on ajoute les deux Pratiques
du même auteur, ouvrages dont on peut
tirer tout ce que l'on désire, particulièrement
l'authenticité de la matière (première), le degré
du feu, et en général tout le régime pour l'accomplissement
du Grand-Oeuvre; et c'est (précisément)
ce en quoi les Anciens, dans le dessein
de nous cacher le secret, ont été trop
obscurs et trop réticents. Certes, on ne trouvera
nulle part ailleurs démontrées plus fidèlement
et plus clairement les causes cachées des choses,
et les mouvements occultes de la Nature.
Il traite peu, dans ses ouvrages, de l'eau première
des Philosophes; mais le peu qu'il dit
de cette eau mystérieuse est très significatif.


1. A paraître prochainement dans Bibliotheca Hermetica. 2. Mis à part le jeu de mots, il n'est pas inutile de rappeler que l'authenticité des écrits correspondant à
ces titres, dans les dix volumes in-folio de l'édition de
Mayence (1721), est passablement contestée. (N. d. T.)


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