Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.

@

Page

Réfer. : AL0917
Auteur : Robert Halleux.
Titre : Les textes alchimiques.
S/titre : .

Editeur : Brepols. Turnhout-Belgium.
Date éd. : 1979 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



@


DEJA PARU:

Fasc. 1: Introduction, par L. GENICOT, Professeur à l'Université Catholique de Louvain,
et collaborateurs. 1972. 34 pages. Fasc. 2: Les décrétales et les collections de décrétales, par G. FRANSEN, Professeur
à l'Université Catholique de Louvain. 1972. 45 pages. Fasc. 3: Les actes publiés, par L. GENICOT, Professeur à l'Université Catholique de
Louvain. 1972. 50 pages. Fasc. 4: Les documents nécrologiques, par N. HUYGHEBAERT, O. S. B., Maître de conférences
à l'Université Catholique de Louvain, 1972. 75 pages. Fasc. 5: Les dépôts de pollens fossiles, par R. NOEL, Professeur aux Facultés Universitaires
de Namur. x-85 pages, diagr. h. t. Fasc. 6: La jurisprudence, par Ph. GODDING, Professeur à l'Université Catholique de
Louvain. 1973. 44 pages. Fasc. 7: La céramique, par A. MATTHYS, Collaborateur scientifique au Centre National
de Recherches Archéologiques en Belgique. 1973. 71 pages. Fasc. 8: La miniature, par M. SMEYERS, Assistant à la Katholieke Universiteit Leuven.
1974. 124 pages. Fasc. 9: La nouvelle, par A. SEMPOUX, Professeur à l'Université Catholique de Louvain.
1973. 36 pages. Fasc. 10: Les collections canoniques, par G. FRANSEN, Professeur à l'Université Catholique
de Louvain. 1973. 55 pages. Fasc. 11: Les statuts synodaux, par O. PONTAL, Attachée à l'Institut de Recherche
et d'Histoire des Textes de Paris, 1975. 97 pages. Fasc. 12: Le roman, par J. Ch. PAYEN, Professeur à l'Université de Caen et F. DIEKSTRA,
Professeur à l'Université Catholique de Nimègue. 1975. 159 pages. Fasc. 13: Le fabliau et le lai narratif, par O. JODOGNE, Professeur émérite à l'Université
Catholique de Louvain et J. Ch. PAYEN, Professeur à l'Université de Caen. 1975. 63 pages. Fasc. 14: Les annales du haut moyen âge, par M. McCORMICK, Docteur en histoire
médiévale. 1975. 57 pages. Fasc. 15: Les généalogies, par L. GENICOT, Professeur à l'Université Catholique de
Louvain. 1975. 44 pages. Fasc. 16: Die Universalchroniken, von K. H. KRÜGER, Akademischer Rat an der Universität
Münster. 1976. 64 pages. Fasc. 17: Letters and Letter-Collections, by G. CONSTABLE, Professor of History,
Harvard University. 1976. 64 pages. Fasc. 18: Les relevés de feux, par M.-A. ARNOULD, Professeur à l'Université Libre
de Bruxelles. 1976. 98 pages. Fasc. 19: Les tarifs de tonlieux, par G. DESPY, Professeur à l'Université Libre de
Bruxelles. 1976. 48 pages. Fasc. 20: Les armoiries, par M. PASTOUREAU, Conservateur à la Bibliothèque Nationale
de Paris. 1976. 81 pages. Fasc. 21: Les monnaies, par Ph. GRIERSON, Professeur aux universités de Cambridge
et de Bruxelles. 1977. 49 pages. Fasc. 22: La Loi, par L. GENICOT, Professeur à l'Université Catholique de Louvain.
1977. 55 pages. Fasc. 23: Les visites pastorales, par N. COULET, Chargé d'enseignement à l'Université
de Provence. 1977. 86 pages. Fasc. 24-25: Les légendiers et autres manuscrits hagiographiques, par G. PHILIPPART,
Docteur en philosophie et Lettres. 1977. 138 pages. Fasc. 26: Les martyrologes du moyen âge latin, par Dom DUBOIS, O. S. B., Chargé de
conférences à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, IVe section. 1978. Paris. 90 pages. Fasc. 27: Les « libri paenitentiales », par C. VOGEL, Professeur à l'Université des
Sciences humaines de Strasbourg. 1978. 116 pages. Fasc. 28: Les polyptyques et censiers, par R. FOSSIER, Professeur à l'Université de
Paris-1. 1978. 72 pages. Fasc. 29: L'architecture. Considérations générales, par L. F. GENICOT, Professeur aux
Universités de Louvain et de Liège. 1978. 88 pages. Fasc. 30: La plainte funèbre, par C. THIRY, Chercheur qualifié du F.N.R.S. 1978.
92 pages.
@



TYPOLOGIE DES SOURCES DU MOYEN AGE OCCIDENTAL ------- A-V.D.1*
LES TEXTES ALCHIMIQUES
@

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN
INSTITUT D'ETUDES MEDIEVALES
Secrétaire Président Jacques PYCKE Robert BULTOT


Conformément à la règle édictée par l'Institut d'Etudes Médiévales, le
manuscrit du présent fascicule a été soumis à un Comité de lecture
composé de Mademoiselle M.-Th. d'Alverny, Directeur de recherches
au C.N.R.S., de Monsieur G. Beaujouan, Directeur d'études à l'Ecole
Pratique des Hautes Etudes de Paris, et de MM. L. Genicot et
R. Bultot, respectivement Directeur et Secrétaire de la Typologie.

@

TYPOLOGIE DES SOURCES DU MOYEN AGE OCCIDENTAL DIRECTEUR: L. GENICOT
--------------------------- Fasc. 32 ---------------------------

A-V.D.1*
L E S T E X T E S A L C H I M I Q U E S

PAR
ROBERT HALLEUX
CHERCHEUR QUALIFIE DU F.N.R.S. MAITRE DE CONFERENCE AGREGE A L'UNIVERSITE DE LIEGE


BREPOLS TURNHOUT-BELGIUM --- 1979
@





(C) Brepols 1979
No part of this work may be reproduced in any form, by print, photoprint, microfilm or any other means without written permission from the publisher.
@



TABLE DES MATIERES
PREFACE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
BIBLIOGRAPHIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
TABLE DES ABREVIATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
CHAPITRE I: DEFINITION, OBJET ET LIMITES. . . . . . . . . . . . . 43 1. Définitions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 2. Etymologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 3. La séparation entre chimie et alchimie . . . . . . . . . 47 4. Délimitations chronologiques . . . . . . . . . . . . . . 49
CHAPITRE II: APPROCHES DIVERSES DE L'ALCHIMIE. . . . . . . . . . 50 1. Les apologistes du XVIe et du XVIIe siècle . . . . . . . 50 2. Les antiquaires du XVIIIe siècle . . . . . . . . . . . . 51 3. Les historiens rationalistes et la recherche érudite . . 52 4. Psychologie des profondeurs et anthropologie culturelle. 55 5. L'hermétisme contemporain. . . . . . . . . . . . . . . . 56
CHAPITRE III: QUESTIONS D'ORIGINES . . . . . . . . . . . . . . . 59 1. Mésopotamie, Chine, Inde . . . . . . . . . . . . . . . . 59 2. L'alchimie gréco-égyptienne. . . . . . . . . . . . . . . 60 3. L'alchimie arabe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4. La réception de l'alchimie arabe en Occident . . . . . . 70
CHAPITRE IV: LES GENRES ET LEUR EVOLUTION. . . . . . . . . . . . 73 1. La recette, coeur de l'Opus. . . . . . . . . . . . . . . 74 2. De la practica à la summa. . . . . . . . . . . . . . . . 79 3. L'oracle et l'allégorie. . . . . . . . . . . . . . . . . 83 4. La doxographie et le commentaire . . . . . . . . . . . . 85
CHAPITRE V: PROBLEMES CRITIQUES. . . . . . . . . . . . . . . . . 87 1. Les manuscrits et les éditions . . . . . . . . . . . . . 87 a) Les manuscrits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
@

6 TABLE DES MATIERES
b) Les éditions anciennes. . . . . . . . . . . . . . . . 91 c) Les éditions modernes . . . . . . . . . . . . . . . . 96 2. L'attribution des oeuvres. . . . . . . . . . . . . . . . 97 a) Motivations et limites de la pseudépigraphie. . . . . 97 b) Analyse des principaux Corpus . . . . . . . . . . . . 100 3. Problèmes liés au langage. . . . . . . . . . . . . . . . 109 a) De l'usage des lexiques imprimés. . . . . . . . . . . 109 b) Des textes en clair . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 c) Des textes codés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
CHAPITRE VI: LES TEXTES ALCHIMIQUES COMME SOURCE HISTORIQUE
1. Sociopolitique de l'alchimie . . . . . . . . . . . . . . 120 2. L'alchimie comme source pour l'histoire des sciences et des techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 3. L'alchimie comme source pour l'histoire de la pensée . . 132 4. Alchimie et religion chrétienne. . . . . . . . . . . . . 140 5. Les textes alchimiques comme source littéraire . . . . . 144 6. Les textes alchimiques comme source pour l'histoire de l'art? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
@



PREFACE
Si l'alchimie médiévale est à la mode, elle n'en est pas, pour autant, mieux connue. Quantité d'idées inexactes, répandues par la littérature
à sensation, masquent le réel intérêt qu'elle peut présenter pour
l'historien des sciences ou de la philosophie, et pour le médiéviste de
toutes disciplines. En fait, malgré le labeur opiniâtre d'une poignée
d'érudits, l'immense masse des textes alchimiques attend ses prospecteurs,
ses éditeurs et ses exégètes. C'est à eux qu'est destiné ce livre,
dont le modeste propos est de servir d'outil pour les premiers
défrichements.
Après une bibliographie sélective et les nécessaires délimitations conceptuelles et chronologiques, on s'efforcera d'analyser les diverses
approches par lesquelles les modernes ont abordé l'alchimie, en faisant
ressortir leurs succès et leurs limites. Ensuite, une étude historique
retracera les principales étapes de son développement, depuis les
origines égyptiennes ou chinoises jusqu'à la réception de l'alchimie
arabe en Occident. Cet aperçu diachronique s'assortira d'une étude
proprement typologique, où on s'efforcera de caractériser les différents
genres constitutifs de l'alchimie. On en viendra alors à l'analyse des
problèmes critiques posés par les textes: manuscrits et éditions, date
et attribution des oeuvres, langage et symbolisme. Enfin, on illustrera
par quelques exemples le bénéfice que divers domaines de la connaissance
historique peuvent tirer de ces documents, histoire politique,
économique et sociale, histoire des sciences, des techniques, de la
médecine, de la philosophie, de la religion, de la littérature et de l'art.
On aura constamment pour but de faire un inventaire des problèmes
et un bilan de l'érudition, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité.
Il convient de préciser, d'entrée de jeu, que la méthode suivie sera strictement rationaliste. En un domaine aussi dangereux, elle reste le
meilleur moyen de ne pas être dupe.
Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance à Monsieur Guy Beaujouan, qui m'a suggéré ce travail et en a guidé l'élaboration avec
infiniment de science et de gentillesse, à Mademoiselle Marie-Thérèse
d'Alverny, qui a bien voulu relire mon manuscrit et l'enrichir de ses
remarques, à Messieurs Léopold Genicot et Robert Bultot, qui m'ont
suggéré de nombreuses améliorations.

@

8 PREFACE
Aux membres de mon séminaire à l'Université de Liège, je suis redevable d'utiles informations et de critiques fécondes. Je remercie
tout particulièrement Mademoiselle Marie-Hélène Marganne, boursière
du Patrimoine de l'Université, Messieurs Albert Yans, ingénieur civil
AILg, Guy Albin et Philippe Burton, licenciés en philosophie et lettres.
Enfin, il n'est nulle page où ma femme, Carmélia Opsomer, n'ait mis de son savoir et de son labeur. Je lui dédie ce livre, en souvenir
des heures silencieuses.

Liège, juin 1979.
@



BIBLIOGRAPHIE
La littérature alchimiste compte des dizaines de milliers de titres, de valeur inégale et d'accès souvent malaisé. J'ai subordonné le présent
choix à l'utilité générale des chercheurs et aux objectifs spéciaux de
la présente Typologie. J'ai donc retenu les travaux qui, au moins, font
une place au moyen âge, qui offrent de suffisantes garanties d'érudition
ou de sens critique, qui peuvent se trouver commodément dans une
bibliothèque universitaire, et dont j'ai, pour la plupart, reconnu par
expérience l'intérêt. Pour ces mêmes raisons, je n'ai pas indiqué le
détail des éditions anciennes, mais les grands recueils où l'on peut
faire une première lecture des textes. Enfin, j'ai réuni sous une rubrique
particulière les grands classiques de l'hermétisme contemporain. Le
lecteur qui, après en avoir lu un, voudra pousser plus avant dans ce
sens n'a pas besoin de typologie.

Les matériaux s'ordonnent comme suit:
1. Bibliographies spécialisées.
2. Catalogues et descriptions de manuscrits.
3. Recueils imprimés.
4. Etudes d'ensemble
A. Travaux d'érudition B. Travaux d'orientation psychologique ou ethnologique C. Travaux d'orientation hermétiste. 5. Etudes consacrées à une période ou à une aire culturelle particulière
A. Antiquité orientale B. Antiquité gréco-romaine et moyen âge byzantin C. Moyen âge arabe D. Moyen âge occidental. 6. Travaux consacrés à un auteur (éditions et études).
7. Etudes consacrées à un problème particulier
A. Méthodes et appareils B. Recettes C. Langages et signes D. Histoire sociale et politique E. Alchimie et médecine
@

10 BIBLIOGRAPHIE
F. Alchimie et religion G. Alchimie et littérature H. Alchimie et art.
1. BIBLIOGRAPHIES SPECIALISEES
BOLTON, H. C., A Select Bibliography of Chemistry, 1492-1892,
Washington, 1893; Supplément I, 1899; Supplément II, 1904. BOREL, P., Bibliotheca chimica seu catalogus librorum philosophicorum
Hermeticorum, Paris, 1654; réimpr. Heidelberg, 1656; Hildesheim, 1969. CAILLET, A., Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes,
Paris, 1912; réimpr. Nieuwkoop, 1964, 3 vols. COOPER, W., A Catalogue of Chymical Books, London, 1675.
DUVEEN, D. I., Bibliotheca alchemica et chemica, London, 1949;
réimpr. 1965. FERGUSON, J., Bibliographical Notes on Histories of Inventions and
Books of Secrets, Glasgow, 1896; réimpr. London, 1959. FERGUSON, J., Bibliotheca Chemica, Glasgow, 1906, 2 vols; réimpr.
London, 1954. FERGUSON, J., Catalogue of the Ferguson collection of books, mainly
relating to alchemy, chemistry, witchcraft and gipsies, in the Library of the University of Glasgow, Glasgow, 1943, 2 vols. FRICK, K., Einführung in die alchemiegeschichtliche Literatur, dans Sudhoffs
Archiv, 45 (1961), p. 147-163. GAGNON, c., Recherche bibliographique sur l'alchimie médiévale occidentale,
dans Cahiers d'études médiévales, Montréal, 2 (1974), p. 155-199. HEYM, G., Introduction to the Bibliography of Alchemy, dans Ambix,
1 (1937), p. 48-60. LADRAGUE, A., Bibliothèque Ouvaroff, Moscou, 1870.
MAC PHAIL, I., Alchemy and the Occult, a Catalogue of Books and
Manuscripts from the Collection of Paul and Mary Mellon given to Yale University Library, Yale, 1968, 2 vols. MATHE, J. J., Bibliographie des ouvrages et travaux en langue française
depuis 1945 concernant la philosophie hermétique, dans Cahiers de l'Hermétisme, L'alchimie, Paris, 1978, p. 191-221. ROTH-SCHOLTZ, F., Bibliotheca Chemica, Nürnberg-Altdorf, 1727.
WEYER, J., Alchemiehistorische Bibliographie, Hamburg, 1974.

@

BIBLIOGRAPHIE 11
WHITROW, M., Isis cumulative bibliography. A bibliography of the history
of science formed from Isis critical bibliographies 1-90, 1913-1965, t. I-II, London, 1971, t. III, 1976.
2. CATALOGUES ET DESCRIPTIONS DE MANUSCRITS
AGRIMI, J., Tecnica e scienza nella cultura medievale, Inventario dei
manoscritti sec. XI-XV. Biblioteche di Lombardia, Firenze, 1976. BEAUJOUAN, G., Manuscrits scientifiques médiévaux de l'Université de
Salamanque et de ses « colegios mayores », Bordeaux, 1962. BERTHELOT, A., Rapport sur les manuscrits alchimiques de Rome, dans
Archives des missions scientifiques et littéraires, 3e série, 13 (1887), p. 819-854. BOEREN, p., Codices Vossiani Chymici, Leiden, 1975.
CALCOEN, R., Inventaire des manuscrits scientifiques de la Bibliothèque
Royale Albert Ier, t. I, Bruxelles, 1965; t. II, 1971; t. III, 1975. CARBONELLI, G., Sulle fonti storiche della chimica e dell'alchimia in
Italia, Roma, 1925. ---, Catalogue des manuscrits alchimiques grecs, t. I, Les Parisini
(H. LEBEGUE), Bruxelles, 1924; t. II, Les manuscrits italiens (C. O. ZURETTI et al.), Les manuscrits des Coeranides (C. O. ZURETTI), Excerpta (J. L. HEIBERG, C. O. ZURETTI), Über dos Verhältnis des cod. Paris. 2327 zum cod. Marc. 299 (O. LAGERCRANTZ), 1927; t. III, Les manuscrits des îles britanniques (D. W. SINGER et al.), 1924; t. IV, Manuscrits d'Allemagne, d'Autriche, de Danemark, de Hollande et de Suisse (G. GOLDSCHMIDT), 1932; t. v, Les manuscrits d'Espagne (C. O. ZURETTI), Les manuscrits d'Athènes (A. SEVERYNS), 1928; t. VI, Michel Psellos (J. BIDEZ), 1928; t. VII, Anonymi de arte metallica seu de metallorum conversione in aurum et argentum (C. O. ZURETTI), 1930; t. VIII, Alchemistica signa (C. O. ZURETTI), 1932. ---, Catalogue des manuscrits alchimiques latins, t. I, Manuscrits des
bibliothèques publiques de Paris antérieurs au XVIIe siècle (J. CORBETT), Paris, 1939; t. II, Manuscrits des bibliothèques publiques des départements français antérieurs au XVIIe siècle (J. CORBETT), Bruxelles, 1951; Catalogue of latin and vernacular alchemical manuscripts from Great Britain and Ireland, dating from before the 16th century (D. W. SINGER, A. ANDERSON), Bruxelles, 1928-1931, 3 vols.
....................................................................
....................................................................

@



CHAPITRE I
DEFINITION, OBJET ET LIMITES
1. DEFINITIONS
L'alchimie est la science et l'art de la transmutation des métaux, c'est-à-dire de la conversion des métaux vils en métaux nobles, or et
argent. Cette définition triviale (1) est déjà donnée dans l'antiquité (2),
Elle est également très répandue chez les auteurs médiévaux: chez
Alfarabi et Gundisalvi (3), sciencia de alquimia, que est sciencia de
conversione rerum in alias species; chez Calid (4) et chez Albert le
Grand (5), per hanc enim artem reducuntur metalla quae in mineris sunt
corrupta et imperfecta ad perfectionem; chez Petrus Bonus (6), Alchimia
est scientia, qua metallorum principia, causae, proprietates et passiones
omnium radicitus cognoscuntur, ut quae imperfecta, incompleta, mixta
et corrupta sunt, in verum aurum transmutentur.
Mais on peut entendre l'alchimie dans un sens plus étendu, comme le fait Roger Bacon: alkimia speculativa, quae speculatur de omnibus
inanimatis et tota generatione rerum ab elementis. Est autem alkimia
operativa et practica, quae docet facere metalla nobilia et colores, et alia
multa melius et copiosius quam per naturam fiant (7). Cette définition,


1 Petit Larousse (1959), s. v. alchimie « n. f. Art de la transmutation des métaux. -- Cette science s'est vainement occupée de rechercher la pierre philosophale et la panacée
propre à prolonger la vie. Elle a par la suite fait place à la chimie »; définition plus
élaborée dans P. ROBERT, Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française,
Paris, 1973, p. 41 s. v. alchimie « n. f. science occulte, née de la fusion de techniques
chimiques gardées secrètes et de spéculations mystiques, tendant à la réalisation du
grand oeuvre ».
2 SOUDA, X 280 s. v. χημεία ἡ του̑ χρυσου̑ καὶ ἀργύρου κατασκευή. 3 C. BAEUMKER, Alfarabi über den Ursprung der Wissenschaften (De ortu scientiarum), Münster, 1916 (Beiträge zur Geschichte der Philosophie des Mittelalters, XIX, 3), p. 20;
L. BAUR, Dominicus Gundissalinus, De divisione philosophiae, Münster, 1903 (Beiträge,
IV, 2-3), p. 20.
4 KHALID, Liber trium verborum, introduction, dans J. J. MANGET, Bibliotheca chemica curiosa, II, Genève, 1702, p. 189.
5 ALBERT LE GRAND, Libellus de alchimia, 2, t. 37, p. 547 Borgnet. 6 Petrus BONUS, Pretiosa margarita novella, 3, dans MANGET, II, p. 22-23. 7 Roger BACON, Opus tertium, 12, dans Fr. Rogeri Bacon Opera quaedam hactenus inedita, ed. J. S. BREWER, London, 1859, p. 40.

@

44 CHAPITRE I
outre qu'elle étend la pratique à la fabrication de pigments synthétiques,
c'est-à-dire à la reproduction artificielle de tous les produits
naturels, lui associe une spéculation embrassant tout le monde inanimé.
L'alchimie est ainsi une science de la matière prenant le relais
d'Aristote (8).
Une troisième définition associe la guérison des corps humains à la guérison des métaux imparfaits. La recherche de la transmutation se
prolonge par la recherche d'une médecine universelle. C'est ce
qu'exprime Jean de Rupescissa, parlant de medicinas valde mirabiles,
quae non solum quasi miraculose corpora nostra sanarent ab omnibus
morbis, sed etiam ipsa metalla imperfecta in aurum et argentum in ictu
oculi transmutarent (9). C'est aussi la définition que donne le Testament
pseudo-lullien (10): Alchymia est una pars naturalis philosophiae occultae
coelica, magis necessaria, quae constituit et facit unam artem et scientiam,
quae non omnibus est nota, et docet mundare et purificare omnes
lapides preciosos non perfectos, sed decisos, et ponere ad verum temperamentum,
et omnia humana corpora lapsa et infirma restituere, et ad
verum temperamentum reducere et optimam sanitatem, et etiam transmutare
omnia metallica corpora in veram lunam (= Ag) postea in verum
solem (= Au) per unum corpus medicinale universale ad quod omnes
medicinae particulares reductae sunt. En ce sens, elle se rapproche de
la médecine chimique.
Enfin, une définition encore plus générale met l'opérateur au centre de l'opus. La rédemption de la matière par l'opus coïncide avec le
perfectionnement spirituel de l'initié. L'alchimie est ainsi une doctrine
globale des rapports de l'homme avec le cosmos et une voie de salut (11).
En ce sens, elle possède des connexions avec la gnose et les divers courants visant à l'illumination.
Quoique telle ou telle de ces définitions convienne plus particulièrement à telle ou telle catégorie de textes, elles ne s'excluent pas et sont


8 Bien exprimé par BACON, p. 39: sed alia est scientia, quae est de rerum generatione ex elementis, et de omnibus rebus inanimatis. ut de elementis et de humoribus simplicibus
et compositis; de lapidibus communibus, gemmis, marmoribus; de auro et alteris metallis:
de sulphuribus, et salibus, et atramentis, de azurio et minio, et caeteris coloribus; de oleis
et bituminibus ardentibus, et aliis infnitis de quibus nihil habemus in libris Aristotelis.
9 Jean DE RUPESCISSA, De consideratione quintae essentiae rerum omnium, Basel, 1561, p. 117.
10 LULLE, Testamentum, Practica, 1, Köln, 1573, p. 135; MANGET, t 1. p. 763. 11 R. ALLEAU, art. Alchimie, dans Encyclopaedia Universalis, I (1968), p. 589. Il est difficile de fournir ici une définition ancienne qui soit explicite.

@

DEFINITION, OBJET ET LIMITES 45
souvent possibles en même temps. Leur coexistence pose le problème
de la spécificité du projet alchimique par rapport à la technologie, à la
médecine, à la philosophie naturelle, à la mystique.
Pour le cerner de plus près, il convient de chercher en amont, du côté de l'étymologie, et en aval, du côté de la séparation chimie-
alchimie.
2. ETYMOLOGIE
Selon Albert (12), Alchimia est ars ab Alchimo inventa, et dicitur ab archymo graece, quod est massa latine. En fait, le mot alchimie qui
apparaît en latin au XIIe siècle sous les formes alkimia, alquimia,
alchimia, alchemia (13) et en français au XIIIe siècle sous les formes
alquemie, arkemie (14), est composé de l'article défini arabe al et d'une
racine dont la signification est controversée.
On la trouve en grec tardif (rarement chez les alchimistes) sous les formes χημεία, χημία, χυμεία, χυμία (15). Le phénomène phonétique
d'iotacisme (confusion η-ι-υ) explique cette alternance, mais empêche
de savoir quelle est la forme originelle.
Fidèles à la tradition antique du primus inventor, les alchimistes grecs, dont Albert se fait l'écho, se sont réclamés d'un héros éponyme
Chèmès, Chimès ou Chymès (16), parfois qualifié de prophète (17), parfois
considéré comme un des anges rebelles et auteur d'un livre Chemeu (18).
Quant aux modernes, ils se sont, dès la Renaissance, partagés en deux


12 ALBERT, Libellus de alchimia, 2, p. 547 Borgnet. 13 Mittellateinisches Wörterbuch, s. v. 14 FEW, I, p. 70, s. v. alkimiya. 15 Occurrences byzantines de χημεία et mots apparentés: Jean D'ANTIOCHE, frg 15 et 165 Müller; Actes de St Procope, AASS jul. (t. II, 557F); THEOPHANE, Chronographie,
t. 1, 150 De Boor; Georges CEDRENOS, Historiarum Compendium, t. 1, p. 629 Bekker;
Jean MALALAS, Chronographie, p. 395 Dindorf; Anonyme De incredibilibus 3, p. 322
Westermann; PS EUDOCIA AUGUSTA, Violarium, 262 p. 186 Flach; Georges le
SYNCELLE, Chronographia, p. 676 Dindorf; SOUDA, Δ 250 s. v. Δέρας; Δ 1156 s. v.
Διοκλητιανός; Z 168 s. v. Ζώσιμος; X 280 s. v. χημεία. Pour tous ces textes, les
manuscrits hésitent entre η, ι, υ. Dans le Corpus, le mot χημεία et ses dérivés sont
rares: ZOSIME, p. 220 1. 12; OLYMPIODORE, p. 80 1. 13; p. 94 1. 17 (Les alchimistes
disent « l'art sacré »). On trouve enfin χύμευσις au sens d'alliage.
16 ZOSIME, p. 169, 1. 9; p. 172, 1. 17; p. 182, 1. 18; OLYMPIODORE, p. 84, 1. 12; ZOSIME Syriaque, t. Il, p. 230 Berthelot.
17 ZOSIME, p. 183,1. 22. 18 ZOSIME, frg chez GEORGES LE SYNCELLE, Chronographia, t. 1, pp. 23-24. Zosime s'y inspire manifestement du Livre d'Enoch.

@

46 CHAPITRE I
tendances. Les uns dérivent χυμεία du verbe grec χέω « couler,
fondre », dont la racine χυ/qef/χοf a donné χύμα « lingot » (équivalent
du latin massa, comme Albert le reconnaît), χόανον « creuset ». La
χυμεία serait fondamentalement une pratique métallurgique (19), ou
encore, et moins probablement, d'après le dérivé χυμός « suc, liquide »,
l'art d'extraire les sucs végétaux (20). Selon les autres (21), l'alchimie, qui
a de tout temps prétendu à une origine égyptienne, tire son nom du
vieux nom de l'Égypte qui est χημία chez Plutarque (22), KHME ou
XHMI en copte, « la terre noire ». Selon certains d'entre eux, le terme
ferait en outre allusion à la nigredo, premier stade de l'Oeuvre (23). On
a aussi évoqué le vieux livre égyptien de la sagesse kmj.t', dont le titre
est bâti sur la racine km « achever, réaliser » (24).
Les deux hypothèses sont compatibles quand on connaît le goût des alchimistes pour la spéculation étymologique. On peut supposer avec
Jack Lindsay (25) qu'un terme originellement grec, désignant les opérations


19 A. KIRCHER, Mundus subterraneus, Amsterdam, 1665, t II, p. 232; G J. VOSSIUS, Etymologicum linguae latinae, ed nova, Amsterdam, 1695, p. 20; F. HOEFER, Histoire
de la chimie, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, t. I, 2e éd, Paris, 1866,
p. 226: H. DIELS, Antike Technik, 2e éd, Leipzig-Berlin, 1920, p. 123 Démonstration
excellente de J. RUSKA, Neue Beiträge zur Geschichte der Chemie, dans Quellen und
Studien, 8, 3-4 (1942). Cfr R. WINDERLICH, Über die Herkunft des Namens « Chemie »,
dans Chemiker Zeitung, 66 (1942), pp. 525-526.
20 Ermolao BARBARO, In Dioscoridem Corollariorum Libri quinque, Cologne, 1530, f 73r; A LIBAVIUS, Commentariorum alchymiae, 1, Frankfurt, 1606, p. 77 -- Dans
la même ligne, O. LAGERCRANTZ, Das Wort Chemie, dans Kungl. Vetenskaps Societitens
Arsbok, 1937, Uppsala, 1938, pp. 25-44 rapproche χημεία « art de falsification » de
μοιχεία « adultère ».
21 H. CONRING, De Hermetica medicina, Helmstad, 1648, p. 19 et, après le déchiffrement des hiéroglyphes, J. E. CHAMPOLLION, L'Egypte sous les Pharaons, t. I
Paris, 1814, p. 110, n. 2; C. J. REUVENS, Lettres à M. Letronne, Leiden, 1830, III,
p. 69; G. HOFFMANN, art. Chemie, dans LADENBURG, Handwörterbuch der Chemie, II,
Breslau, 1884, p. 518; M. BERTHELOT, Les origines de l'alchimie, Paris, 1885, p. 27
E. O. VON LIPPMANN, Entstehung und Ausbreitung der Alchemie, 1, Berlin, 1919
p. 292-293; W. GUNDEL, art. Alchemie, dans Reallexikon für Antike und Christentum
I (1950), col. 241.
22 PLUTARQUE, De Iside et Osiride, 33, 364 C. 23 A. J. HOPKINS, Alchemy, Child of Greek Philosophy, New York, 1934, p. 94; E. VON MEYER, Geschichte der Chemie, 3e éd., Leipzig, 1905, p. 2 n. 1. Discussion dans
P. DIERGART, Ist die Etymologie von χημεία als « schwarze Kunst » haltbar? dans
Zeitschrift für angewandte Chemie, 18 (1905), p. 466.
24 G. MASPERO, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, Paris, 1875, p. 125; A. HERMANN, Das Buch Kmj'.t und die Chemie, dans Zeitschrift fur Aegyptischen
Sprache, 79 (1954), pp. 99-105.
25 J. LINDSAY, The Origins of Alchemy in Graeco-Roman Egypt, London, 1970, pp. 68-89.

@

DEFINITION, OBJET ET LIMITES 47
sur les métaux à l'état fondu, a été, dans l'Ecole d'Alexandrie,
mis quelque peu artificiellement en rapport avec une famille lexicale
égyptienne riche d'harmoniques diverses (26).
3. LA SEPARATION ENTRE CHIMIE ET ALCHIMIE
Selon D. Goltz (27), la caractéristique essentielle de l'alchimie n'est pas la théorie de la transmutation, qui est très acceptable comme hypothèse
scientifique, mais la combinaison d'associations matérielles chimiques
avec des motifs idéologiques. Cette combinaison devient apparente
dans le langage spécifique de l'alchimie et consiste dans une allégorisation
et une symbolisation de conditions chimiques données (faits) par
des idées (réflexions) dérivées de la science de la sympathie, de la
mystique et du christianisme. Ainsi, l'opposition entre un courant
chimique (par exemple chez Geber) et un courant alchimique a
toujours existé.
Cette délimitation du champ de l'alchimie doit être nuancée. Si on définit la chimie comme la science de la constitution des corps, de leurs
transformations, et de leurs propriétés (28), celle-ci est tout entière
incluse dans l'alchimie médiévale où elle est un genre bien représenté.
Jusqu'au XVIIe siècle, les noms chymia et alchymia sont rigoureusement
synonymes. A partir de la fin du XVIe siècle, on voit paraître
des manuels qui amplifient l'aspect pratique (production de substances
médicinales, de pigments, etc.). Le plus célèbre est l'Alchimia d'André
Libavius (1591), véritable cours universitaire. Owen Hannaway a
montré comment il rejetait l'épistémologie illuministe de certains
courants alchimistes (29). En revanche, il continue à ajouter foi à la
transmutation, comme beaucoup de ses successeurs.


26 Voir toutefois les réserves de R. J. FORBES, Studies in Ancient Technology, I, Leiden, 1954, p. 122; A. G. Mc GREADY, Egyptian Words in the Greek Vocabulary, dans
Glotta, 46 (1968), p. 251. Pour être complet, il convient de mentionner que les Arabes
l'ont rapproché de kama « tenir secret » (Encyclopédie de l'Islam s. v.) ce qui est une
étymologie a posteriori, que R. Alleau, p. 589 le rapproche du sémitique chemesch
(s m s) « soleil » qui ne convient pas phonétiquement, que S. MAHDIHASSAN, Alchemy
in the light of its names in arabic, sanskrit and greek, dans Janus, 49 (1960),
pp. 79-100; Basic terms of greek alchemy in historical Perspective, dans Janus, 57
(1970), pp. 42-52 le rapproche acrobatiquement du chinois et du sanskrit.
27 D. GOLTZ, Versuch einer Grenzziehung zwischen « Alchemie » und « Chemie », dans Sudhoffs Archiv, 52 (1968), pp. 30-47.
28 ROBERT, p. 275 s. v.; LAROUSSE, s. v. dit « des corps simples ». 29 O HANNAWAY, The Chemists and the Word. The Didactic Origins of Chemistry, Baltimore-London, 1975.


**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****



@





Imprimé par l'Imprimerie Orientaliste B. P. 41 -- 3000 LOUVAIN ------------- Dépôt légal: D/1979/095/23
@
@
@
Fasc. 31: Les catalogues de bibliothèques, par A. DEROLEZ, Conservateur des manuscrits à
la Universiteitsbiblioteek Gent et Chargé de cours à la Vrije Universiteit Brussel. 1979. 72 pages. Fasc. 32: Les textes alchimiques, par R. HALLEUX, Chercheur qualifié du F.N.R.S. et
Maître de conférence agrégé à l'Université de Liège. 1979. 151 pages. Fasc 33: Translationsberichte und andere Quellen des Reliquienkultes, von
M. HEINZELMANN, Deutsches Historisches Institut Paris. 1979. 126 pages. Fasc. 34: Les armes, par C. GAIER, Directeur du Musée d'Armes de Liège. 1979. 96 pages.
Fasc. 35: L'épigraphie médiévale, par R. FAVREAU, Professeur à l'Université de Poitiers.
1979. 128 pages.

EN PREPARATION:

-- Les sceaux, par M. PASTOUREAU, Conservateur au Cabinet des Médailles de
la Bibliothèque nationale (Paris). -- Les récits de voyage et de pèlerinage, par J. RICHARD, Professeur à
l'Université de Dijon. -- Les « gesta episcoporum et abbatum », par M. SOT, Assistant d'Histoire
médiévale à l'Université de Paris-X. -- Les « exempla », par J. LE GOFF, Professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en
sciences sociales, et J. C. SCHMITT, Maître-Assistant à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (Paris). -- Les sources astronomiques: textes, tables, instruments, par E. POULLE,
Professeur à l'Ecole des Chartes (Paris). -- La coutume, par J. GILISSEN, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles.
-- Les herbiers, bestiaires et lapidaires, par C. OPSOMER, Docteur en Philosophie
et Lettres et R. HALLEUX, Chercheur qualifié du F.N.R.S. et Maître de conférence agrégé à l'Université de Liège. -- Les jetons, méreaux et médailles, par M. PASTOUREAU, Conservateur au
Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale (Paris). -- Les formulaires, « artes notariae » et livres de droit, par M. VAN DIEVOET,
Professeur à la Katholieke Universiteit te Leuven. -- Les enquêtes administratives, par J. GLENISSON, Directeur de l'Institut de
Recherche et d'Histoire des Textes (Paris). -- Les comptes publics, par R. NOEL, Professeur aux Facultés universitaires de
Namur. -- Les « historiae », par K.-F. WERNER, Directeur de l'Institut historique allemand
de Paris. -- Les matricules universitaires, par J. PAQUET, Professeur aux Facultés universitaires
Saint-Louis de Bruxelles. -- Les sermons par J. LONGERE, Attaché de recherches au C.N.R.S.
-- Les livres liturgiques, par P. M. GY, Professeur à l'Institut catholique de Paris,
M. HUGLO, Maître de recherches au C.N.R.S. et chargé de cours à l'Université libre de Bruxelles et A. HOUSSIAU, Professeur à l'Université Catholique de Louvain. -- Les coutumiers et statuts de chapitres de chanoines, par C. F. FONSECA,
Professeur à l'Université de Lecce. -- Le costume, par H. MADOU, Wetenschappelijke Hoofdmedewerker van de
Rijksuniversiteit te Leiden. -- Les sources littéraires et juridiques juives, par A. GRABOÏS, Professeur à
l'Université de Haïfa. -- Les mémoires, journaux et autobiographies, par J. DUFOURNET, Professeur à
l'Université de Paris-III. -- Rhetoric, by J. O. WARD, University of Sydney.
-- La tradition orale, by J. VANSINA, University of Wisconsin-Madison.

@

TYPOLOGIE DES SOURCES DU MOYEN AGE OCCIDENTAL
A-V.D.1*
(L'astérisque signifie que d'autres notices relèvent également du sous-groupe indiqué)

EXTRAIT DE LA CLASSIFICATION GENERALE
-------
A. Sources écrites
V. SOURCES DE L'HISTOIRE DE LA PENSEE
D. SOURCES SCIENTIFIQUES (AU SENS RESTREINT)
1. Traités proprement scientifiques:
-- d'après le degré d'originalité: traductions du grec ou de l'arabe oeuvres médiévales originales adaptations en langue vulgaire -- d'après la discipline concernée (l'historien n'exploite pas la même manière la littérature mathématique, astrologique, alchimique ou médicale) d'après l'illustration des manuscrits scientifiques: figures géométriques, représentations d'instruments, illustrations anatomiques et chirurgicales, herbiers, etc. (cf B. Sources non écrites. 1. Sources « monumentales », B.). 2. Productions de l'activité scolaire et universitaire:
-- gloses -- commentaires -- questions -- répertoires méthodiques -- répertoires alphabétiques -- « catéchismes » scientifiques et questionnaires pour examens. 3. Témoins de l'application des sciences:
-- documentation écrite: calculs tables astronomiques et almanachs horoscopes et prévisions consilia et régimes médicaux carnets d'ingénieurs portulans et cartes géographiques -- documentation non écrite: voir B. Sources non écrites. 1. Sources « monumentales », D.
@


Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.