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Réfer. : AL1311
Auteur : J. Van Lennep.
Titre : Art & Alchimie.
S/titre : Préface de Serge Hutin.

Editeur : Editions Meddens. xxxxx.
Date éd. : 1966 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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ART ET ALCHIMIE
par
J. VAN LENNEP
Préface de Serge Hutin
Comme on peut le lire sur la couverture même de
ce livre, celui-ci conduit « à la découverte d'un
art inconnu », celui inspiré par l'Ars magna des
alchimistes et des adeptes de la Haute Science.
Jacques van Lennep conduit ainsi le lecteur à
travers un monde de signes et de symboles dont
sa grande érudition ès sciences occultes nous
dévoile les arcanes et nous donne la clef.

Son étude n'est cependant pas celle d'un « illuminé »,
mais d'un historien d'art formé à la sage
discipline de maîtres aussi autorisés qu'un Jean
Adhémar, conservateur en chef du Cabinet des
Estampes de la Bibliothèque Nationale de France,
qui se trouve à l'origine des recherches sur les
rapports entre l'art et l'alchimie de Jacques van
Lennep.

Ce livre amplement illustré de plus de 200 illustrations,
toutes empruntées à des ouvrages alchimiques
- manuscrits, incunables ou ouvrages
rarissimes - ainsi qu'à des oeuvres d'artistes tels
que Jérôme Bosch, Raphaël, Albert Dürer, Lucas
Cranach et Pierre Breughel, dont J. van Lennep
étudie les rapports avec la Haute Science, constitue
une véritable ouverture sur un monde où l'art
et les sciences occultes se rejoignent pour les plus
secrètes joies de l'esprit.

Comme le dit Serge Hutin dans sa préface à ce
livre, c'est « une véritable somme merveilleuse
d'érudition et de savoir, dans laquelle nul problème
(historique, philosophique, esthétique)
n'est laissé de côté ». Et Serge Hutin d'ajouter:
« le lecteur constatera aussi qu'il ne s'agit pas du
tout d'une sorte de sec et froid répertoire ou
catalogue, mais d'une belle étude en profondeur
de l'alchimie ». Et plus loin encore: « Grâce à
Jacques van Lennep, on comprendra de mieux en
mieux la véritable nature des recherches alchimiques,
et, par la-même, l'extraordinaire sens secret
de maintes oeuvres d'art européennes ».

Format 15 x 20,5 cm 292 pages 215 illustrations.
Couverture illustrée et plastifiée.

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J. V A N L E N N E P Lic. es philo. & lettres - archéo. & hist. art.
Ex-Assistant à l'I.R.P.A. C. Sc. aux M.R.B.A.
Préface de Serge HUTIN


A R T &






Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Universitaire de Belgique

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A L C H I M I E
ETUDE DE L'ICONOGRAPHIE HERMETIQUE
ET DE SES INFLUENCES

pict EDITIONS MEDDENS
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PREFACE


pict EPUIS le début de nos propres recherches historiques et
philosophiques sur l'alchimie qui remontent déjà à l'année 1951, nous avons été frappés par le fait suivant: l'existence en Occident de très nombreuses oeuvres d'art dont l'ésotérisme hermétique constitue la seule raison d'être. Nous ne voulons pas seulement
parler des tableaux ou gravures, fort pittoresques au demeurant (et qui font
de précieux documents historiques), qui nous montrent des alchimistes
oeuvrant dans leur laboratoire: il existe en fait bien des oeuvres (peintures,
gravures, sculptures) qui, elles, ont bel et bien été réalisées par les alchimistes
eux-mêmes ou sous leur supervision directe. Bien des ouvrages hermétiques
sont illustrés, tout spécialement les traités datant du moyen âge tardif, de
la Renaissance, du Grand Siècle et aussi du XVIIIe siècle. Ce qui ne signifie
pas du tout que ces illustrations soient une sorte d'ajout concret tardif,
d'éléments extérieurs quelque peu anecdotiques ou ressortissant du genre
- artificiel entre tous - de l'« allégorie »: si les images sont bien moins
nombreuses dans les époques antérieures de l'alchimie (et pourtant, les
représentations plus modernes suivent toujours étroitement les règles de
la symbolique traditionnelle déjà codifiée chez les alchimistes grecs
d'Alexandrie), il semble qu'il ait existé sinon des interdits tout au moins des
réticences à représenter directement les mystères alchimiques.
Il est aussi une remarque historique à faire: pour que prolifèrent en Europe les oeuvres d'art directement inspirées de l'alchimie traditionnelle
il faut que puisse se manifester dans la société tout un noyau actif de créateurs
ayant eux-mêmes reçu l'initiation hermétique. Ce fut justement le cas,
prenant alors la relève des tailleurs de pierre qui avaient réalisé les sculptures

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alchimiques de nos cathédrales, pour les grands peintres tels que Jérôme
Bosch, Albert Dürer ou les « maniéristes » de l'école de Fontainebleau, qui
furent des initiés au courant de la tradition hermétique vécue. Car le génie
artistique ne suffit pas: devant certaines oeuvres (les tableaux de Jérôme
Bosch, les oeuvres du graveur rosicrucien Jean-Théodore de Bry par exem-
ple), on voit tout de suite qu'il s'agissait d'hommes pour lesquels l'alchimie
se présentait comme chose vivante, expérimentée, et point du tout comme
prétexte à faire des allégories. Mais laissons le lecteur découvrir l'admirable
étude de Jacques van Lennep, attaché aux Musées Royaux des Beaux-Arts
de Belgique. Il y verra une véritable somme merveilleuse d'érudition et de
savoir, dans laquelle nul problème (historique, philosophique, esthétique)
n'est laissé de côté. L'auteur s'est même penché sur ces curieuses monnaies
et médailles « en or ou en argent philosophal » que possèdent diverses
collections. Mais le lecteur constatera aussi qu'il ne s'agit pas du tout d'une
sorte de sec et froid répertoire ou catalogue, mais d'une belle étude en
profondeur de l'alchimie. Les adeptes se donnaient volontiers, rappelons-le,
le nom d'artistes, et cette coïncidence des noms n'est pas du tout un hasard.
L'alchimie n'est autre, en fait, qu'une illumination et, comme toutes les
voies initiatiques qui mettent en action des symboles traditionnels, ceux qui
cristallisent les puissances archétypiques de l'inconscient collectif - du « supra-
conscient » si l'on préfère - elle se prêtait donc admirablement bien à une
transcription plastique: qui dit symbole dit représentation et, par là même,
image aux puissances magiques. Dans la technique de salut qu'est la quête
alchimique, « les laboratoires étaient avant tout des « oratoires », précise
fort justement l'auteur.
Grâce à Jacques van Lennep, on comprendra de mieux en mieux la véritable nature des recherches alchimiques - et, par là même, l'extra-
ordinaire sens secret de maintes oeuvres d'art européennes.

Serge HUTIN
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pict ous présentons ce livre en hommage à Monsieur Jean Adhémar,
Conservateur en chef du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale à Paris, qui fut notre maître à l'Université Libre de Bruxelles. Nous adressons toute notre gratitude à Monsieur J. Willems, Président de la Fondation Universitaire de Belgique et à l'éminent Jury qui a couronné cet ouvrage.
Nous remercions particulièrement tous ceux qui furent nos professeurs à l'Université de Bruxelles et particulièrement Mlle S. Sulzberger, MM. G. Bazin, Conservateur
en chef du Département des Peintures du Musée du Louvre; A. Boutemy; Ch. Delvoye;
J. Lameere(+); et Ph. Roberts-Jones, Conservateur en chef des Musées royaux des
Beaux-Arts de Belgique.
Rendons grâce enfin à tous ceux qui, à des titres divers, ont permis la réalisation de cette étude: F. Anzelewski, Directeur du Cabinet des Estampes du Musée de l'Etat de
Berlin; E. M. Auer, Directeur du Musée d'Histoire de l'Art de Vienne; F. Baillon,
Conservateur du Cabinet des Médailles de Bruxelles; J. P. Bodmer, Conservateur de
la Bibliothèque centrale de Zurich; J. I. Cadogan, Directeur du Département de
Chimie à l'Université de St Andrews; J. Favière, Conservateur des Musées de Bourges;
C. P. Finlayson, Conservateur des Manuscrits de la Bibliothèque universitaire d'Edimbourg;
F. Francis, Directeur du British Museum à Londres; E. Gombrich, Directeur
de l'Institut Warburg à Londres; J. Guignard, Conservateur de la Bibliothèque de
l'Arsenal à Paris; J. Lamy, Architecte des Bâtiments de France; U. Madsen, Conservateur
du Musée royal des Beaux-Arts de Copenhague; M. Mauquoy-Hendrickx,
Conservateur du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque royale de Belgique;
H. Möhle, Directeur du Cabinet des Estampes du Musée de Berlin; M. Pomarede,
Conservateur des Musées de Reims; R. Ramat, Directeur du Département des
Beaux-Arts de la ville de Florence; le chevalier G. de Schouteete de Tervarent;
H. M. Schwalb, Directeur de la Fisher Scientific Company à Pittsburgh; J. Texier de
Dampierre; I. M. Tondi, Conservateur de la Bibliothèque Médicea-Laurentienne à Florence;
J. Tondriau, Attaché aux Musées royaux d'Art et d'Histoire de Belgique (+)
R. Pandelaers, conservateur de la Rubenshuis à Anvers; J. Mironnéau, conservateur
de la Bibliothèque de Besançon; P. Gras et J. C. Garretta, Conservateurs de
la Bibliothèque de Dijon.

J. VAN LENNEP
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SYMBOLES ALCHIMIQUES MENTIONNES DANS LE TEXTE LES QUATRE ELEMENTS: % 1-air: 2-eau: 3-feu: 4-terre: LES METAUX: 5-argent: 6-cuivre: 7-étain: 8-fer: 9-mercure: 10-or 11-plomb: SYMBOLES DIVERS: % 12-antimoine: 13-distiller: 14-jour: 15-matière prochaine: 16-mercure précipité: 17-nitre: 18-orpiment: 19-safran: 20-soufre commun: 21-soufre: 22-sel: 23-tartre: 24-vitriol:

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ALCHIMIA - Ars Laboriosa Convertens
Humidate Ignea Metalla In*
VITRIOL - Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem.

INTRODUCTION
A L'ARS MAGNA


pict otre intention est de révéler et d'imposer la notion d'un art alchimique.
L'alchimie, trop longtemps ignorée par les historiens et les amateurs d'art, entretint une flore de symboles qui atteignirent une luxuriance rarement égalée. Doctrine éclectique, organisée en un système homo- gène, l'alchimie a conservé dans toute leur vivacité une profusion de symboles et de
mythes recueillis aux sources les plus diverses et qui expriment tous les rêves perpétuels
de l'humanité. L'art alchimique ne serait cependant pour nous qu'une curiosité si ses
manifestations ne s'adressaient encore aujourd'hui à notre âme. Le rythme de son
développement est celui de notre vie même. Sa cadence est réglée sur celle de l'être
dans son accomplissement au sein de l'univers. Il est une hésitation constante entre la
pensée consciente et la pensée onirique. On peut affirmer que l'alchimiste a vécu ses
symboles, les orchestrant avec science pour essayer de traduire les secrets de sa pensée.
Son art est un art engagé mais qui se plaît à écarter le profane par son ésotérisme. La
prolixité de l'univers alchimique désorienta en effet celui-ci qui, ne possédant pas les
clés de la citadelle hermétique, erra dans les dédales de son labyrinthe. Viollet-le-Duc, le
fameux restaurateur de Notre-Dame de Paris, essaya, par exemple, de lire les poèmes de
Clovis Hesteau de Nuysement. Il finit par les déclarer inintelligibles et se contenta
de transcrire deux de ses vers: « Je parle aux entendus. Eloignez-vous profanes; car
mon âme s'élève aux plus secrets arcanes. » Il ajouta ce commentaire: « Nonobstant
cet avertissement charitable, j'ai voulu pousser plus loin ma lecture, mais j'ai été
bientôt convaincu que je n'étais point un entendu. » Cet aveu nous révèle que l'alchi-
mie ne dévoile ses mystères qu'aux initiés. Durant des siècles, ses arcanes furent
transmis de maître à disciple, chacun s'efforçant d'entretenir la tradition d'une science
qu'Hermès avait révélée à quelques élus et d'en écarter les curieux. Tout ceci conféra

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* Voir le tableau des symboles alchimiques page 10, n° 16.

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ART ET ALCHIMIE

à l'alchimie son caractère de science symbolique et ésotérique, révélée et traditionnelle.
N'ayant pas la prétention d'être un initié, (nous l'écrivons en toutes lettres pour que de mauvais esprits ne voient pas en nous une réincarnation du comte de Saint-
Germain ou de Nicolas Flamel), nous avons voulu traverser la terre d'Hermès en tant
qu'historien d'art. Ce pèlerinage nous a permis de découvrir un monde où l'image
est reine. Elle fut en effet un des moyens d'expression primordiaux de l'alchimie
qui rassembla un vaste répertoire iconographique dont tous les éléments furent
orchestrés avec maîtrise. Ce répertoire qui n'intéressa jusqu'ici que les esprits avides
d'hermétisme, doit entrer triomphalement dans le domaine de l'histoire de l'art. Il
ne peut plus être ignoré pour plusieurs raisons. La première, et sans doute la plus
importante, est qu'il contient d'incontestables chefs-d'oeuvre. Nous les révélerons.
L'art hermétique fut aussi le seul qui, depuis le moyen âge employa les images comme
des mots et les assembla en « textes » allégoriques défendant une philosophie ou
retraçant des opérations mystiques. L'art d'Hermès renoue ainsi avec une des très
anciennes fonctions des arts conçus comme langages. Cet art est donc avant tout
fonctionnel, mais cela ne l'empêche pas d'être soutenu par une imagination poétique
qui puise une vigueur constante dans la nature dont l'alchimiste fut le plus assidu
des amants. La nature fut le « miroir » de l'alchimie et l'art de celle-ci un reflet de
l'univers.
L'art hermétique véhicule des symboles universels qui furent conservés avec un soin presque religieux dans toute leur pureté expressive. Ces symboles qui plongent
leurs racines dans le plus lointain passé de l'humanité révèlent des aspects fondamentaux
de la mentalité et de l'inconscient humain. Ils vivent encore en nous. L'art alchimique
eut enfin des répercussions et des influences manifestes sur les créations artistiques
traditionnelles. De nombreux artistes tels Bosch ou Bruegel puisèrent dans ses trésors
symboliques. Ce seul fait devait attirer l'attention des amateurs d'art.
Aucune image de l'art hermétique n'est le produit gratuit de l'imagination. Chacune s'incorpore dans le système complexe d'une philosophie et y trouve sa
raison. Elles masquent toutes un personnage qui peut passer pour le plus captivant
de l'histoire de l'humanité: l'alchimiste, car il porta à l'héroïsation les principales
démarches humaines. L'image fut pour lui un moyen d'expression primordial, aussi
se devait-on de lui rendre hommage en créant un Musée hermétique. C'est à travers
celui-ci que nous entraînerons le lecteur. Nous nous promènerons en toute objectivité
et indépendance d'esprit - en essayant de ne pas être piqués par les essaims d'occultistes
qui bourdonnèrent autour de l'alchimie pour y sucer un suc capable d'enivrer leurs
esprits assoiffés d'ésotérisme. Notre but sera d'enrichir la connaissance des arts en
révélant le seul qui fut en relations intimes avec une science, une philosophie et une
éthique.

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chapitre I
LES CLES
DU MUSEE
D'HERMES


L'ART ET L'ALCHIMIE, UNE ORIGINE MAUDITE
pict ES alchimistes donnaient volontiers à leur art une origine maudite. Déjà
Zosime de Panopolis, un des premiers alchimistes dont la personnalité peut être décelée avec plus ou moins de précision, écrivait dans son Livre dédié à Imhotep: « Les Saintes Ecritures rapportent qu'il existe un certain genre de démons ayant commerce avec les femmes. Hermès en a parlé dans ses livres
sur la nature. Les anciennes et saintes Ecritures disent que certains anges, épris d'amour
pour les femmes, descendirent sur la terre, leur enseignèrent les oeuvres de la nature;
et à cause de cela, furent chassés du ciel de la nature et condamnés à un exil perpétuel.
De ce commerce naquit la race des géants. Le livre dans lequel ils enseignaient les arts
est appelé: Chêma, de là le nom appliqué à l'art par excellence » [1].
Ce texte est important car il nous apprend qu'outre l'alchimie l'ensemble des arts avait une même origine maudite. Cette croyance se retrouve également dans le
Livre d'Enoch. Selon celui-ci, les anges déchus s'aperçurent « que les filles des hommes
étaient belles, choisirent des femmes parmi elles » et leur apprirent outre les sciences
occultes « l'usage des bracelets et ornements, l'usage de la peinture, l'art de se peindre
les sourcils, l'art d'employer les pierres précieuses et toutes sortes de teintures, de sorte
que le monde fut corrompu » [2]. L'affinité entre l'alchimie et les arts se retrouve
également dans le fait que les alchimistes reconnurent Hermès Trismégiste comme
divin protecteur. C'est d'ailleurs en vertu de ce patronage que l'alchimie fut qualifiée
de science hermétique. Hermès, inventeur des sciences et des arts, fut assimilé par
les grecs d'Egypte au dieu Thot. Ceux-ci se plurent à rappeler qu'Hermès - Thot avait
fait inscrire les préceptes de la science sur des stèles conservées dans le secret des
temples égyptiens - ce qui donnait à l'alchimie l'aspect d'une science révélée. Seuls
les prêtres et les rois en possédaient les clés et s'en transmettaient les principes. L'alchimie

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ART ET ALCHIMIE

fut dès lors qualifiée d'art royal et sacré et ne fut accessible qu'aux seuls initiés. Comme
les religions à mystères, elle ne pouvait être pratiquée par le profane qui se heurtait
à son ésotérisme. Il ne parvenait à comprendre son langage mystérieux et voilé qu'après
une longue initiation. Ce caractère ésotérique fut déterminé par Alexandrie où l'al-
chimie se fortifia durant les premiers siècles de notre ère. C'est en effet vers la grande
ville des Ptolémée que convergèrent un ensemble très éclectique de spéculations
philosophiques, de techniques mystiques et de rites artisanaux entretenus à travers
les siècles par de nombreux peuples. Les rites et les mythes qui accompagnèrent toujours
les arts du feu, vinrent se conjuguer avec l'étonnant syncrétisme philosophique et
religieux qui y fleurissait. L'alchimie, encore balbutiante, les assimila avec voracité.
Elle fut fécondée par la pensée grecque dans toute sa complexité par l'intermédiaire
des néo-platoniciens de la cité. En elle se rejoignirent également des sources mystiques
orientales, qu'elles soient chaldéenne ou iranienne, ainsi que les Gnoses chrétienne et
païenne, techniques d'illumination et de salut. A ces diverses influences s'ajoutèrent
enfin celles de la Cabale juive. C'est au sein de ce foyer de fermentation spirituelle
que l'alchimie acquit progressivement son caractère pour connaître son âge d'or dés
la fin du IIIe siècle. De grands adeptes apparurent alors tels Zosime, Synésius ou
Olympiodore, qui la pratiquèrent dans ses divers aspects de philosophie, de mystique
et de science expérimentale.
Lors de la décadence d'Alexandrie, les alchimistes gagnèrent Byzance où ils conti- nuèrent à assurer la tradition. L'empereur Héraclius leur assura, semble-t-il, un appui
officiel. Les Arabes, également férus de sciences, l'assimilèrent de leur côté, après leur
conquête de l'Égypte et de la Syrie. Geber, Rhasès ou Avicenne figurent parmi les
grands adeptes. Les connaissances arabes pénétrèrent ensuite dans l'Occident latin
par l'Espagne, la Sicile et les terres occupées par les Croisés. Cette transmission peut
avoir débuté dès le début du XIe siècle. Elle fut plus décisive que la tradition byzantine.
Le moine Gerbert, futur pape sous le nom de Sylvestre II, aurait été le premier lecteur
des ouvrages arabes. Dès cette époque, apparurent les traductions latines de traités
alchimiques arabes à l'aide desquels l'Occident put assimiler la philosophie hermétique,
mais aussi enrichir ses connaissances chimiques. Au XIIIe siècle, l'alchimie connut en
Occident une prodigieuse expansion. De grands esprits se succédèrent, tantôt intéressés
par son aspect scientifique tantôt par son caractère spirituel, ou les deux à la fois. Albert
le Grand, Roger Bacon, Arnauld de Villeneuve ne furent pas des moindres. Les Princes
et l'Église la favorisèrent ou la pourchassèrent suivant les lieux et les époques, mais il
n'y eut jamais, ni condamnations irrémédiables ni persécutions méthodiques. Certains
adeptes justifièrent parfois les méfiances de l'Église en mêlant la magie et la sorcellerie
à leur science ou en prenant des positions totalement incompatibles avec la Foi. Le
pouvoir séculier, très souvent dupé par des alchimistes qui se targuaient de fabriquer
de l'or, dut les enfermer dans ses geôles ou les envoyer au bûcher. Mais ce n'est là qu'une
« petite histoire », en marge de la philosophie hermétique. L'athéisme de la Renaissance
accueillit diversement la science d'Hermès qui trouva dans les cercles humanistes au

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LES CLES DU MUSEE D'HERMES
grand syncrétisme intellectuel de fervents partisans mais aussi de sévères détracteurs.
Marsile Ficin et Pic de la Mirandole rédigèrent des traités alchimiques. Des médecins
célèbres pratiquèrent l'alchimie avec ferveur tels Paracelse ou Van Helmont. L'impri-
merie permit une plus grande diffusion des textes classiques mais aussi d'écrits nouveaux.
Elle eut pour conséquence de propager cette science mais surtout de la vulgariser,
incitant un nombre toujours croissant de charlatans cupides à se glisser dans les rangs
des véritables fils d'Hermès. Cela détermina dans la suite la formation d'une confrérie
secrète d'alchimistes, les « Frères de la Rose-Croix », analogue à celle des Francs-
Maçons. Ils proliférèrent dans toute l'Europe dès le début du XVIIe siècle et entretinrent
une doctrine que les théories de Descartes et l'avènement progressif de la chimie
ébranlaient progressivement. L'alchimie n'engendra la chimie que partiellement.
Tout au plus en a-t-elle véhiculé et développé certains ferments. Elle fut en effet
considérée par ses adeptes comme une technique d'illumination pouvant se doubler
éventuellement de recherches physiques. Le contenu animiste des recherches alchi-
miques fut d'ailleurs un obstacle à l'épanouissement d'une chimie purement expéri-
mentale, qui apparaît comme une libération sur le plan scientifique mais une chute
sur le plan spirituel.
Dès le XVIIIe siècle, l'alchimie connut un déclin sans jamais disparaître cependant. Aujourd'hui encore, elle compte des partisans qui entretiennent avec ferveur une des
formes les plus envoûtantes de la pensée humaine.


DU PHILOSOPHE AU SOUFFLEUR
Les alchimistes se décernaient volontiers le nom de « philosophe ». Ils professèrent un système très éclectique mais organisé avec cohérence dont nous ne pouvons
retracer ici que les grandes lignes. L'alchimie conçoit Dieu comme immanent ou
transcendant. Le plus souvent elle le confond avec l'univers, le désignant volontiers
comme une « nature naturante » et cela bien avant Spinoza. Le cosmos, qui se dissocie
très peu de la divinité, est conçu comme un organisme vivant unitaire - l'unité aux
multiples variations étant la qualité intrinsèque de Dieu. Dans ce vaste macrocosme
animé, vit en totale harmonie un microcosme: l'homme. Le soleil est le foyer
d'énergie de l'univers sidéral. Il apparaît comme l'âme de Dieu. L'or étant associé à
l'astre solaire, l'adepte qui essayait de le fabriquer, tentait de recréer le monde et de
s'identifier au démiurge. Cette ambition correspondait à une éthique. Les alchimistes
recherchaient en effet à travers le perfectionnement des métaux, celui de l'âme. Leurs
savantes transmutations métalliques correspondaient à l'amélioration progressive de
leur être. Dans les ténèbres de leurs laboratoires, brillait sans cesse le mirage de l'or
comme celui du bonheur éternel. Aux perfectionnements de la matière, s'alliait la
volonté de perfectionner l'homme. Les opérations chimiques se doublaient sans cesse

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ART ET ALCHIMIE

de projections spirituelles si bien que l'alchimiste ne procédait pas à des expériences et
observations systématiques sur la matière, mais préférait contempler le mariage, la
passion, la mort ou la résurrection des substances qu'il assimilait ainsi à sa propre vie.
C'est en ce sens que le triomphe de la chimie fut une chute, car elle abandonna tout le
sacré qui auréolait la science d'Hermès. La démarche de l'alchimiste résume en somme
la lutte séculaire de l'homme contre le chaos et l'imperfection. Pour s'exprimer, il ne
put trouver mieux que l'épopée de la transmutation des métaux vils en or dont il
vivait chaque phase, projetant sur la matière son désir de salut.
Jung fut celui qui pénétra avec le plus de perspicacité la psyché alchimique [3]. Frappé par l'analogie entre les rêves ou les hallucinations de certains de ses patients et
le symbolisme alchimique, il se mit à étudier les textes hermétiques. Après une quin-
zaine d'années d'études secrètes, il finit par établir une relation entre les étapes du
processus d'individuation de la personnalité humaine et les opérations successives de
l'opus alchimicum. Cet opus poursuivait, faut-il le rappeler, la préparation de l'élixir
de vie et de la pierre philosophale capable de rendre l'homme immortel ou tout au
moins d'allonger son existence et de lui procurer l'or, gage de félicité. Pour instaurer
cette ère paradisiaque, l'alchimiste transmutait la matière et son « moi » en pure spiritualité.
Il visait en quelque sorte par des pratiques rituelles et mystiques à s'intégrer
dans un univers amélioré dont l'or était le symbole. Les opérations alchimiques revê-
taient ainsi la valeur d'une ascèse permettant la libération de l'individu hors du chaos
matériel et sa concentration progressive vers le centre de son être. Le symbole de l'or
est la plus parfaite expression de cette transmutation spirituelle. Pour s'aider, l'alchi-
miste projetait sur la matière les diverses phases de cette transmutation spirituelle.
Au cours de ses opérations, il unissait les deux principes opposés de la matière comme
il faisait taire en lui les tendances contraires. Après cette union ou coniunctio, la matière
mourait comme lui abandonnait son écorce charnelle. Cette mort ou putréfaction
permettait la délivrance de son âme, comme la sublimatio libérait l'esprit des substances
matérielles. L'âme libérée pouvait alors s'intégrer à Dieu, l'unité parfaite. C'est ainsi
que la pierre philosophale, très souvent comparée au Christ, pouvait apporter le salut
au monde. Comprise ainsi, l'alchimie apparaît comme la projection d'un « drame
cosmique en termes de laboratoire » ou la fusion constante de démarches psychiques
et physiques. En tant que recherche et accomplissement dans cette recherche, elle peut
donc être qualifiée de « prospective ». Selon Jung, ce que les alchimistes appelaient la
« matière » n'était en réalité que leur propre personnalité. Leur but était de libérer leur
« esprit » de celle-ci. La pierre philosophale permettait cette libération spirituelle. Elle
visait plus à opérer une transformation de la personne humaine qu'une transmutation
métallique. Il n'empêche que les recherches en laboratoire forment un des aspects de
l'alchimie, faisant d'elle le plus étonnant dialogue qui ait existé entre l'homme et la
matière.
Conçue comme une chimie primitive, elle portait en elle toutes les caractéristiques de l'âge préscientifique dont l'évolution dans l'étude des phénomènes fut ralentie

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LES CLES DU MUSEE D'HERMES
par l'obstacle animiste. Gaston Bachelard l'a démontré [4]. L'alchimiste mêlait sans
cesse sa vie psychique à ses expériences physiques et son âme aux matières qu'il
traitait.
Nous croyons utile de résumer ici les théories « scientifiques » des alchimistes. Celles-ci reposent sur la conception d'une matière unitaire au sein de laquelle ils
distinguèrent deux principes: le soufre et le mercure. Le soufre correspondait aux
éléments actifs, fixes, chauds, secs et mâles, tandis que le mercure correspondait aux
éléments passifs, volatils, froids, humides et femelles. A ces deux éléments, se joignit
le sel. Ils formèrent ainsi une triade élémentaire qui correspondait aux qualités
de la matière et non aux corps chimiques désignés aujourd'hui par les mêmes noms.
Jean Fabre a très bien défini ces trois principes [5]. Le soufre est « le feu céleste qui, s'introduisant dans les semences inférieures, suscite et fait paraître la forme intérieure
du plus profond de la matière. » Le mercure « c'est la substance humide première née
en la semence de toutes choses ». Le sel « est le siège fondamental de toute la nature en
général et en particulier... Principe de corporification, qui est le noeud et le lien des
autres deux principes, souphre et mercure, et qui leur donne corps. » Ces trois principes
forment les forces constitutives d'une force créatrice originelle: la prima materia elementorum.
C'est de cet atome énergétique primitif que découle l'univers entier. Ce noyau
fondamental donna naissance à l'arbre de la nature qui croît vers le ciel de la perfection.
L'alchimiste essaya de retrouver ce magnum mysterium, c'est-à-dire la force créatrice
originelle et son processus de développement pour l'accélérer. C'était le but de toutes
ses expériences. Il se présenta comme l'artisan d'un univers conçu comme une gran-
diose unité organique et dynamique, dont le mouvement était une marche vers l'Esprit.
Cette progression ne s'accomplit jamais dans le dédain de la Matière mais avec l'aide
de celle-ci. Elle visait avant tout l'homme qui était l'agent de cette progression et,
après Dieu, le point culminant de la création.
La matière « une et totale » connaissait quatre modalités: les quatre principes aristotéliciens. La terre correspondait à l'état de solidité ou de fixité; l'eau à celui de
liquidité; l'air aux éléments subtils et le feu à une subtilité encore moins substantielle,
sorte de support de la lumière et de la chaleur.
Les alchimistes distinguaient ensuite sept métaux: deux nobles (l'or et l'argent) et les autres vils (le cuivre, le fer, l'étain, le plomb et le mercure). A côté de ces métaux
figuraient des produits chimiques les plus divers. Tous étaient désignés par des expres-
sions symboliques, un seul produit pouvant être désigné par une série de symboles
différents. Le mercure, par exemple, pouvait s'appeler: fou, serpent, mer, lanterne,
pèlerin, épée, hermine, cerf ou marotte.
Les métaux imparfaits étaient les matières de l'oeuvre alchimique, le petit-oeuvre visant à les transmuter en argent et le grand-oeuvre en or. Pour ce faire, le petit-oeuvre
devait fournir la pierre-au-blanc, capable de changer tout métal en argent, tandis
que le grand-oeuvre devait se solder par la production de la pierre-au-rouge pouvant
transmuter un métal vil en or.

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BIBLIOGRAPHIE

comprenant les abréviations employées dans les notes


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II. ETUDES SUR L'ALCHIMIE
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III. ETUDES INTERESSANT L'ART HERMETIQUE

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ART ET ALCHIMIE

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V. RECUEILS DE TEXTES HERMETIQUES
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* MANGET J. J. Bibliotheca Chemica curiosa, seu rerum ad alchemiam pertinentium thesaurus
instructissimus, Genève, 1702.
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