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Réfer. : AL0415A
Auteur : Le Chevalier Inconnu.
Titre : Trois anciens Traités d'Alchimie.
S/titre : La Nature à Découvert.

Editeur : Pauvert Jean-Jacques.
Date éd. : 1975 .




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Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
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L A N A T U R E
A DECOUVERT
Pour les Enfants de la Science seulement et non pour les Ignorants Sophistes par LE CHEVALIER INCONNU
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LA NATURE A DECOUVERT ___________

La Sainte Ecriture appelle la matière première, tantôt une terre vague et stérile, et
tantôt Eau. La division a été faite des eaux
supérieures des inférieures, en séparant le
subtil de l'épais, et le léger comme un esprit
du corps matériel. Cet oeuvre a été accompli
par l'Esprit du corps lumineux; car la lumière
est un esprit igné qui, en séparant les
hétérogènes, a chassé en bas les épaisses ténèbres
de la région voisine, et est plus éminente
et plus éclatante; et, amassant la matière
homogène et subtile, est plus approchante de
l'Esprit et l'a allumée en lumière immortelle
et, comme une huile incombustible, devenant
le trône de la Divine Majesté, c'est le Ciel
empyrée qui est entre le monde intelligible et
le monde matériel, comme l'horizon et le

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définiteur des deux.
L'Esprit et le Grand Architecte du monde a commencé l'ouvrage de la Création
par deux principes universaux, savoir : un
formel et l'autre matériel, le ciel et la terre.
Par le nom de la terre, on entend la masse de
l'abîme des eaux, qui n'étaient point encore
formées; et par le ciel on entend l'empyrée
qui, dans l'ordre de la Nature est le principe
formel, quoique éloigné, car l'esprit de Dieu
qui est la splendeur de la Divinité, dans le
moment de la création s'étant promené sur
les eaux, c'est-à-dire s'étant épandu sur la
surface ténébreuse et humide de l'abîme, la
lumière a paru aussitôt, c'est-à-dire la lumière
la plus subtile et la plus excellente a été formée.
Et ainsi le premier jour a été fait, et la partie
des ténèbres manquant de lumière, la nuit,
est demeurée en elle. Et ainsi la matière
première a été divisée en jour et en nuit.
Le Seigneur commanda à cette lumière de s'épandre sur les ténèbres les plus proches
et, les ayant chassées, enfermées et resserrées en
bas devers le centre; le second jour apparut,

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la lumière embrassant aussitôt toute la
région supérieure céleste et aérienne; et le
même esprit, après avoir condensé les ténèbres,
les a jetées et enfoncées dans le centre de
l'abîme, et ainsi le dernier espace des cieux,
qui s'appelle air ou ciel inférieur, a reçu la
lumière; et c'est le troisième jour. Ainsi les
ténèbres en masse qui couvrent toute la masse
de l'abîme, ayant été resserrées par l'espace de
trois jours, dans la basse région par la lumière
qui parut, se sont tellement épaissies, à cause
de l'étroit espace et compression du froid, qu'elles
se sont changées en une très grande masse et
nature d'eau; et alors le firmament a été
comme balancé au milieu des eaux. Et ensuite,
de la plus épaisse matière de l'abîme a été
fait le solide et grossier corps de la terre, le
centre et le noyau de tout l'oeuvre, et comme
la fosse et le tombeau des ténèbres.
Par après, par le mouvement de l'Esprit, les eaux se sont retirées de la superficie de la
terre à ses côtés, et elle a paru toute sèche et
aride, afin qu'elle poussât les plantes et qu'elle
logeât les animaux et l'homme; et ainsi toute

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la terre et l'eau, dans le troisième jour, se
sont arrêtées et terminées à un globe, et la
lumière première créée a été ramassée dans
le globe du soleil céleste, afin que d'autant
plus qu'elle serait resserrée, elle fût plus efficace
pour le bien de la nature, pour réveiller le feu
de tous les êtres de la terre. Et c'est l'ouvrage
du quatrième jour. Le cinquième jour, les
oiseaux et les poissons ont été tirés des eaux,
et le sixième, le tout a été achevé en l'homme,
chef d'oeuvre de la Création et miracle de la
Nature. Ainsi le monde a été fait comme
une matrice dans laquelle les semences du
Soleil et de la Lune célestes étant envoyées,
sont corrompues, cuites et digérées pour la
génération de toutes choses.
Des entrailles de la terre pphique procèdent deux grandes opérations : la
solution et la coagulation; La première
fait l'ouverture du corps et la dispose
entièrement afin d'en produire tout d'un
coup la séparation des parties, et qu'après,
par leur mutuelle mixtion, il se produise
un nouveau corps, ayant tiré, par la

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dissolution, toute l'impureté qui est toujours
plus ou moins dans les corps. Et afin que
cela se fasse, il faut remarquer le centre de
la nature ou le point central qui est caché
dans ledit corps, lequel point ne se trouve
jamais dans les métaux vulgaires, car ils
sont morts à cause de l'oppression du feu
externe; c'est pourquoi il en faut chercher
des vifs, et qui aient encore leurs esprits,
lorsqu'ils sont encore ensemble dans leurs
mines et non lavés; et les ayant trouvés, il
leur faut procurer la conversion de leurs
corps en eau, de laquelle ils ont été premièrement
faits, savoir en mercure pphique
qui est un élément vif et Esprit universel,
d'où on le définit une réduction d'une
chose sèche en eau, qui ne se fait que par
son feu et son sang, que les Philosophes
appellent Queue de Dragon ou Eau mercurielle.
Car tout corps se dissout par
l'esprit auquel il est mêlé, et par là est
fait spirituel. La coagulation est procurée
par la froideur de l'air qui l'environne et
par la solidité de la terre qui l'étreint par

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une grande quantité de feu, c'est-à-dire
d'Esprit universel corporifié, et par un
continuel mouvement, attendu que n'imbibant
que goutte à goutte, il faut toujours
remuer pour qu'elle aille partout, et surtout
une longue patience et maturité de
temps.
La dissolution se fait par la chaleur du soleil céleste, par la raréfaction de l'air,
la trop grande quantité d'humide et le
repos, et par un continuel mouvement,
jusques à temps que la nature procédant
naturellement ait elle-même parachevé
son ouvrage, et elle se parfait par une
solution et coagulation souvent réitérées,
par lesquelles on fait en sorte que l'eau et
l'air soient purs et sans excréments ni
fèces, et alors ils lavent facilement, teignent
plus et travaillent plus noblement.
La nature et l'art écartent de leurs opérations
ce qui est externe, impur et superflu.
L'effet de la solution est de rendre les choses corporelles spirituelles, pourvu
que l'esprit, par un trop grand feu du


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