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Réfer. : AL0805
Auteur : Wilhem Ganzenmüller.
Titre : L'Alchimie au moyen âge.
S/titre : Aux frontières de l'impossible.

Editeur : Bibliothèque Marabout.
Date éd. : 1974 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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------------------- WILHEM GANZENMULLER
L'ALCHIMIE AU MOYEN AGE -------------------
Traduction française de G. Petit-Dutaillis
Révision, mise à jour, introduction et notes de Robert Delhez


bibliothèque marabout image ------------------------
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bibliothèque marabout

Collection dirigée par Jacques Dumont
et Jean-Baptiste Baronian.

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(C) Editions Aubier-Montaigne, Paris, 1939 et pour la présente
édition, marabout s.a., Verviers (Belgique), 1974.

Toute reproduction d'un extrait quelconque de ce livre par
quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie
ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l'éditeur.

Le présent récit étant une oeuvre de pure fiction, toute
ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait
due au seul hasard. * Les collections marabout sont éditées
et imprimées par marabout s.a., 65, rue de Limbourg
B-4800 Verviers (Belgique). * Le label marabout, les titres
des collections et la présentation des volumes sont déposés
conformément à la loi. * Correspondant général à Paris
INTER-FORUM, 13, rue de la Glacière, 75 - 624 - Paris
Cedex 13. * Distributeur exclusif pour le Canada et les
EtatsUnis: A.D.P. inc., 955 rue Amherst, Montréal, 132
P.Q. Canada. * Distributeur en Suisse: Diffusion SPES,
39, route d'Oron, 1000 Lausanne 21.
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Introduction

L'alchimie est un autre monde. Un monde d'avant les
machines et le capitalisme, où il nous est devenu difficile
de pénétrer. Un monde qui, malgré cela -- si ce n'est à
cause de cela -, fascine aujourd'hui beaucoup d'entre nous.
Depuis un siècle surtout, les explorateurs s'y sont succédé, de plus en plus nombreux, de mieux en mieux
équipés, et les spécialistes commencent à s'y reconnaître.
Pour un premier voyage d'agrément, mieux vaut se munir
d'un guide commode et sûr: l'ouvrage de Ganzenmüller
en est un, parmi les plus connus; sa version française
n'était plus disponible depuis longtemps; la voici rééditée,
quelque peu remaniée, mise à jour et pourvue de notes
explicatives.
Avant de partir pour ces contrées étranges, il n'est pas inutile de se documenter un peu sur les conceptions, les
moeurs et la langue de leurs habitants, au demeurant divers
et dispersés.

Nous avons tous quelques idées sur le sujet, fussent-elles
imprécises. Depuis un célèbre poème de Rimbaud, les
critiques littéraires nous rebattent les oreilles de l'« alchimie
du verbe »; d'autres parlent de l'« alchimie » qu'opère
le romancier pour transmuer la réalité qu'il observe en
substance romanesque. On veut nous faire entendre qu'est

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à l'oeuvre quelque mystérieuse puissance d'élaboration. Et
il est bien vrai que l'alchimie fut, tout à la fois, une
réflexion et une rêverie sur les transformations de la
matière, alimentées directement ou indirectement par une
attention passionnée prêtée à la nature et à l'homme,
comme par une pratique manuelle effective en laboratoire.
Mais il nous semble aussi que les alchimistes étaient des gens bizarres, ridicules ou peu recommandables. Leur goût
du lucre et des plaisirs ne les poussait-il pas à vouloir
changer le plomb en or; leur fourberie, à faire croire aux
naïfs qu'ils le pouvaient; leur faiblesse d'esprit, à épuiser
leurs forces et leurs ressources en poursuivant des chimères
comme la pierre philosophale, la panacée ou l'élixir de
longue vie ? N'affectaient-ils pas un jargon incompréhensible
? N'allaient-ils pas jusqu'à faire un pacte avec le diable
?
Ces idées-là, comme beaucoup de nos idées toutes faites, viennent du siècle passé. Qui en doute n'a qu'à jeter
un coup d'oeil sur un ouvrage de vulgarisation de l'époque,
par exemple Les merveilles de la chimie, par Martial
Deherrypon (1):

Un souffleur, tel est le nom par lequel le populaire désignait celui qui se livrait aux recherches plus ou moins orthodoxes de l'alchimie, (...) science qui, avec des richesses inépuisables et une santé indestructible, donnait les moyens de prolonger, bien au-delà de ses limites naturelles, la durée de la vie ! (...) Après avoir été cent fois le jouet de mirages toujours décevants, l'alchimiste finissait, un beau jour, par reconnaître l'inanité de ses efforts (...) et, fatalement aussi, par constater l'épuisement complet de ses ressources financières. (...) De cette situation d'esprit à la résolution d'employer les moyens extrêmes, de réussir à tout prix, il n'y avait qu'un pas; et ce pas était bientôt fait: notre homme se donnait au diable.

1. 2e éd., Paris, Hachette, 1873, pp. 2, 3, 5-7, 11.

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INTRODUCTION * 7
Autant le chimiste de nos jours recherche la précision, l'air et la lumière, autant il s'efforce d'obtenir de ses aides l'ordre et la propreté, autant l'alchimiste affectionnait les lieux retirés et s'entourait de mystère. (...) L'unique rayon de lumière, sordidement déversé par une petite lucarne grillagée, éclairait la table sur laquelle étaient étalés les objets les plus essentiels du « grand oeuvre »: c'était un astrolabe et quelques énormes in-folio d'aspect rébarbatif. (...) Par leurs feuillets fatigués (ceux-ci) témoignaient suffisamment du rude travail, de la douloureuse contention d'esprit qui devait courber le front, crisper les doigts du souffleur lorsqu'il essayait, l'infortuné, d'arracher une interprétation quelconque à leurs sentences mystiques, amphigouriques et saugrenues. Certes, cette fièvre de l'or, de la domination, cette avidité de la longue et de la bonne vie, ne sont pas des mobiles qui rendent très intéressante la victime que ces passions torturent; et il semble, au premier abord, bien permis de s'égayer un peu de sa folie. Mais, si l'on considère (...) que le même désastre enveloppe le coupable et les innocents, le fou et sa famille, (...) on se surprend à plaindre le malheureux halluciné.
Bref, tel est pris qui croyait prendre, et tant va la cruche à
l'eau qu'à la fin elle se brise; cela ne pouvait manquer:
contrairement à tout homme bien né des beaux jours du
libéralisme, le malheureux alchimiste n'ignorait-il pas que
l'excès nuit en tout, que l'argent ne fait pas le bonheur,
que là où le soleil entre le médecin n'entre pas, qu'il faut
une place pour chaque chose et chaque chose à sa place ?
Mieux vaut en rire, quitte à verser un pleur sur le sort de
la femme et des enfants. Au pis, ils iront à l'hospice.
Quant au souffleur, sa place est en prison, si c'est un
escroc; à l'asile, si c'est un fou. Ainsi, tout rentre dans
l'ordre. Où irait-on s'il fallait s'efforcer de comprendre une
expérience différente de la sienne ? Sil fallait admettre que
varie bel et bien le rapport de l'homme à son travail, à la

.............................................................
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1. Qu'est-ce que l'alchimie ?


L'image qu'on se fait présentement de l'alchimie ne diffère
pas, dans l'ensemble, de celle qu'en avait donnée la science
du XVIIIe et du XIXe siècles. L'époque du rationalisme
intégral inclinait de façon toute naturelle à considérer les
systèmes et les croyances du moyen âge comme de simples
produits de la superstition et de l'obscurantisme. L'alchimie,
ravalée au rang d'un charlatanisme outrancier, avait
causé dans les domaines économique, intellectuel et spirituel,
de graves dégâts, et la science se devait de les limiter.
Mais cette légitime attitude de combat ne fut pas naturellement
sans influencer le jugement qu'on portait alors sur
toute espèce d'alchimie. Puis, au XIXe siècle, la foi dans
l'alchimie sembla pour toujours éteinte: la polémique devenait
sans objet, et l'on se prit à reconnaître la bonne foi
de certains auteurs. On reconnaissait également que, dans
le domaine de la chimie, on était redevable aux savants du
moyen âge d'un certain nombre de découvertes. Mais le
chimiste de formation scientifique, fermement convaincu
que les corps simples étaient des corps qu'on ne pouvait
réduire à des constituants plus simples et qui n'étaient, par
conséquent, pas susceptibles de transmutation, ce chimiste
ne pouvait avoir aucune bienveillance pour une alchimie
qui prétendait faire de l'or et de l'argent -- corps simples
-- en partant d'autres corps simples. C'est ainsi que se
creusa, au regard de l'opinion du temps, le fossé qui sépare

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la chimie de l'alchimie, fossé qui n'est pas encore comblé
aujourd'hui. En comparaison de la science exacte qu'est la
chimie, l'alchimie apparaissait bien comme un reste de
superstition médiévale, une perversion incompréhensible de
l'esprit, voire comme une duperie consciente de la part des
hommes soutenant cette théorie absurde qu'on peut transformer
en or ou en argent de vils métaux: c'était une
fausse science, se comportant à l'égard de la chimie
comme l'astrologie à l'égard de l'astronomie.
En y regardant de plus près, on s'aperçoit que dans les deux cas, il ne s'agit pas d'établir un simple rapport
d'opposition: ici la science, là la superstition. De même
que les grands astronomes du moyen âge étaient le plus
souvent des astrologues convaincus et regardaient comme
un de leurs devoirs essentiels de prédire l'avenir en partant
de la position des astres, la chimie ne peut, au moyen âge,
se concevoir sans l'alchimie.
Cela résulte déjà de l'étymologie. « Alchimie » n'est autre que « chimie », précédé de l'article arabe al: comme
il sera indiqué dans le chapitre suivant, l'alchimie nous est
venue des Arabes, à travers l'Espagne mauresque. « Alchimie
», attesté en français dès le XIIIe siècle, sous les formes
alkimie et alquemie, a été emprunté à l'espagnol alquimia,
dérivé directement de l'arabe al-kimiya, qui signifie « la
pierre philosophale ».
Mais d'où vient kimiya ? Et quel est le sens primitif de la racine du mot ? Les érudits ne sont pas unanimes sur ce
point, qui restera sans doute toujours assez obscur. Voici
l'explication la plus probable. L'alchimie arabe est fille de
l'alchimie gréco-égyptienne. Or il existe en grec ancien un
verbe cheein, qui veut dire « verser, répandre un liquide ",
dont un dérivé, chuma, désigne un liquide, puis un lingot,
un objet métallique moulé. A partir de là, les métallurgistes
auraient formé le mot chumia (ou chumeia, chemia,
chemieia), pour signifier l'art de couler, de fondre, d'allier
les métaux; le terme, par une extension de sens assez
naturelle, en serait venu, aux débuts de l'ère chrétienne, à
désigner aussi la transmutation des métaux. Il est possible
que les mots égyptiens km, dont l'un veut dire « noir » et

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QU'EST-CE QUE L'ALCHIMIE? * 17
a donné son nom ancien à l'Egypte (« Pays de la Terre
noire », par allusion à la couleur du limon fertile du Nil)
et l'autre, « accomplir » (avec une application particulière
à la finition d'un objet de métal) aient aussi exercé une
influence sur la formation de « chimie ».
Quoi qu'il en soit, il est certain que l'alchimie, au moyen âge, embrassait tout le domaine de la chimie théorique
et pratique, non seulement l'art de faire de l'or, mais
la fabrication de placages métalliques, la teinture des étoffes,
le traitement du verre, des perles et des pierres précieuses,
la distillation des parfums et des alcools et, plus
tard, celle des remèdes et des crèmes de beauté, ainsi que
la préparation de quantité de poudres, depuis la poudre
dentifrice jusqu'à la poudre à canon. Mais de cette fabrication
artisanale, purement pratique, l'alchimie se distingue en
ce qu'elle fonde son activité sur une théorie de la matière.
Cela ne suffit pas, toutefois, à la définir. Dans son sens le
plus profond, elle était une philosophie de la nature, et du
fait que ses disciples se désignent eux-mêmes de préférence
comme des philosophes, un effort pour connaître « le
monde dans sa contexture intime ».
Un tel effort, au moyen âge, ne pouvait se poursuivre qu'en rapport étroit avec la religion. On ne trouve pas,
bien entendu, cette conception profonde chez tous les alchimistes:
certains manifestent plutôt leur maturité morale
ou bien de simples préoccupations utilitaires, la pure cupidité
ou la volonté de puissance, voire la curiosité scientifique.
D'autres enfin sont animés du désir de contribuer à la
grande construction systématique qui, mettant en lumière
les rapports significatifs du Microcosme et du Macrocosme,
de l'Homme et de l'Univers, s'efforcera de les
ramener, en dernière analyse, à la volonté de Dieu.

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2. Les débuts de l'alchimie
en Occident


La plus ancienne formule d'alchimie occidentale actuellement
connue se trouve dans la fameuse Schedula diversarum
artium du moine Théophile. Ce recueil technique, un
des plus précieux de tout le moyen âge, date des années
1110-1140; il résume l'expérience de l'auteur et contient
un certain nombre d'instructions ayant trait, entre autres
choses, à la fabrication des objets religieux en métal:
calices, encensoirs, cloches, ainsi qu'à celle des vitraux.
Parlant du traitement des métaux, il distingue deux sortes
d'or, l'arabe et l'espagnol: « les ouvriers modernes, dit-il,
imitent l'or arabe en ajoutant à l'or blanc un cinquième de
cuivre rouge. Ils trompent ainsi beaucoup d'acheteurs
étourdis ». Pour faire de l'or espagnol, on se sert de
« cuivre rouge, de poudre de basilic, de sang humain et de
vinaigre ».
Voici comment les païens se procurent le basilic (c'est un art dans lequel ils sont, comme chacun sait, très avisées) (1):


1. Théophile (nom qui signifie « qui aime Dieu ») dit plus précisément
que « leur habileté dans cet art est probable ». Le basilic,
animal fabuleux, est une sorte de serpent de moyenne grosseur,
dont la tête s'orne d'appendices qui créent l'apparence d'une couronne
aussi est-il tenu pour le roi des serpents, d'où son nom
(grec basiliskos, « petit roi »). Que des oeufs pondus par les vieux
coqs sortent des serpents gros comme des bras est une croyance
que l'on trouvait encore dans les milieux ruraux au début de ce
siècle, et qui peut-être persiste çà et là.

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LES DEBUTS DE L'ALCHIMIE EN OCCIDENT * 19
« Ils ont sous terre une chambre dont le haut, le bas et toutes les parties sont en pierre, avec deux petites fenêtres
si étroites qu'à peine on voit quelque chose à travers. Ils y
mettent deux vieux coqs de douze ou quinze ans, et leur
donnent suffisamment à manger. Ceux-ci, quand ils sont
engraissés, par la chaleur de leur embonpoint s'accouplent
et pondent des oeufs. Alors on ôte les coqs, et l'on met,
pour couver les oeufs, des crapauds; on leur donne du pain
en nourriture. Les oeufs couvés, il en sort des poulets mâles
comme les poussins des poules, auxquels au bout de sept
jours croissent des queues de serpent; aussitôt, si la chambre
n'avait un pavement de pierre, ils entreraient dans la
terre. Pour prévenir cela, ceux qui les élèvent ont des vases
d'airain ronds, de grande capacité, perforés de toutes
parts, dont les orifices sont resserrés; ils y placent ces
poulets, bouchent les orifices avec des couvercles de cuivre,
les enfouissent sous la terre; et les poulets se nourrissent
six mois de terre fine qui pénètre par les trous. Après
cela, ils enlèvent les couvercles et allument un grand feu
jusqu'à ce que les animaux soient dedans entièrement
brûlés. Lorsque c'est refroidi, ils retirent et broient soigneusement,
y ajoutant un tiers de sang d'un homme
roux: ce sang desséché sera trituré. Ces deux choses
réunies sont détrempées de vinaigre fort dans un vase
propre. Ensuite on prend des lames très minces de cuivre
rouge très pur, on y met de chaque côté une couche de
cette préparation, et l'on met au feu. Quand elles ont
chauffé à blanc, on retire, on éteint et on lave dans la
même préparation; on fait ainsi jusqu'à ce que la préparation
ronge le cuivre de part en part, et prenne de là le
poids et la couleur de l'or. Cet or est propre à tous les
ouvrages. »
Cette absurde histoire de coqs et de crapauds n'est sans doute qu'un rébus, une énigme que nous n'avons pas
comprise, destinée à cacher aux non-initiés le secret des
alchimistes. « Basilic », et « sang d'homme roux » sont des
noms hermétiques qu'on rencontre à chaque instant dans
les recettes d'alchimie.
L'ouvrage du moine Théophile contient donc la première
à l'an 300 avant J.-C.


**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****



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Bibliographie sommaire



I. Les traités d'histoire de la chimie comportent une partie
plus ou moins étendue consacrée à l'alchimie. Parmi les
ouvrages récents, on peut citer, dû à un spécialiste de la
chimie ancienne:
MULTHAUF (R.P.), The origins of chemistry, London,
Olbourne, 1966.

II. Ouvrages consacrés à l'alchimie

BERTHELOT (M.), Introduction à la chimie des anciens
et du moyen âge, Paris, Steinheil, 1889. -- Les origines de l'alchimie, Paris, Steinheil. 1883.
-- La chimie au moyen âge, Paris, Impr. Nat., 1893, 3 vol.
(Perspective positiviste; dépassés sur maint point de détail,
mais restent fondamentaux.)
TAYLOR (F.S.), The alchemists, founders of modern chemistry,
Melbourne/London/Toronto. W. Heinemann.
1951. HOLMYARD (E.J.), Alchemy. Harmondsworth. Penguin
Books, 1957. Réimpr. 1968. (Deux classiques.) READ (J.), Prelude to chemistry, 2nd. ed., London. Bell

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BIBLIOGRAPHIE * 183
&: Sons, 1939. Réimpr. London, Olbourne, 1961. -- Through alchemy to chemistry. A procession of ideas
and personalities, New York, Harper & Row, 1963. Trad. française par J. BRECARD: De l'alchimie à la chimie, Paris, Arthème Fayard, 1959. (Tous les ouvrages de cet auteur se complètent l'un l'autre;
pas toujours très systématiques, mais très riches; iconographie
développée.)
ELIADE (M.), Forgerons et alchimistes, Paris, Flammarion.
1956 (Coll. « Homo sapiens »). (Par un historien des religions, qui se fonde en partie sur
des données ethnographiques.)
HUTIN (S.), L'alchimie, Paris. P.U.F., 1951 (« Que sais-
je ? », n° 506).


III. Alchimie et psychologie


SILBERER (H.). Probleme der Mystik und ihrer Symbolik,
Vienne, 1914. Trad. anglaise par S.E. JELIFE: Problems of misticism and its symbolism, New York, 1917. (Point de vue « anagogique. ») JUNG (C.G.), Psychologie und Alchemie, Zurich, Rascher,
1944. 2e éd. 1952. Trad. française par H. PERNET et R. CAHEN: Psychologie et alchimie, Paris, Buchet- Chastel. 1970. (Par le fondateur de la « psychologie des profondeurs »,
qui est d'ailleurs souvent revenu sur le sujet.)


IV. Alchimie et arts


VAN LENNEP (J.), Art et alchimie. Etude de l'iconographie

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hermétique et de ses influences, Bruxelles, Meddens, 1966 (Coll. « Art et savoir »). (Depuis la fin du XIVe siècle; traite l'alchimie comme
une doctrine sans histoire, l'interprétation étant fondée sur
un code donné une fois pour toutes; tend à confondre
alchimie et technologie chimique ancienne.)
TERVARENT (G. de), « De la méthode iconologique, III »,
Acad. Roy. Belg., Cl. Beaux-Arts, Mém. in-8, t. 12 (4). 25-48 (1961). READ (J.), The alchemists in life, literature and art, London,
Th. Nelson & Sons, 1947. -- Humour and humanism in chemistry, London. Bell &
Sons, 1947. LIESSEM (F.), Musik und Alchemie, Tutsing, Schneider,
1969.

V. L'alchimie dans la littérature


L'alchimie a souvent inspiré les littérateurs. Le cas le plus
connu, avec le Faust de GOETHE, est celui d'un dramaturge
anglais du XVIIe siècle, dont la pièce satirique, The
Alchemist (1610), a été adaptée en français: JONSON
(Ben), L'Alchimiste, comédie en cinq actes. Adaptation de
M. MOUSSY, Paris, L'Arche, 1957 (« Répertoire pour un
théâtre populaire »).
Parmi les romans français récents: YOURCENAR (M.), L'oeuvre au noir, Paris. Gallimard.
1968. Rééd. « Le livre de poche », n° 3127, 1971. BUTOR (M.), Portrait de l'artiste en jeune singe. Cappricio,
Paris, Gallimard, 1967. Le même a écrit un article théorique sur l'écriture alchimique: -- « L'alchimie et son langage », dans Répertoire. Paris.
Ed. de Minuit, 1960, pp. 12-19.
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Table des noms propres
(Alchimistes et érudits
du Moyen Age)



Adélard de Bath, 22, 100.
Agathodémon, 30.
Albert le Grand, 52, 59, 68, 69, 70, 72, 82, 87, 98, 99, 117, 128,
132, 148, 155, 169, 170. Al-Razi, 28, 35, 41, 43, 44, 47, 49, 51, 59, 65, 69, 97, 113, 129,
134, 138, 141, 146, 155, 157, 158, 159, 167. Archelaos, voir Arisleus.
Arisleus, 122.
Arnaud de Villeneuve, 49-51, 56, 73, 74, 83, 98, 99, 116, 118,
121, 139, 140, 142, 150, 154, 159, 161, 164-166, 173, 174, 175. Avicenne, 60n, 63, 69, 82, 100, 129, 137n.
Bacon, Roger, 52n, 70-73, 89, 94, 96, 99, 132, 141, 144, 146, 176.
Barbe de Cilli, 84-85.
Barthélemy l'Anglais, 23.
Basile Valentin, 60-61.
Bernard (comte), voir Bernard de Trèves.
Bernard de Trèves, 58, 89, 101-102, 116, 118, 157.
Böhme, Jacob, 125.
Bolos de Mendes, 30n.
Bono, Pietro, voir Petrus Bonus.
Cremer, John, 89n.
Daniel de Morley, 22.
Dastin, John, 51.
Démocrite (pseudo-), voir Bolos de Mendes; 30, 36, 41, 61.
Geber, 26, 27, 35, 41, 47-49, 52, 56, 59, 63, 82, 95-97, 113-115,
117, 120, 129, 132-133, 138, 139, 144, 146-147, 151-152, 154, 155, 160-161, 162-163, 166, 167, 171. Gérard de Crémone, 21, 41n.
Giovanni da Crotona, voir Lacinius, Janus.

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Guilhelmus Tecenensis, 134.
Gondisalvo, Domingo, 22, 68.
Gundissalinus, Dominicus, voir le précédent.
Heidenberg, Johann, voir Trithème.
Hermès, 30, 45, 46, 56, 68, 82.
Hollandus, 61.
Hortulanus, Martinus, 53, 82, 84, 87, 139. 145.
Isidore de Séville, 129.
Jabir ibn Hayyan, 26-28, 35, 41, 44, 113n, 134.
Jean Chopinel de Meung, 24.
Jean de Laaz, 84-85, 169.
Jean de Roquetaillade, 53, 54, 83, 89, 118.
Jean l'Alchimiste, 85-86.
Jean de Garlande, voir Hortulanus.
Johann von Hohenzollern, voir Jean l'Alchimiste.
Khalid ibn Yazid, 34, 35n,
Lacinius, Janus, 55n.
Lulle, Raymond, 56-58, 83, 89, 97, 98, 101, 117, 124-125, 131,
135, 136-137, 139, 142, 145, 146, 149, 150, 155, 159, 166, 173, 175. Marie la Juive, 33, 51n.
Mohammed ibn Umail, 46, 47, 120.
Morienus, 22, 34, 63, 82.
Norton. Thomas, 98, 158, 176, 177.
Ortulanus, voir Hortulanus.
Ost(h)anes, 30, 36.
Paracelse, 60, 61, 65, 68, 84n, 117, 142.
Paul le Juif, 20, 83.
Paulus, voir le précédent.
Petrus Bonus, 55, 116, 130, 133, 134, 135, 144, 169, 173, 174, 178.
Pline l'Ancien, 32, 141.
Pythagore (pseudo-), 41, 50.
Richard l'Anglais, 168.
Richard de Wendover, voir le précédent.
Ripley, George, 92, 173, 176.
Robert de Chester, 22.
Roger de Helmarshausen, voir Théophile.
Rupescissa, voir Jean de Roquetaillade.
Scot, Michael, 23, 83.
Stephanos, 34, 128.
Théophile, 18-20.
Theosob(e)ia, voir Zosime.
Thomas d'Aquin, 47, 61, 70, 72, 75n, 77, 78, 97, 98, 131, 145.
166, 169.
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TABLE DES NOMS PROPRES * 187
Thomas de Bologne, 59, 88, 89, 101-102, 116.
Thomas de Cantimpré, 23.
Trithème, 82, 84.
Ullman ibn Suwaid, 41n.
Vincent de Beauvais, 23, 44, 116.
Vital du Four, 77.
Zachaire, Denis, 59n.
Zadith, voir Mohammed ibn Umail.
Zosime, 33, 51n, 134. 139.





Des Presses de marabout s.a. 65, rue de Limbourg, B-4800 Verviers (Belgique) D. 1974/0099/56
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TABLE DES MATIERES
Introduction ....................................... 5 1. Qu'est-ce que l'alchimie ? ...................... 15 2. Les débuts de l'alchimie en Orient .............. 18 3. Essai d'un historique ........................... 26 4. Les oeuvres écrites ............................. 38 5. L'alchimiste dans la société du moyen âge ....... 67 6. La formation professionnelle de l'alchimiste: la tra-
dition orale .................................. 95 7. L'alchimie spéculative .......................... 103
8. L'alchimie pratique ............................. 144
9. Alchimie et religion ............................ 170
Conclusion ......................................... 179
Bibliographie sommaire ............................. 182
Table des noms propres ............................. 185

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BIBLIOTHEQUE
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Les énigmes de la survivance, Jacques Alexander (397).
Les morts communiquent-ils avec les vivants ?

Le livre des prophéties, Josane Charpentier (399).
De l'énigme de la Grande Pyramide aux métamorphoses de l'An
2000.

Les Francs-Maçons en France, Pierre Mariel (401).
Leur rôle et leur influence dans la vie politique et sociale.

Le dictionnaire des superstitions, R. Morel et S. Walter (407).
Toutes les croyances et pratiques particulières, leurs significations,
la façon de les conjurer.

Erotisme et sorcellerie, Jacques Finné (410).
L'amour sorcier à travers les âges.

Les civilisations inconnues, Serge Hutin (413).
Des mythes ou des réalités.

Le livre des conjurations et des sortilèges, R. Morel et S. Walter
(415).
Favoriser la chance... chasser le mauvais sort...

Gilles de Rays, Roland Villeneuve (429).
Une grande figure diabolique.

Mafiosi et Mafia, Peter Mass (432).
Un mafioso, Joseph Valachi, révèle les dessous de la Mafia.

Aleister Crowley, Serge Hutin (435).
Le plus grand des mages modernes.

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Les Celtes et les extra-terrestres, L. Coarer-Kalondan et Gwezenn-
Dana (439)
Une des plus grandes énigmes de tous les temps.

Phénomènes des Frères Davenport, Dr Nichols (443).
La vie fabuleuse de deux « paranormaux ».

L'immortalité magique, Serge Hutin (446).
Dans les traditions et face à la science.

Dictionnaire infernal, J.A.S. Collin de Plancy (450).
Un grand chef-d'oeuvre de l'occultisme.

Les illuminés, Gérard de Nerval (453).
Le livre des génies fous...

Satan parmi nous, Roland Villeneuve (457).
Vingt siècles de possession.

Le diable au XIXe siècle, Michel Berchmans (460).
La mystification du Dr Bataille.

Les secrets du tantrisme, Serge Hutin (463).
Magie ou technique de l'amour ?

Magiciens et Sorciers, Pierre Mariel (470).
Les dessous satanés de l'Histoire.

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b i b l i o t h è q u e m a r a b o u t pict
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Une oeuvre maîtresse
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Karl Wilhelm Gauzenmüller naquit à Calw
(Würtenberg) le 13 juin 1882 et décéda à
Tübingen le 3 septembre 1955. Après avoir
entreprit des études de médecine, il se tourna
vers l'histoire et la philologie. Ses premiers
travaux furent purement historiques. Il entra
dans l'enseignement supérieur et collabora au
Gmelin-Institut, à la publication d'un célèbre
traité de chimie minérale. Suspendu de ses fonctions
par les nazis, il se livra dès lors à des
recherches sur l'alchimie et la technologie chimique
ancienne, notamment celle du verre. On
lui doit de très nombreuses publications sur ces
sujets, ainsi que des études minutieuses sur les
manuscrits alchimiques des bibliothèques allemandes
et autrichiennes. Trente d'entre elles
furent recueillies dans Beiträge zur Geschichte
der Technologie und der Alchemie, édité à
Weinheim l'année même de sa mort. L'ouvrage
que voici, dans sa version originale (1938), fut
la première introduction moderne à l'histoire de
l'alchimie.
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On a beaucoup dit -- et surtout médit -- sur l'alchimie,
beaucoup vitupéré sur les alchimistes sans pour
autant comprendre exactement ce qu'ils faisaient.
Il est vrai toutefois qu'au moyen âge quelque ésotérisme
accompagnait leurs recherches. Mais l'alchimie,
comme toute « science », a ses lois, ses principes,
ses finalités. Et ils sont loin d'être « fantaisistes
»... Ce livre, qui selon l'avis des spécialistes est
un des plus brillants jamais écrits sur la question,
en décrit scrupuleusement tous les aspects, même
les plus complexes et les plus occultes.
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TEXTE INTEGRAL.



Dans la même série:

Dictionnaire infernal, de Collin de Plancy, n 450
Satan parmi nous, de Roland Villeneuve, n 457
Le diable au XIX siècle, de Michel Berchmans. n 460
Les secrets du tantrisme, de Serge Hutin. n 463
Magiciens et sorciers, de Pierre Mariel, n 470

(Voir la liste complète des titres en fin de volume.)
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