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Réfer. : AL0603
Auteur : J. LEFEBVRE DESAGUES
Titre : Introduction à Jean d'Espagnet.
S/titre : La Philosophie Naturelle Restituée.
L'Oeuvre Secret de la Philosophie d'Hermès.
Editeur : E.P Denoël.
Date éd. : 1972 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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Déjà parus dans la collection
Bibliotheca Hermetica:
Nicolas FLAMEL. LE LIVRE
DES FIGURES HIEROGLYPHI-
QUES suivi d'oeuvres diverses,
présentation et introduction de
René Alleau.

Louis FIGUIER. L'ALCHIMIE
ET LES ALCHIMISTES.

Alfred MAURY. LA MAGIE ET
L'ASTROLOGIE.

Marcus MANILIUS. LES ASTRO-
LOGIQUES OU LA SCIENCE
SACREE DU CIEL, introduction
et notes de René Alleau.

Eyrénée PHILALETHE. L'EN-
TREE OUVERTE AU PALAIS
FERME DU ROI, traductions,
variantes et notes bibliographi-
ques de Maxime Préaud.

LA LUMIERE SORTANT PAR
SOI-MEME DES TENEBRES,
traduction et présentation de
Bernard Roger.

Comte de SAINT-GERMAIN.
LA TRES SAINTE TRINOSO-
PHIE.

Limojon de SAINT-DIDIER.
LE TRIOMPHE HERMETIQUE
introduction et notes d'Eugène
Canseliet.

LAMBSPRINCK.
TRAITE DE LA PIERRE PHI-
LOSOPHALE, traduction et
notes Bernard Roger.

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BIBLIOTHECA HERMETICA
ALCHIMIE - ASTROLOGIE - MAGIE



Collection dirigée par René Alleau
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BIBLIOTHECA HERMETICA

pict UCUN spécialiste ne conteste plus
l'importance de la Magie dans les anciennes civilisations. La Mésopo- tamie, l'Egypte, l'Inde, le Mexique, le Pérou, la Chine, le Japon et même
le Moyen Age européen ne peuvent révéler les
secrets de leurs arts, ni les principales étapes
de leur histoire culturelle si l'on ignore les cou-
tumes et les usages magiques sur lesquels furent
fondées leurs principales institutions ou qui
subsistèrent pendant des millénaires dans leurs
moeurs, à peine changées par l'évolution des
religions.
L'Homo divinans, l'homme magique, le « de- vin » a précédé l'Homo faber, l'« artisan »,
l'homme technique et le savant des temps
modernes. Entre ces deux tendances s'est déve-
loppée une opposition fondamentale, si nom-
breux qu'eussent été les échelons intermédiai-
res. Ainsi, au XIXe siècle, age du positivisme,
la censure rationnelle a-t-elle exclu et rejeté
dans l'ombre des « sciences occultes » ce qui
aurait été plus justement désigné sous le nom
d'« arts magiques traditionnels ». En effet,
la Magie fut la source commune de l'Astrologie,
de l'Alchimie et de toutes les pratiques qui leur
furent plus ou moins directement associées
dans les anciennes sociétés de type traditionnel,
Il n'aura pas fallu moins de cent ans de tra- vaux d'érudition et de recherches historiques,

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6. Bibliotheca Hermetica
de fouilles archéologiques et d'enquêtes ethno-
logiques, pour découvrir que les conceptions du
positivisme et du « scientisme » du XIXe siè-
cle, n'étaient pas moins fausses que celles des
« occultistes » en ce qui se rapportait aux arts
magiques et aux civilisations dites « primi-
tives ».
En réalité, ceux-ci et celles-là ne peuvent être séparés de la notion de tradition qui fonde, en
des sociétés souvent plus complexes que les
nôtres, la transmission initiatique d'un savoir
ésotérique, l'ordre des institutions, la hiérar-
chie des valeurs des collectivités et jusqu'au
moindre détail de la vie quotidienne.
Ainsi s'est-on aperçu qu'il est impossible d'interpréter ces connaissances, ces pratiques
et ces structures sociales en fonction de nos
systèmes de référence. Il faut changer notre
mentalité comme notre logique afin de mieux
comprendre d'autres hommes, tout aussi « évo-
lués » que nous, mais qui ont donné des
réponses entièrement différentes des nôtres aux
problèmes posés par la nature et par leurs
rapports avec l'univers.
Dans cette perspective élargie, l'antique ma- gie n'apparaît plus comme une « préfiguration
de notre science expérimentale » avec laquelle,
en fait, elle ne présente aucun rapport. On
sait maintenant qu'il faut étudier, alchimique-
ment l'alchimie et non plus chimiquement,
astrologiquement l'astrologie, magiquement la
magie, ce dont le simple bon sens aurait dû
suffire à nous persuader. A la notion de « faus-
ses sciences » tend à présent à se substituer

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Bibliotheca Hermetica 7.
la conception d'un savoir traditionnel, essen-
tiellement ésotérique et symbolique, que ren-
dent manifeste des arts et des pratiques, un
langage et des images dont la valeur poétique
nous dispense d'une critique scientifique arbi-
traire et inadéquate, par rapport à leurs objets
et à leurs buts.


Un retour aux sources des arts hermétiques
traditionnels.

En fonction de cet état actuel des recherches il nous a semblé nécessaire de présenter au pu-
blic une collection constituée par deux types
d'ouvrages. Le premier, d'un propos historique
général et d'une exposition du sujet aisément
accessible, rappellera l'essentiel de ce qu'il faut
savoir sur les arts magiques étudiés et sur leurs
principaux maîtres connus. Le second répondra
à des besoins d'information documentaire du
lecteur en lui offrant de nouvelles éditions cri-
tiques de textes anciens devenus introuvables
en librairie, suivies des renseignements biblio-
graphiques indispensables à des études ulté-
rieures plus détaillées. Si nous ne prétendons
pas constituer ainsi tout l'appareil critique
nécessaire à des publications scientifiques pro-
prement dites, du moins avons-nous chargé des
spécialistes compétents de préparer et de revoir
les ouvrages à paraître, en comparant les dif-
férentes versions des éditions anciennes. Ces
travaux, longs et difficiles, ne peuvent être par-
faits mais ils ont été entrepris et ils seront pour-

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8. Bibliotheca Hermetica
suivis avec toute la sérieuse attention qu'ils exi-
gent. Ainsi espérons-nous que cette collection
encyclopédique des chefs-d'oeuvre de l'hermé-
tisme contribuera utilement à une connaissance
plus exacte et plus juste du sens et de la valeur
de l'enseignement traditionnel de l'Alchimie,
de l'Astrologie et de la Magie, lequel ne pré-
sente aucun rapport avec les confusions et les
erreurs de l'« occultisme » et du « scientisme »
des temps modernes.

RENE ALLEAU.
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BIBLIOTHECA HERMETICA


Alchimie
pict
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Jean d'Espagnet
L'O E U V R E S E C R E T de L A P H I L O S O P H I E D'H E R M E S précédé de L A P H I L O S O P H I E N A T U R E L L E R E S T I T U E E

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INTRODUCTION ET TRADUCTION NOUVELLE DE J. LEFEBVRE DESAGUES

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E. P. DENOEL
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INTRODUCTION
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(c) 1972 by E. P. DENOEL -- PARIS.
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On sait peu de choses de la vie de Jean d'Espagnet. Probablement natif de Saint-Emi-
lion, il fut installé en 1600 président au Parle-
ment de Bordeaux sans dispense d'âge, ce qui
indique qu'il était né avant 1560 (1). La légende
selon laquelle il aurait joué, jeune magis-
trat, un rôle « patriotique » lors des trou-
bles qui marquèrent la Ligue à Bordeaux, vers
1595, n'est qu'un vague souvenir. En 1609, il
fut envoyé par ordre de Henri IV en Labourd,
dans le pays basque, afin d'y « réprimer » une
épidémie de sorcellerie, bien connue par le rap-
port à la fois triomphal, sanguinaire et gogue-
nard qu'en fit son adjoint Pierre de Lancre,
dans son livre Tableau de l'inconstance des
mauvais anges, 1610.
Ce de Lancre est le type du bureaucrate borné mais se piquant de bel esprit: s'il attri-
bue, non sans ombre de raison, la fréquence de


1. J. Maxwell, Un magistrat hermétiste, Jean d'Espa- gnet, président au Parlement de Bordeaux (discours pro-
noncé à l'audience solennelle de rentrée le 16 octo-
bre 1896), Bordeaux, in-8°, 1896. Cette notice est
d'autant plus précieuse que son auteur est le même qui
devait faire le point de quelques-unes des questions les
plus complexes de l'hermétisme, dans un langage acces-
sible à tous mais jamais inadéquat (cf. La Divination,
Paris 1927, La Magie, Paris, 1931).

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16. Introduction
la sorcellerie au pays basque à la solitude des
femmes abandonnées par les marins de la
« grande pêche », il voit aussi une preuve de la
présence de Satan dans le regard « pétillant »
et la « fascination » des oeillades décochées
par les Basquaises, oeillades auxquelles, de son
propre aveu, il fut loin de rester insensible le
temps que dura sa dictature (de mai à août).
Il évoque avec nostalgie leurs « cheveux au
vent », où le soleil forme « d'ardents éclairs ».
Sa dictature, et non celle de d'Espagnet. Dans
les pages vengeresses qu'il consacre à cette
affaire (70 sorcières « condamnées » sinon tou-
tes exécutées, plusieurs centaines d'autres figu-
rant seulement comme témoin), Michelet a
omis de « dégager » la responsabilité du magis-
trat principal (1). Car de Lancre, simple « conseil-
ler », mais déjà redoutable auteur d'un Traité
de l'Inconstance Universelle (1605) où il appli-
que toutes les ressources de la rhétorique pré-
cieuse à des lieux communs de morale pseudo-*
stoïcienne assaisonnée de christianisme, fut mys-
tifié seul par d'aimables effrontées, qui, en
échange de la vie sauve -- et du supplice de
quelques vieilles -- le persuadèrent que le Dia-
ble avait assisté à une messe noire dans sa propre
chambre d'hôtel! Mais d'Espagnet le quitta très
vite, pour aller régler des problèmes de juri-
diction frontalière avec l'Espagne, fit même
un voyage à Madrid à cette occasion, et, en


1. Michelet, La Sorcière, éd. de 1862, pp. 220 et sq.
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Introduction 17.
tout cas, arrêta net la procédure à son retour.
Le livre de de Lancre témoigne au demeurant
d'une tentation inquisitoriale, appuyée sur une
érudition à distance des plus bouffonnes, mais
qui n'a pas trouvé le champ de s'exercer:
d'Espagnet en fut quitte pour rappeler les
mérites littéraires (?) de son trop zélé second
en lui adressant ce sonnet:

« Pour te montrer constant à traiter l'Incons-
[ tance Lancre, tu nous fais voir les changements divers
Des bizarres Démons, hôtes de l'Univers,
Par ce second tableau que tu peins à la France.

Mais quoi? ne vois-tu pas combien peu de
[ constance On te donna, voyant sur le bord des Enfers
Les ombres voltiger de ce peuple pervers
Desquels tes jugements ont fait juste
[ vengeance.
Et maintenant tu sais par un contraire sort
Que l'immortalité succède à cette mort
Ta plume leur donnant une immortelle vie;

Et pour un second mal tu feras naître ainsi
Mille et mille sorciers des cendres de ceux-ci,
Qui pour revivre auront de même mort envie. »

Ce sonnet, d'ailleurs bâclé (et unique à ce jour sous la plume de son auteur), bien que son

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18. Introduction
premier vers évoque pour les lettrés les admi-
rables Stances à l'Inconstance d'Etienne
Durand, qui sont à peu près contemporaines,
n'est peut-être pas empreint de « l'ironie » que
voulait y trouver J. Maxwell, docteur utrius-
que casus. Mais il est à tout le moins désin-
volte: de Lancre n'eût brûlé personne qu'on
n'eût pu s'en moquer de plus haut.
D'Espagnet est aussi l'auteur du poème latin qui ouvre la compilation de de Lancre, poème
intitulé Pancratium Sortilegorum (« Le Pugilat
vainqueur des Sorciers ») et qui décrit la
grande affaire de « l'épidémie » du Labourd,
à savoir les danses luxurieuses du sabbat, en
équivalences mythologiques (Suas habet Vene-
res Pluto...), dans un style assez sommaire et
sur des mètres faiblement imités d'Horace.
Cette rhapsodie évoque davantage, malgré quel-
ques exclamations indignées contre le « cri-
me » et la « souillure » de la fête diabolique,
la vision fantaisiste qu'en donnera Gillot au
début du XVIIIe siècle, que la planche juste-
ment célèbre et « analytique » placée par
Ziarnko en frontispice du livre de de Lancre.
Ce tribut payé à la magistrature « huma- niste » et répressive, d'Espagnet fut appelé
à une autre activité: comme tour à tour chaque
président du Parlement, il dut aller diriger la
« Chambre de l'Edit », tribunal composé mi-*
parti de catholiques, mi-parti de protestants,
qui connaissait des causes impliquant des fidè-
les des deux confessions. La Chambre en ques-

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Introduction 19.
tion siégeait à Nérac, ancienne Cour Royale
du Béarn; d'Espagnet mit à profit cette « cor-
vée » (le mot est de Maxwell) pour rédiger un
Traité de l'Instruction d'un jeune Prince,
adapté de divers auteurs latins, où il y a de
la fermeté et une certaine largeur de pensée,
plutôt que de l'originalité, et où il veut que
l'éducation soit à la fois morale, intellectuelle
et physique. Il le publia en 1610, accompagné
d'une version peu critique du Rosier des Guer-
res, le célèbre texte de l'érudit Pierre Choinet,
par lui faussement attribué à Louis XI, et
dont d'Espagnet affirma avoir retrouvé à Nérac
un manuscrit original. Mais le Rosier des Guer-
res avait déjà été publié en 1523.
De la préface des travaux hermétiques de d'Espagnet, auxquels nous arrivons, il est
permis de conclure qu'il se démit volontaire-
ment de sa charge dans une période troublée.
Mais rien d'autre, sinon des conjectures: Bor-
deaux aurait subi le contrecoup des soulè-
vements nobiliaires et huguenots qui séparent
les états généraux de 1614 de l'entrée au
conseil de Richelieu (1624), soulèvements qui
agitèrent surtout le Midi, et qui gravitèrent,
en quelque sorte, autour de la tentative de
La Rochelle de se constituer dès 1620 en répu-
blique indépendante. Les termes employés par
d'Espagnet pour décrire l'accusation qu'il
repousse (transfugam patriarum legum et publi-
corum numerum) relèvent de l'emphase ora-
toire. Il commence par évoquer sa « désertion »


**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

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B I B L I O T H E C A H E R M E T I C A
Une collection encyclopédique illustrée des chefs-d'oeuvre de l'alchimie, de l'astrologie et de la magie.
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OUVRAGES PUBLIES:

NICOLAS FLAMEL.
Le Livre des Figures Heéroglyphiques. Le Désir Désiré. Le Sommaire Philosophique. Introduction de René Alleau. Etude biographique et historique par Eugène Canseliet. Textes, variantes, glossaire et notes bibliographi- ques par Maxime Préaud.
LOUIS FIGUIER.
L'Alchimie et les Alchimistes. Avant-propos et notes de René Alleau.
ALFRED MAURY.
La Magie et l'Astrologie.
MARCUS MANILIUS.
Les Astrologiques ou la Science Sacrée du Ciel. Introduction et notes de René Alleau. Traduction nouvelle et notes bibliographiques de Maxime Préaud.
EYRENEE PHILALETHE.
L'Entrée ouverte au Palais Fermé du Roi. Traduction nouvelle et notes bibliographiques de Maxime Préaud.
COMTE DE SAINT-GERMAIN.
La très Sainte Trinosophie. Traduction intégrale du manuscrit unique de la biblio- thèque de Troyes. Introduction de René Alleau.
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MARC ANTONIO CRASSELLAME
La Lumière sortant par Soi-même des Ténèbres. Introduction et notes bibliographiques de Bernard Roger. Commentaires de Bruno de Lanzac.
LIMOJON DE SAINT-DIDIER.
Le Triomphe Hermétique Lettres aux Vrais Disciples d'Hermès. Epître d'Aristée. Introduction et notes d'Eugène Canseliet, précé- dées du Mutus Liber avec une hypotypose de Magophon.
LAMBSPRINCK.
Traité de la Pierre Philosophale suivi de
MATHURIN EYQUEM DU MARTINEAU
Le Pilote de l'Ond Vive. Traduction et notes bibliographiques de Bernard Roger.
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TABLE

Introduction par J. Lefebvre-Desagues 13
La Philosophie naturelle restituée .... 27
L'Oeuvre secret de la philosophie
d'Hermès............................. 109
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Achevé d'imprimer sur les Presses de l'Imprimerie
Carlo Descamps D. L. 1er trimestre 1972 - N° d'Edition: 168
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Jean d'Espagnet, président au Parlement de Bordeaux est au XVIIe siècle, avec Lascaris et Philalèthe, l'un des trois Adeptes connus auxquels la tradition hermétique attribue la science intégrale du Grand Oeuvre et la possession de la Pierre philosophale.
L'Oeuvre secret de la Philosophie d'Hermès, dont le président d'Espagnet est incontestablement l'auteur, comme l'établit en 1664 le savant historien Olaüs Borrichius, lors d'une enquête à Bordeaux auprès du fils de l'Adepte lui même conseiller au Parlement et hermétiste, est l'un des traités magis- traux les plus rares et l'un des joyaux de l'enseignement alchimique. Publié en 1623, en latin, avec "Le Traité de la Philosophie naturelle restituée", sa seule traduction était déjà introuvable au XVIIe siècle.
La présente édition comble ces deux lacunes et la traduction nouvelle de J. Lefebvre-Desagues apporte pour la littérature hermétique, un instrument de travail indispensable à leurs re- cherches.

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