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Réfer. : AL1202
Auteur : Edward Kelly.
Titre : Les Ecrits Alchimiques.
S/titre : Traduits de l'anglais par Ph. Pissier.

Editeur : Editions Ramuel. Villeselve (60).
Date éd. : 1995 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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Collection dirigée par Philippe PISSIER



LES ECRITS ALCHIMIQUES
D'EDWARD KELLY
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(C) Editions Ramuel, 1995 Tous droits de reproduction, traduction et adaptation,
réservés pour tous pays. ISBN 2-910401-21-9
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EDWARD KELLY


LES ECRITS ALCHIMIQUES


Traduit de l'anglais par Philippe PISSIER


EDITIONS RAMUEL 225, rue des Princelles 60640 - VILLESELVE
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DEUX EXCELLENTS TRAITES
SUR LA
PIERRE DES PHILOSOPHES
ainsi que
LE THEATRE DE L'ASTRONOMIE TERRESTRE
***
avec des figures emblématiques
***
Publié présentement pour la première fois au profit des Fils d'Hermès par J.L.M.C. (à savoir John Lilly et Meric Casaubon)
***
Cette édition est la traduction française des "Alchemical
Writings of Edward Kelly", publiés en 1893 à Londres par
James Elliott & Co. Le texte était traduit d'une édition
parue à Hamburg en 1676, et avait été augmenté d'une
préface biographique due à A. E. Waite.

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I
PREFACE BIOGRAPHIQUE
"J'ose espérer," affirme l'objet de cette préface, dans son traité intitulé De Lapide Philosophorum, "que ma
vie et ma personne deviendront suffisamment connues de
la postérité pour que je sois compté parmi ceux qui souffrirent
beaucoup par amour de la vérité." La justification
modestement désirée par Edward Kelly ne lui fut pas
accordée par la cour de cassation auprès de laquelle il fit
appel. La postérité continue à le percevoir ainsi que le
percevaient ses contemporains, comme un notaire frauduleux
qui fut à bon droit amputé de ses oreilles; comme un
sordide imposteur qui abusa de l'immense crédulité de
l'érudit Docteur Dee, et impliqua plus tard sa victime
dans des transactions qui déshonorèrent en permanence
un grand nom sous d'autres rapports; et enfin comme un
prétendu transmuteur de métaux qui ne fut traité qu'avec
trop de clémence par l'empereur qu'il dupa. Par exemple,
l'astrologue dépeint par Hudibras a lu

"les préfaces de Dee avant Le Diable, et Euclide dans tous les sens, Et toutes ces intrigues entre lui et Kelly, Que Lexas et l'Empereur vous pourraient conter."
C'est au moins faux en ce qui concerne le Docteur Dee, et cette fausseté peut être prouvée. C'est le verdict de
la postérité dans la mesure où elle s'intéressa à ce sujet;
c'est le verdict des dictionnaires biographiques se copiant
fidèlement les uns les autres, suivant le procédé facile

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employé par ces dictionnaires biographiques dès qu'ils
traitent de mages et de prophètes, d'alchimistes et autres
professeurs de médecines secrètes, et en règle générale de
tous les oracles de contrées limitrophes; et dès que l'ignorante
opinion publique s'intéresse au sujet elle se trouve
guidée par la sottise érudite des dictionnaires. Aujourd'hui,
en présentant pour la première fois au lecteur
anglais les trois très curieux traités constituant les principaux
restes littéraires d'Edward Kelly, il n'est pas nécessaire,
car ce serait alors sans aucun motif, de souscrire à
une défense aveugle de l'alchimiste qui les rédigea. Pour
l'amateur de curiosités scientifiques et de choses inouïes*
en littérature, l'intérêt qui s'y rattache ne sera pas altéré
par les mascarades ou les crimes de l'auteur. Pour qui étudie
les antiquités Hermétiques, il deviendra évident, et
peut-être le sait-il déjà, que la valeur des duo tractacus et
leur complément ne réside pas dans le fait qu'ils soient
l'oeuvre d'un adepte mais dans le suivant: ils contiennent
un soigneux abrégé ou digeste des philosophes alchimiques,
cependant que l'intérêt présenté par l'homme lui-
même tient à sa possession temporaire des deux teintures
de la philosophie alchimique, et non dans sa capacité à les
composer. En même temps, les aventures et emprisonnements
de Kelly, avec ses passages de la pire des pauvretés
à une soudaine richesse, fugitif proscrit et recherché devenant
baron ou maréchal de Bohême, puis sombrant de
nouveau dans la disgrâce et l'emprisonnement, tout cela
s'achevant par une mort violente, sans parler des visions
et transmutations, constituent la trame d'un récit surprenant,
dessinent les vastes contours d'une vie seulement
possible aux dix-septième et dix-huitième siècles. De
plus, dans ce cas comme dans bien d'autres, l'étudiant de
l'histoire transcendantale n'aura guère besoin d'être averti
que le "voyant" du Docteur Dee et découvreur du prétendu
"Livre de Saint Dunstan" fut crédité de nombreuses
iniquités qu'il ne semble pas avoir commises.

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II
LE LIVRE DE SAINT DUNSTAN
L'étudiant en littérature alchimique sera bien
entendu curieux de savoir si le mystérieux manuscrit de
Glastonbury est censé avoir survécu. La tradition lui a
attribué le titre placé ici en tête, et il existe le témoignage
suivant, à considérer malgré toutes ses imperfections, qui
en constitue une explication. L'abbaye de Glastonbury fut
fondée par Saint Dunstan mais il ne semble pas y avoir
été enterré, malgré le prétendu transport de ses reliques
depuis Canterbury. L'on peut néanmoins déduire de la
tradition que les restes de l'évêque exhumé étaient ceux
du saint lui-même. Saint Dunstan était supposé avoir été
un alchimiste, était considéré comme le patron des
orfèvres; mais un anonyme compilateur de manuscrits du
dix-septième siècle affirme "qu'il n'avait d'autre élixir ou
Pierre Philosophale que l'or et l'argent obtenus grâce aux
bénéfices de la pêche, d'où provenaient orfèvrerie et
argenterie, ainsi que ces mêmes métaux en barre, à destination
du royaume. Pour l'essor de cette activité, il recommanda
que trois jours par semaine soient consacrés à la
pêche, ce qui causa également plus d'abstinence, d'où le
proverbe d'après lequel Saint Dunstan prit le diable par le
nez à l'aide de ses propres tenailles." Le "Livre de Saint
Dunstan" est quelquefois mentionné dans les journaux du
Dr. Dee, au sujet de la "poudre trouvée durant les fouilles
en Angleterre", et il l'est d'une manière telle qu'elle nous
induit à raisonnablement conclure que ce titre était celui
du manuscrit de Glastonbury. Une oeuvre portant le même
titre est sans cesse citée par le fils du philosophe de Mortlake,

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Arthur Dee, notamment en son Fasciculus Chemicus.
Le British Museum possède une copie manuscrite, en
latin, d'un autre traité attribué au même auteur, sous le
titre de Arca Arcanorum, suivi du Tractatus Maximi Domini
Dunstani, Episcopi Cantuariensis, veri philosophi, de
Lapide Philosophico*. Divers manuscrits qui nous sont
parvenus, à la fois en latin et en anglais, présentant de
grandes différences au niveau des dates ainsi que dans la
nature de leur contenu, sont toutefois attribués à Saint
Dunstan. La première édition fut imprimée à Cassel en
1649. Certains critiques ignorants sont allés jusqu'à considérer
le propre traité de Kelly comme l'authentique
manuscrit de Glastonbury. D'autres, escamotant le rapport
avec le saint, ont été enclins à penser que deux traités en
vers, inclus par Elias Ashmole dans le Theatrum Chemicum
Britannicum, constituaient le traité original - bien que
n'étant pas consignés dans la langue d'origine. Il n'y a
guère moyen de prouver cette hypothèse mais elle n'a rien
d'impossible; et si on la rejette, les vers en question peuvent
à coup sûr être considérés comme d'autres restes littéraires
d'Edward Kelly; dans les deux cas, ils méritent
une place ici.

***
* Traité du Grand Maître DUNSTAN, évêque de Cantorbéry,
vrai philosophe, sur la Pierre Philosophale.

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L'OEUVRE DE SIR EDWARD KELLY
Vous tous qui d'heureux philosophes voudriez être,
Et qui nuit et jour sur le gril de Geber Gaspillez les copeaux de l'antique Arbre d'Hermès,
Vous imaginant les changer en huile précieuse, Plus vous oeuvrez plus vous perdez et vous dépouillez;
A vous, dis-je, si érudits que vous soyez,
Allez brûler vos Livres et venez apprendre de moi.

Bien que face à mon seul Livre vous en ayez lu dix,
Cela importe peu, car j'ai entendu dire que Les plus grands clercs ne sont pas les hommes les plus
sages:

Il arriva qu'un lion obéisse à une souris stupide. Par ma bonne volonté serez-vous consternés, Et bien que j'écrive bien moins suavement que Tully,
Vous constaterez que je suis les traces de Lulle.

Il vous est bon de penser à la manière dont votre envie
Et votre suffisance garantissent de vains espoirs; Vous n'épargnez aucune dépense, vous ne voulez pas de
charbons pour le feu,
Vous savez les vertus de l'Héliotrope; Vous vous estimez plus riches que le pape; Qu'une chose existe en haut ou en bas,
Vous la connaissez, sa materia prima.

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L'Elixir de vie et la précieuse Pierre,
Vous les connaissez aussi bien que pour faire une pomme;
Si cela vient à marcher, alors laissez faire,
Vous connaissez les couleurs, le noir, le brun, le bai, et le tacheté;
Maîtrisez-vous quand vous commencez à vous agiter, Jurant et disant: qu'est cela ?
Vous continuez pourtant à oeuvrer, mais jamais le travail
n'aboutit.

Non, non, mes amis, ce ne sont pas des paroles vantardes,
Ni de puissants voeux qui attirent ce talent sacré; Il est obtenu par la grâce et non par les épées,
Ni par grande lecture, ni en restant longtemps immobile,
Ni par folle suffisance, ni par toute-puissance de la volonté,
Mais par la grâce, ai-je dit, on l'obtient;
Cherchez donc la grâce, que votre folie soit domptée.

Ce n'est pas chose ruineuse, je vous l'assure,
Celle qui engendre Magnésie de son espèce; Bien qu'elle-même soit par la lèpre rendue pure,
Ses yeux plus clairs si auparavant frappés de cécité,
Et qui sera d'abord capable d'ouvrir la forteresse
de la terre,
Lui saura très vite que vérité j'ai dite
Au sujet de la douce Magnésie, épouse de l'or le plus pur.

Or, ce qu'on entend par homme et épouse, c'est en fait
L'agent et le patient, toutefois un et non deux, Ainsi qu'était l'Eve d'Adam je vous le signale,
Chair de sa chair et os de ses os - Telle est l'union de notre précieuse Pierre;
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Comme Adam qui dormit avant que ne fut créée sa
femme,
Ainsi en est-il de notre Pierre; rien n'en peut être dit de
plus.

En cela vous voyez comment il survint
Que d'abord il y eut l'homme, puis la femme à partir de lui;
Ainsi Adam était premier, principal,
Et toujours demeurait homme de parfait limon; Puis homme et femme furent ensemble joints et ajustés,
Et chacun aimant l'autre disposait directement de lui,
Et ils accrurent leur race lorsque Dieu les eut bénis.

Pareille à l'homme notre Pierre est cachée pour dormir,
Jusqu'au moment où son épouse sera pleinement façonnée;
Alors il s'éveille, et joyeusement il s'occupe de
Son épouse nouvellement créée qu'il a si chèrement payée;
Et lorsque à telle perfection ils sont portés, Lui se réjouit d'une fiancée aussi jolie,
Dont la valeur est supérieure à la moitié du monde.

Je vous soupçonne de ne pas comprendre encore
Ce que signifient homme ou femme véritablement, Et toutefois je sais que vous vous bernez
En vous disant qu'il s'agit sûrement du Soufre et du Mercure;
Et c'est le cas, mais certainement pas les ordinaires; Car le Mercure essentiel est réellement l'épouse vraie
Qui d'elle-même se tue afin de donner naissance à son
enfant.

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Tout d'abord et en premier, elle accueille l'homme,
Son parfait amour la fait bientôt concevoir, Puis de toutes ses forces et malgré leur amour,
Elle fait tout pour lui ôter la vie, Une fois qu'elle l'aura fait, elle ne partira point, Mais s'activera avec bonté telle une épouse affectueuse
Jusqu'à ce qu'à nouveau elle le mette au monde.

Puis, à nouveau présent, il paye de retour sa gentillesse,
Sur sa tête pose une couronne de gloire, Et à sa louange des poèmes il rédige,
Poèmes inspirant un conte à chaque poète, Et alors de l'avoir tué elle n'est point contrite, Car lui en vertu de sa femme affectueuse
Non seulement vit mais donne la vie.

Mais ici j'aimerais que vous compreniez bien
Comment il fait de sa concubine sa femme, Car si vous ne le savez pas, inutile d'entreprendre
Cette oeuvre, s'agissant de cela qui pour les fous n'est aucunement ordinaire,
Et qui vous voit en expiation là où il y a lutte; Enlevez donc à l'homme sa chemise de tissu,
Et à la femme la sienne pour que s'engendre progéniture.

Pour vous le dire d'arrière-gorge il ne veut point
d'épouses,
De la terre ou de la mer, dans l'eau, l'air ou le feu, Sans leurs morts il n'attend rien de leurs vies.
Sauf si elles vivent veut-il réaliser son principal désir;
Il les contraint à faire l'apprentissage de la juste mort,
Et lorsqu'elles ont enfin supporté toutes les souffrances,
Elles découvrent des joies qui leur étaient tout d'abord
cachées.

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LA PIERRE
DES
PHILOSOPHES
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AU PLUS PUISSANT DES SEIGNEURS
DU SAINT EMPIRE GERMANIQUE,
RUDOLFUS II.,
Roi de Hongrie et de Bohême, etc.,
Son Maître Très Miséricordieux.
CE LIVRE EST DEDIE PAR
EDWARD KELLY. @
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LA PIERRE DES PHILOSOPHES

Bien que j'aie par deux fois souffert des chaînes et de l'emprisonnement en Bohême, indignité que je n'ai
souffert en aucune autre partie du monde, il se trouve que
mon esprit, libre lui s'est tout ce temps exercé à l'étude de
cette philosophie uniquement méprisée par les méchants
et les sots, mais qui est louée et admirée par le Sage. Bien
plus, l'adage d'après lequel seuls les sots et les hommes
de loi haïssent et méprisent l'Alchimie est devenu proverbial.
Par ailleurs, m'étant ces trois dernières années usé en
labeurs, dépenses et précautions afin de découvrir pour
votre Majesté ce qui pourrait lui apporter grand profit et
plaisir, je ne puis en aucun cas demeurer oisif durant mon
emprisonnement - une infortune qui m'est survenue par
l'action de votre Majesté. En conséquence j'ai rédigé un
traité, grâce auquel votre esprit impérial puisse être guidé
à travers toute la vérité de la très ancienne philosophie,
depuis lequel, comme s'il s'agissait d'une haute montagne,
il puisse contempler et discerner les étendues fertiles
des déserts arides et rocailleux. Mais si mon enseignement
vous contrarie, sachez que vous vous détournez
totalement de la bonne voie et ignorez les vraies visées et
le but de cette affaire, et gaspillerez complètement temps,
labeur, argent et espérance. Une fréquentation intime des
différentes branches de la connaissance m'a enseigné cette
seule chose, à savoir que rien n'est plus antique, excellent,
ou plus désirable que la vérité, et que quiconque la néglige
doit passer toute sa vie dans les ténèbres. Et pourtant, il
a toujours été et toujours sera dans les manières de l'humanité

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que de relâcher Barabbas et crucifier Christ. Ceci,
je l'ai - pour mon bien, sans nul doute - constaté dans le
cadre de ma propre expérience. J'ose espérer que ma vie et
ma personne deviendront suffisamment connues de la
postérité pour que je sois compté parmi ceux qui souffrirent
beaucoup par amour de la vérité. La pleine certitude
du présent traité, le temps est incapable de l'abroger. Si
votre Majesté daigne l'examiner à loisir, elle s'apercevra
aisément que mon esprit est profondément versé dans
cette étude.

(1) Tous les philosophes authentiques et judicieux sont remontés jusqu'aux principes premiers des choses, à
savoir ceux compris dans la triple division de la Nature.
Ils attribuèrent la génération des animaux à un mélange
du mâle et de la femelle durant l'union sexuelle; celle des
végétaux à leur propre semence; tandis qu'aux minéraux
ils ont attribué pour principe la terre et l'eau visqueuse.

(2) Toutes les choses spécifiques et individuelles appartenant à une certaine catégorie obéissent aux lois
générales et se réfèrent aux principes premiers de la catégorie
à laquelle elles appartiennent.

(3) Ainsi, tout animal est le produit d'une union sexuelle; toute plante, de sa semence propre; tout minéral,
du mélange de sa terre générique et eau.

(4) Il en découle qu'une loi immuable de la Nature règle la génération de toute chose dans les limites de son
genre spécifique.

(5) Il s'ensuit que, eu égard à leur origine, les animaux sont, relativement au genre, distincts des végétaux
et des minéraux; la même différence existe respectivement
entre végétaux et minéraux et les deux autres règnes
naturels.

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(6) La matière commune et universelle de ces trois principes est nommée Chaos.

(7) Le Chaos contient en lui les quatre éléments présidant à tout ce qui est, à savoir le feu, l'air, l'eau et la
terre, par mélange et mouvement desquels les formes de
toutes choses terrestres sont imprimées à leurs sujets.

(8) Ces éléments ont quatre qualités: la chaleur, la froideur, l'humidité, la sécheresse. La première est inhérente
au feu, la seconde à l'eau, la troisième à l'air, la quatrième
à la terre.

(9) Au moyen de ces qualités, les éléments agissent les uns sur les autres, et le mouvement apparaît.

(10) Les éléments agissent les uns sur les autres ou sont les uns par les autres influencés, et on les appelle
actifs ou passifs.

(11) Les éléments actifs sont ceux qui, dans un composé, impriment au passif un certain caractère spécifique,
selon la force et l'importance de leur mouvement.
Ce sont l'eau et le feu.

(12) Les éléments passifs - terre et air - sont ceux qui par leur qualité inactive reçoivent volontiers les
impressions des éléments actifs susmentionnés.

(13) Les quatre éléments se distinguent non seulement par leur activité ou passivité mais également par la
priorité et postériorité de leurs mouvements.

(14) La priorité et la postériorité sont ici affirmées, ou relativement à la position de la sphère tout entière, ou
relativement à l'importance du résultat ou but du mouvement.

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LA VOIE HUMIDE

ou

DISSERTATION SUR LE MENSTRUE VEGETAL DE SATURNE
PAR EDWARD KELLY
(d'après un manuscrit)
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LA VOIE HUMIDE

Platon a défini à bon droit les philosophes comme des hommes contemplant avec émerveillement les oeuvres
fantastiques de la Nature dans toutes les parties de l'univers
créé; ceux étudiant le volume, les propriétés, les
mouvements, les trajectoires, et les révolutions des cieux
et de leurs mondes embrasés, leur ascension et déclin,
leur priorité et postériorité d'apparition, vitesse de progression,
irrégularités de conduite, haltes, vélocité, ainsi
que les germes et principes, dimensions et tendances de
tous les corps sublunaires. En raison de leur soif et désir
constants de la connaissance, ils sont non seulement poussés
à appréhender intellectuellement les mystères et
grands arcanes de la Nature, mais aussi à les imiter et
même à en tirer parti, comme il ressort très clairement de
tant d'écrits hiéroglyphiques, de mystères magiques et
mathématiques, et de tous les autres témoignages de la
philosophie antique. Bien plus, il semble absurde que des
hommes grandement célèbres dans le domaine des lettres
se retirent de la vie publique, après avoir occupé les plus
hauts postes de l'État, pour une rêverie enfantine, négligent
la splendeur de la renommée mondaine et l'espoir
des richesses - une décision qu'ils n'auraient certes jamais
prise s'ils avaient réellement considéré cet Art comme diamétralement
opposé aux lois de la Nature. Tous ces
hommes crurent fermement à la possibilité de jouir
durant de nombreuses années d'un esprit sain dans un
corps sain, et ils estimèrent que ce résultat désirable
n'était accessible que par la découverte de la substance

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centrale en laquelle se rencontrent toutes les forces et vertus
de la Nature, suivant la route royale et la méthode philosophique.
Ils savaient, en effet, que l'esprit est la plus
céleste, divine, pure, subtile, immortelle, omnisciente partie
de l'homme, étant susceptible de recevoir Dieu. Mais
ils savaient également que le corps, son atelier défraîchi
de frêle argile, assombrit ses mouvements, affaiblit ses
pouvoirs, et l'empêche de s'épanouir d'une manière qui
soit digne de lui. Ils savaient qu'il fallait trouver moyen
d'amoindrir toute superfluité, de mûrir toutes imperfections,
de fortifier toutes choses faibles, d'affermir toutes
choses solides, de sorte que toute la structure puisse jouir
d'une perfection continuelle et indubitable. Mais pour y
parvenir, ils savaient qu'ils devaient posséder une
connaissance détaillée et minutieuse des éléments du
corps humain et de l'univers en général. Avant de pouvoir
découvrir la cause de la perfection, ils devaient d'abord
étudier la nature des éléments. Les Sages s'aperçurent que
le moyen d'atteindre leur but était une solide connaissance
des arts et sciences physiques. Après avoir conçu dans
leur esprit une idée Divine des relations de l'univers dans
son ensemble, ils sélectionnèrent parmi le restant une certaine
substance, de laquelle ils cherchèrent à découvrir les
éléments, à les désunir et les purifier, pour enfin les
réunir à nouveau d'une manière suggérée par une profonde
et pénétrante observation de la Nature. Ils obtinrent de
la sorte un corps dénué de toutes imperfections et impuretés,
lequel, décelé par leur action prudente et une juste
déférence envers les temps et les saisons, apporte non seulement
santé à leur nature physique mais aussi très
grands plaisirs et instruction à leur esprit. Ces faits furent
révélés pour la première fois par Hermès Trismégiste en
sa fameuse Table d'Émeraude, et la vérité de cette assertion
est confirmée par le témoignage unanime de l'antiquité,
et le consensus de tout ce qu'à toutes les époques on
a compté comme hommes des plus célèbres. Que l'aspiration
de notre art ne soit point rêve Utopique est prouvé

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par les innombrables et stupéfiantes métamorphoses que
partout la Nature exhibe quotidiennement. Les Sages ont,
en vérité, volontairement dissimulé leur pensée sous un
voile d'obscures paroles, mais leurs écrits sont suffisamment
clairs pour qu'il en ressorte que la substance dont ils
parlent n'est pas d'un genre spécial, mais général, et qu'elle
est donc contenue dans les animaux, les végétaux, et les
minéraux. Il serait toutefois peu sage d'emprunter une
route détournée alors qu'il y a plus court chemin; et ils
disent que cette substance ne pouvant être trouvée dans
les royaumes animal et végétal qu'avec grandes difficultés,
et au prix d'un immense labeur, mieux vaut se tourner
vers les entrailles de la terre où elle réside à portée de nos
mains. Il s'agit de la matière que les Sages ont convenu de
nommer Mercure ou Vif-argent. Notre Vif-argent est de
fait réellement substance vivante, ainsi dite non parce
qu'elle est extraite du cinabre mais parce qu'elle est tirée
des métaux eux-mêmes. Si le Mercure commun est débarrassé
par la fixation de ses superfluités grossières, volatiles,
et aqueuses, il peut, à l'aide de notre Art, acquérir la
pureté et la vertu de cette substance dont nous parlons. Et
comme ce Mercure est la base métallique et la substance
première, on peut le trouver dans tout métal quel qu'il
soit. D'autres hommes avisés, érudits et sagaces, qui en
examinant les écrits des Sages ne prêtèrent point attention
à ce fait, gaspillèrent à la fois leur temps et leurs efforts.
Rien ne contribue plus à une rapide compréhension de
notre secret que connaître notre substance première, puis
l'espèce distinctive de minéral constituant le sujet d'investigation
du Philosophe. Vous devez savoir que la terre est
la mère des éléments, et que leurs dispositions et mélange
proportionné sont ce qui constitue la différence entre un
genre et un autre. Deux de ces éléments, à savoir le feu et
l'eau, sont actifs, et deux autres, terre et air, sont passifs.
Le feu et l'eau s'efforcent de s'unir à la terre mais n'y peuvent
parvenir qu'au moyen des qualités qu'ils ont en commun
avec elle, i.e., la sécheresse dans le cas du feu et la

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froideur dans le cas de l'eau. Ainsi feu et eau s'introduisent-ils
dans la terre au moyen de leurs sécheresse et froideur,
et dans l'air au moyen de leurs chaleur et humidité.
Or, selon que la terre est plus ou moins sèche ou froide,
son centre sera occupé ou par le feu ou par l'eau, tandis
que l'autre élément actif sera confiné à sa périphérie.
Dans le premier cas, la chaleur ou sécheresse infuse du
feu étant invisible et intangible, et résidant pour ainsi
dire au coeur de la terre, elle échappera à l'observation,
mais l'humidité de l'eau, étant plus tangible et plus
proche de la surface, sera plus aisément remarquée. La
surface de ce composé sera donc aqueuse, froide et sèche;
et telle est la substance communément appelée vif-argent.
Mais l'on doit garder à l'esprit que nous n'avons pas tenu
compte de l'air qui entoure et, pour ainsi dire, adhère à la
terre en laquelle feu et eau se battent pour la domination.
Si le feu conquiert l'eau, il étendra son action à l'air avec
lequel il a en commun la chaleur, et la force exubérante de
leurs chaleurs réunies asservira l'humidité de l'air, et lui
imprimera une nouvelle forme de sécheresse excessive. La
prépondérance du feu fera que la couleur de cet élément
teintera la substance toute entière, et nous obtiendrons de
la sorte ce qui est communément appelé soufre. Mais si
l'eau (dans la terre) soumet le feu, elle s'insinuera dans
l'air par le biais de son humidité, et asservira la chaleur de
l'air; ceci dit, comme c'est une propriété du froid que de
congeler, et que ce froid a été accru par celui de la terre, il
en résultera une substance d'une blancheur de glace que
l'on nomme sel. Ces trois (Mercure, Soufre, Sel) sont
inévitablement les substances premières de tous les minéraux,
et tout minéral doit être engendré de l'un d'entre
eux, ou de deux, ou d'eux tous. Mais les minéraux ne se
composent pas de sel, soufre et mercure, comme s'il s'agissait
de parties introduisant la forme, ainsi que l'ont vainement
supposé certains érudits. Car, dans ce cas, de tels
minéraux recevraient nécessairement l'une ou plus de ces
formes de manière successive avant de pouvoir en revêtir

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LE THEATRE
DE
L'ASTRONOMIE TERRESTRE
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LE THEATRE DE L'ASTRONOMIE TERRESTRE

De nombreux livres ont été rédigés sur l'art de l'Alchimie, lesquels, en vertu de la multiplicité de leurs allégories,
énigmes et paraboles, égarent et déconcertent tous
les étudiants sérieux; et la cause de cette confusion est le
grand nombre et la non moins grande diversité de noms
qui tous signifient et mettent en avant une seule et même
chose. Pour cette raison, je me suis décidé à démêler et
défaire tous les noeuds difficiles des anciens Sages. Je parlerai
tout d'abord des inventeurs et restaurateurs de cet
Art; deuxièmement, de la conversion réciproque des éléments,
et de la manière dont est engendrée la substance
des métaux par la prédominance d'un élément; troisièmement,
je montrerai l'affinité et l'homogénéité des métaux,
engendrés dans les entrailles de la terre, leurs sympathies
et antipathies, suivant la pureté et impureté de leurs
Soufre et Mercure; et que puisque les métaux se composent
de Soufre et de Mercure, ils peuvent nous fournir la
matière première de l'Elixir; 4°, la préparation de l'eau
Mercurielle; 5°, la conversion du Mercure préparé en terre
Mercurielle; 6°, l'exaltation de l'eau Mercurielle; 7°, la
solution de l'or par l'eau Mercurielle; 8°, la préparation de
l'eau ou Lune des Sages; 9°, la conjonction du soleil et de
la lune; 10°, la noirceur, ou Tête du Corbeau, grâce à
laquelle la solution et copulation du Soleil et de la Lune
toutes deux s'effectuent; 11°, la queue du paon; 12°, la
Teinture blanche; 13°, le parfait Élixir rouge. Cet Art étant
donné par Divine inspiration, et comme un secret révélé

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d'En Haut, nous implorons l'aide de Dieu à chaque étape
de notre oeuvre, la plus importante comme la moins conséquente,
car Lui seul possède le pouvoir d'offrir ou refuser
cette connaissance à qui Il lui plaît. Aucun autre que Dieu
seul ne peut se glorifier de pouvoir ouvrir les yeux et dissiper
les ténèbres des mystères naturels, de sorte que bien
que vous ne puissiez comprendre les choses les plus évidentes
sans Son aide, vous pénétrerez toutefois les
Arcanes les plus obscurs s'Il vous dispense la lumière. Je
vais maintenant parler des hommes illustres qui, avant et
après le Déluge, ont découvert et instauré l'Art chimique.

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CHAPITRE PREMIER
Des Inventeurs et Restaurateurs de cet Art.

Tous les Sages admettent que la connaissance de cet Art fut tout d'abord transmise à Adam par l'Esprit
Saint, et Il prophétisa, avant comme après la Chute, que le
monde devrait être renouvelé, ou plutôt purifié, par l'eau.
Ses successeurs érigèrent en conséquence deux tables de
pierre sur lesquelles ils gravèrent un abrégé de tous les
arts physiques, afin que cet arcane puisse être connu de la
postérité. Après le Déluge, Noé trouva l'une de ces tables
au pied du Mont Ararat. D'autres disent que la connaissance
de cet Art fut restaurée par Hermès Trismégiste,
dont l'esprit était un trésor de tous les arts et toutes les
sciences; et les alchimistes sont toujours nommés fils
d'Hermès. Bernard de Trévise affirme que ledit Hermès
vint dans la vallée d'Hébron et là trouva sept tables de
pierre, sur lesquelles avait été gravé avant le Déloge un
résumé des sept Arts libéraux; car ce même Hermès prospérait
avant comme après le Déluge, et on l'identifie à
Noé. Puis cet Art trouva son chemin jusqu'en Perse, Egypte
et Chaldée. Les Hébreux le nommèrent Cabbale, les
Perses Magie et les Égyptiens Sophia, et il était enseigné
en même temps que la Théologie dans les écoles; il était
connu de Moïse, d'Abraham, de Salomon, et des Mages
qui vinrent de l'Est visiter le Christ. La Magie tire son origine
de la doctrine du Divin Ternaire et de la Trinité de
Dieu. Car Dieu a estampé et scellé toutes choses créées de
ce caractère de Trinité, comme une sorte d'écriture hiéroglyphique,

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au moyen de laquelle Sa propre nature puisse
être connue. Car le chiffre 3 et le chiffre magique 4 donnent
le chiffre parfait 7, siège de nombreux mystères. Et
considérant que le Quaternaire repose sur le Ternaire, il
s'agit d'un chiffre qui se tient à l'horizon de l'éternité, et
dévoile tout ce qui en nous est lié à Dieu, incluant donc
Dieu, les hommes, et toutes choses créées ainsi que tous
leurs mystérieux pouvoirs. Ajoutez trois et vous obtiendrez
dix, qui marque le retour à l'unité. Par cet arcane se
conclut toute connaissance des choses cachées que Dieu,
par Sa parole, a révélées aux hommes qui avaient Sa
faveur, afin qu'ils puissent avoir une véritable conception
de Lui. Et voici la figure nommée sphère du Ciel.

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Ladite sphère se compose d'un cercle, cercle représentant la Trinité de la Déité dans l'unité, Dieu avec trois
têtes et une couronne, surmonté par un triangle, entouré
d'un arc-en-ciel, avec plus haut le soleil et la lune. La première
couleur de l'arc-en-ciel, sur lequel Dieu est assis, est
le noir, avec le signe de Saturne; la seconde est bran
sombre, avec le signe de Jupiter; la troisième rouge, avec
le signe de Mars; la quatrième verte et jaune, avec le

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signe du Soleil; la cinquième, verte, avec le signe de
Vénus; la sixième jaune, verte, blanche et rouge, avec le
signe de Mercure; la septième, d'un gris argenté, avec le
signe de la Lune, et du jaune dessous.

Ses pieds sont placés sur le globe terrestre, où se trouvent des animaux et des collines, ainsi qu'un homme
blanc et brun dont les yeux sont bandés - et entre les pieds
de ce dernier se tient un oeuf.

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CHAPITRE SECOND
De la Conversion Réciproque des Éléments; comment un élément prédomine sur un autre; d'où qu'est engendré la substance des métaux.

Geber, Morien, et d'autres Sages ont déclaré que la conversion d'un élément en un autre était une opération
très nécessaire à la composition de la Pierre: convertissez
les éléments, et vous obtiendrez ce que vous cherchez. Il
existe quatre éléments, l'air, l'eau, le feu, la terre, et leurs
quatre qualités, le chaud, le froid, l'humide et le sec. Deux
sont actifs, l'air et le feu, et deux sont passifs, l'eau et la
terre. Deux sont légers, et deux sont lourds. Deux qualités
contradictoires ne sont unies que par le fait d'une troisième.
Le chaud et le sec ne sont pas contradictoires, et forment
donc l'élément air; le froid et le sec ne sont pas
contradictoires, et donnent la terre; pas plus que le froid
et l'humide qui constituent l'eau: mais le chaud et le froid
ne s'unissent que par le biais d'un agent intermédiaire, à
savoir le sec, car autrement ils se détruisent l'un l'autre
D'où que chaud et froid soient unis et séparés par là
constriction et l'humectation; simple génération et naturelle
transmutation sont dues à l'opération des éléments
Car ces éléments qui conquièrent l'or engendrent ce qui
est chaud. Il est clair que toutes choses sont engendrées
par la chaleur et le froid; et tous les éléments doivent
appartenir au même genre, sinon ils ne pourraient agir
l'un sur l'autre. Après avoir créé la matière des métaux, à
savoir le Mercure vivant, la Nature lui ajoute une qualité

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**** A T T E N T I O N ****

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CHEZ LE MEME EDITEUR:

ALCHIMIE ALTUS - Mutus Liber (Planches remises dans leur ordre véritable
par Patrick Rivière dans sa Préface).
BARCHUSEN Jean-Conrad - Traité Symbolique de la Pierre
Philosophale.
ENAJ - Arcanum (Précieux petit dictionnaire alchimique).
MURIEN Petri et SAINT-CLAIR Eric - L'Aura Bleue du
Mercure Alchimique (Or Potable, Mercure Alchimique et
Huiles Métalliques).
PARACELSE - Le Livre de la Rénovation et de la Restauration.
ROSSELLET François - La Chrysospagyrie (1582 - Secret de
fabrication de l'Or Potable).

MAGIE FRATER ISRAFEL - Créez votre propre Système Magicke.
LE GRIMOIRE SECRET DE TURIEL - (L'un des très rares
textes consacrés aux Esprits Olympiques).
LE LIVRE DU RASSEMBLEMENT DES FORCES - (La
Magie Énochienne de la Golden Dawn).

OCCULTISME CROWLEY Aleister
- Liber LXXXI. Le Tao Teh King.
- Le Yih King.


PROPHETIES PHAURE Jean - Les Portes du 3e Millénaire. Les astres, les
prophéties et la fin de l'histoire.

RANDOLPH Pascal Beverly - Le Grand Procès de l'Amour Libre.
- Seership ! Le Miroir Magnétique.
- The Unveiling ou ce que je pense du Spiritualisme.

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RENCONTRES EXTRATERRESTRES DIBITONTO Giorgio - Anges en Astronef.
TUELLA - Projet Évacuation.
COMMANDANT X - L'ultime Complot.

SOCIETES SECRETES HUTIN Serge - Gouvernants Invisibles et Sociétés Secrètes
(1ère édition "J'ai Lu", 1971).

SPIRITUALITE AMO - Le reportage de première main d'un Initié de l'un des
sites désignés de la Grande Fraternité Blanche, sur le Toit du
Monde.
FRERE PHILIP (George HUNT WILLIAMSON) - Le Secret
des Andes.

YOGA VARAGNAT Jean
- Les Hauts Pouvoirs Psychiques (1ère édition "Dangles", 1946).
- Les Hauts Pouvoirs Spirituels par la Pratique du YOGACARA
(1ère édition "Dangles", 1964).



ET DE NOMBREUX OUVRAGES EN PREPARATION
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Achevé d'imprimer par Évidence au Plessis Trévise, octobre 1995 Numéro d'imprimeur: 007
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LES ECRITS ALCHIMIQUES
"J'ose espérer que ma vie et ma personne deviendront suffisamment
connues de la postérité pour que je sois compté
parmi ceux qui souffrirent beaucoup par amour de la vérité."
Telles sont les paroles d'Edward Kelly, mais son souhait
ne se réalisa point. Jusqu'à nos jours, beaucoup l'ont
simplement considéré comme un notaire frauduleux.
Kelly passe pour être né à Worcester le 1er août 1555. A
l'âge de dix-sept ans, l'on pense qu'il entra à Oxford mais
son séjour s'y terminera brutalement. Ses méfaits furent
nombreux, et il advint même qu'on lui coupa les oreilles
en guise de châtiment. Toutefois, l'on dit qu'il fut un pharmacien
doué, et c'est par ce biais qu'il acquit une certaine
compétence en chimie.
Malgré ces bruits, Kelly était considéré comme une personne
habile. On sait qu'il entra au service de l'Empereur
Rodolphe II et fut fait chevalier en récompense de son travail
dans le domaine Alchimique. L'on prétend que sa
connaissance du Secret du Grand Oeuvre viendrait du
Livre de Saint Dunstan. Les données qu'il accumula sont
très difficiles à retrouver ailleurs. A.E. Waite accomplit
une tâche considérable en présentant ce travail au lecteur.
Il est désormais possible de consulter la Pierre des Philosophes,
la Voie Humide et le Théâtre de l'Astronomie Terrestre.


Illustration couverture: Edward Kelly "True and Faithful
Relation" J. Lilly et M. Casaubon.
ISBN 2-910401-21-9 115 FF.

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