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Réfer. : AL0409
Auteur : Cy...
Titre : Hermès dévoilé.
S/titre : Dédié à la postérité.

Editeur : Editions Traditionnelles. Paris.
Date éd. : 1975 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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HERMES DEVOILE
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Collection Alchimie

CYCLIANI

H E R M E S D E V O I L E
DEDIE A LA POSTERITE
Nouvelle Edition


EDITIONS TRADITIONNELLES 9, 11, Quai Saint-Michel
PARIS
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NOTE DE L'EDITEUR

Dans la note d'éditeur de l'édition précédente (la 3eme, faite en 1961) du présent ouvrage, nous écrivions:

« L'auteur de cet ouvrage est l'un des derniers alchimistes du siècle dernier qui aient écrit sur la Pierre Philosophale.
Le nom de Cyliani est, sans doute, un pseudonyme. Toutefois, au cours de son ouvrage, il nous fait connaître sur lui et sa famille certains
détails qui l'incitèrent à s'occuper d'hermétisme.
C'est ainsi, qu'après avoir passé trente-sept ans à lire tous les ouvrages sur le sujet, entre autres l'Auréa Catena Homerie, il parvint
" le jeudi saint 1831 à 10 heures 7 minutes, à faire seul la
transmutation ". C'est pourquoi, dit-il dans sa préface, j'ai décrit
avec la plus grande sincérité toutes les opérations à faire; en un mot
c'est un ouvrage des plus instructifs.
La première édition est parue en 1832, imprimée par Félix Locquin 16, rue Notre-Dame des Victoires à Paris, la 2e en 1915 par notre
maison tenue alors par M. Chacornac, et la 3e, la présente édition.
Cette 3e édition est faite scrupuleusement, c'est-à-dire sans aucune retouche au style ou à la pensée de l'auteur. »

La dite 3eme édition est maintenant épuisée, et nous précisons aujourd'hui que la 4eme que nous présentons est la même si l'on
excepte quelques corrections et une présentation améliorée.
Nous espérons avoir la possibilité d'éditer d'autres ouvrages de valeur dans cette série "alchimie".

A. André Villain, responsable des E D I T I O N S TRADITIONNELLES (successeurs de la Maison "Chacornac") Octobre 1975

Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
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PREFACE

Le ciel m'ayant permis de réussir à faire la pierre philosophale, après avoir passé trente-sept ans à sa
recherche, veillé au moins quinze cents nuits sans dormir,
éprouvé des malheurs sans nombre et des pertes
irréparables, j'ai cru offrir à la jeunesse, l'espérance
de son pays, le tableau déchirant de ma vie, afin de
lui servir de leçon, en même temps la détourner d'un
art qui offre au premier coup d'oeil les roses blanches
et rouges les plus agréables, hérissées d'épines, et dont
le sentier qui conduit au lieu où on peut les cueillir,
est plein d'écueils.
Comme la médecine universelle est un bienfait plus précieux que le don des richesses, sa connaissance doit
naturellement entraîner à sa recherche les hommes studieux,
qui croient être plus heureux qu'une multitude
de personnes. Voilà la raison qui m'a porté à transmettre
à la postérité les opérations à faire dans le plus
grand détail, sans rien omettre, afin de la faire connaître,
de prévenir aussi la ruine d'honnêtes gens et
de rendre service à l'humanité souffrante.
Le lecteur qui sera pénétré de mes opérations n'aura qu'à chercher la matière, le feu et les travaux d'Hercule.
Tous les philosophes en ont fait par devoir un
mystère. J'ai juré à Dieu d'emporter dans la tombe ce

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HERMES DEVOILE
secret je ne serai point parjure; dût-on me lapider,
je préfère déplaire aux hommes qu'à l'Eternel.
J'ai décrit avec la plus grande sincérité toutes les opérations à faire, on peut y compter, et je désire du
fond de mon coeur, que le songe que j'ai fait puisse
révéler à l'homme vertueux, appelé par Dieu à jouir
d'un pareil bienfait, ce que j'ai laissé à désirer, en lui
évitant des écueils sans nombre, même de perdre son
existence.
Pour faire les travaux d'Hercule, il faut user de grandes précautions; une fois qu'ils sont passés, le reste
est un travail bien agréable qui ne coûte pas un sou
de dépense.
Prenez garde qu'il vous arrive comme à moi de vous blesser; je me trouve par suite de ces mêmes travaux
l'organe le plus essentiel à la vie d'affecté, qui me privera,
vu la gravité du mal, de parcourir une longue
carrière, la vertu de la médecine n'étant point chirurgicale,
mais seulement médicinale.
Je conseillerai aussi aux personnes qui voudront absolument se mettre à la recherche de la pierre philosophale
de ne s'y livrer qu'après avoir suivi plusieurs
cours de chimie, et savoir manipuler. Quoi qu'en disent
maints auteurs, si je n'avais pas eu en chimie les
connaissances que je possède, je ne serais jamais
parvenu.
Je dois ajouter que la matière propre à l'oeuvre est celle qui a servi à former le corps de l'homme primitif:
elle se trouve partout en tout lieu, sous diverses modifications;
son origine est céleste et terrestre, le feu de la
pierre pareillement.
La médecine universelle est un sel magnétique, servant d'enveloppe à une force étrangère qui est la vie

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PREFACE
universelle. Aussitôt que ce sel est dans l'estomac, il
pénètre tout le corps jusqu'aux dernières voies, en régénère
toutes les parties, provoque une crise naturelle
suivie d'abondantes sueurs, purifie le sang ainsi que le
corps, fortifie ce dernier au lieu de l'affaiblir, en dissolvant
et chassant par la transpiration toutes les matières
morbifiques qui contrarient le jeu de la vie et ses courants.
Ce sel fait aussi disparaître par sa qualité froide
toutes espèces d'inflammations, pendant que la force
étrangère de ce même sel se répand dans les principaux
organes de la vie, s'y détermine en les vivifiant. Voici
l'effet de la médecine universelle, qui guérit radicalement
toutes les infirmités qui affectent l'homme dans
le cours de sa vie, et lui fait parcourir en bonne santé
plusieurs siècles, à moins que Dieu en ait ordonné
différemment par son organisation; effet bien contraire
à l'opinion reçue des médecins, qui soutiennent qu'un
seul remède ne peut guérir toutes les maladies. Mais
s'ils connaissaient la médecine universelle, ils verraient
que la puissance de ce sel est semblable à celle d'un
aimant, qu'il attire non le fer, mais la force de la vie
universelle, et lui sert d'enveloppe. En l'administrant,
ils seraient forcés de reconnaître sa puissance céleste,
ils se mettraient à genoux devant ce beau sel magnétique
doué d'une force surnaturelle et miraculeuse, en
proclamant en âme et conscience que nulle maladie ne
résiste à son action comme je m'en suis convaincu en
rendant à la vie des malades abandonnés par eux.
Pour concevoir ce que je viens de dire sur la force étrangère de la médecine, il faut voir l'effet que procure
le vin de Champagne dans notre estomac; aussitôt
qu'il s'y trouve, son liquide en pénètre les parois et les
fortifie, pendant que sa force étrangère, due à la présence
de l'acide carbonique, s'en dégage en se portant

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HERMES DEVOILE
au cerveau, chasse notre tristesse et nous met en gaîté,
à moins qu'une trop grande quantité de gaz venant à
presser sur le cerveau, nous fasse vaciller ou tomber.
Enfin, le corps de l'homme est matériel; néanmoins il renferme une force qui lui est étrangère, qui est la
vie.
Je crois prévenir ici de ne jamais oublier qu'il ne faut que deux matières de même origine: l'une volatile,
l'autre fixe; qu'il y a deux voies, la voie sèche et la
voie humide. Je suis cette dernière de préférence, par
devoir, quoique la première me soit très familière; elle
se fait avec une matière unique.
L'azote se joint facilement au soufre, le feu au feu, et le mercure double ou rebis à l'état de poudre ou de
sel ou d'huile forme le véritable or potable ou la médecine
universelle au blanc et au rouge; enfin la semence
de l'or est dans l'or même.
Il faut très peu de combustible, encore moins de vases. L'oeuvre coûte fort peu à faire et peut se faire
en tout lieu, mais il est convenable de le commencer
avec celui de la nature pour le bien terminer.
J'ai cru, dans cet écrit conserver les passages les plus importants de plusieurs ouvrages faits par des philosophes
qui ont possédé le mieux le mercure secret, c'est-à-
dire Hermès, tel qu'Arnauld de Villeneuve, et l'auteur
anonyme, imprimé à Leipzick en 1732, et autres, afin
de transmettre d'une manière primordiale à la postérité
la plus reculée cet art divin si précieux sous le rapport
de la santé.
Cherchez à connaître le vinaigre des montagnes, car sans lui vous ne pouvez rien faire; sa connaissance vous
donnera celle de la fée de l'âme, appelée telle par
Arnauld de Villeneuve dans son Petit Rosaire.

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PREFACE
Pénétrez-vous bien aussi que le feu de nos foyers ou des fourneaux ou d'une lampe est le tyran de la destruction
et que la nature n'emploie le feu vulgaire que pour
détruire: exemple, le feu de la foudre ou celui des
volcans.
Rappelez-vous que les deux natures métalliques, après leurs préparations, ne doivent être assemblées qu'à
l'état de germes dissous, comme le dit Arnauld de
Villeneuve.
Etant bien pénétré de la pratique et des opérations que je vais vous donner, vous pourrez vous mettre à
faire l'oeuvre. Si vous n'avez pas le bonheur de réussir,
c'est que Dieu ne voudra pas vous accorder un pareil
don, car je vous jure de vous avoir tout dit dans cet
ouvrage, sans trahir mon serment.

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HERMES DEVOILE

Ayant passé 37 ans de mon existence à étudier les phénomènes de la nature, je crois devoir publier
une partie de mes découvertes ainsi que les peines et
les malheurs que j'ai éprouvés, dans les vues de servir
d'exemple à la jeunesse, de prévenir la ruine des honnêtes
gens, et de rendre service à l'humanité souffrante.
Né d'une mère chérie et d'un père respectable et très
instruit, qui occupait une place honorable dans la
société; étant seul de garçon mon père fut mon mentor
et me donna une éducation soignée. De bonne heure
je devins le modèle de la jeunesse de ma ville par ma
conduite, mon goût pour les arts et les sciences et mon
instruction. A peine avais-je 17 ans que je pouvais vivre
indépendant et du fruit de mes talents. Mon père était
en correspondance avec des savants dans le nombre desquels
il y en avait qui s'occupaient de la recherche
de la pierre philosophale et de la science occulte des
choses. Leurs livres m'étaient tombés entre les mains.
J'en étais imbu, je me disais: serait-il possible que
des rois, des princes, des philosophes, des présidents
de cour et des religieux eussent pris plaisir à mentir
et à induire en erreur leurs semblables? Non, c'est
impossible, me répondais-je; ce sont plutôt d'anciennes
connaissances cachées sous le langage des hiéroglyphes
afin que le vulgaire en soit privé et qu'il n'y ait que
les élus qu'il plaît à Dieu d'initier qui puissent posséder

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ces connaissances surnaturelles. J'étais naturellement
bon et croyant; ne connaissant pas les détours du coeur
humain, je crus à la sincérité de ces livres. Il me tardait
d'être mon maître, afin de me livrer à ce genre d'études;
la vie à mes yeux n'avait plus de charmes qu'autant
que l'on possédait la santé et que l'on pouvait faire
des heureux sans qu'ils puissent parler de nous. La
connaissance de la pierre philosophale remplissait ce
but: elle devint alors le sujet de mes veilles et de mes
moments de loisir; mon ambition se portait aussi à
acquérir la certitude de l'existence de l'immortalité de
l'âme. Telles étaient les connaissances que je désirais
acquérir aux dépens même de mon existence.
La révolution française venait d'éclater. Mes connaissances parurent, aux yeux de mes concitoyens, plus
utiles dans une administration qu'à l'armée. On
m'honora de plusieurs places. Dans mes tournées, je
vis, en entrant dans une petite ville, une jolie demoiselle
dont les traits de bonté, le sourire gracieux et
l'air décent charmèrent mon âme et enflammèrent mon
coeur. Dès ce moment je me promis d'en faire ma
femme. Après avoir rempli la tâche que m'imposaient
mes devoirs, je m'occupai de chercher quelques prétextes
pour lui parler: l'amour n'en manque pas, et peu
de jours s'écoulèrent jusqu'au moment où je reçus la
permission de me présenter chez elle. Enfin, l'hyménée
vint combler mes voeux, et je me promis de la rendre
la femme la plus heureuse du monde. Hélas! j'étais loin
de croire que je lui ferais éprouver une série de malheurs
presque sans exemple, puisqu'elle avait tout fait pour
me rendre heureux.
Quelques mois après mon mariage, je fis la connaissance d'un homme de talent qui avait pour femme une
artiste célèbre. Ils avaient tous les deux le goût de

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l'alchimie et me confièrent un petit manuscrit qui avait
été trouvé derrière une armoire, duquel ils faisaient
grand cas. Il était écrit d'un style qui inspirait beaucoup
confiance; tout s'y trouvait à l'exception du nom de la
matière, des travaux d'Hercule et de la connaissance
du feu. Je me crus alors l'homme le plus heureux de
la terre. Je conçus dans la fougue de ma jeunesse
d'immenses projets: je me mis à travailler ce qui me
fit négliger ma partie et mes propres intérêts. Je crus
par la suite donner ma démission afin de me livrer
entièrement à la philosophie hermétique et dans plusieurs
années j'eus anéanti la somme que m'avaient donnée
mon père et ma mère en me mariant, et dissipé en fumée
une portion de la dot de ma femme.
Mon amour et mon amitié sans bornes pour la compagne de ma jeunesse et sa tendresse pour moi nous
donnèrent une nombreuse famille qui augmenta mes
dépenses lorsque ma fortune s'éclipsait; je voyais ma
femme soutenir avec courage sa position, et le désir de
la rendre heureuse augmentait ma ferme résolution
d'atteindre le but que je m'étais proposé. 21 ans se
passèrent au sein des plus grandes privations; je tombai
dans le malheur; mes nombreux amis me tournèrent alors le
dos. On finit en cherchant à s'expliquer ma position,
vu ma conduite exemplaire, par savoir que mon goût
pour l'alchimie me portait à me priver du plus juste
nécessaire, je devins la risée publique; on me traita
de fou, je fus hué, ma famille me rejeta de son sein,
à plusieurs reprises, je me vis errant dans ma patrie,
obligé de suspendre mes travaux, ayant vendu jusqu'au
meilleur de mes habits pour payer les gages d'un domestique
qui m'aidait à passer les nuits. Ma femme, chargée
de maints enfants, fut obligée de son côté de se réfugier
chez ses parents, en ne cessant d'être le modèle des vertus;

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et moi, en descendant au fond de mon coeur, je n'avais
rien à me reprocher que mon goût pour une partie qui
m'avait ruiné, et placé ma famille dans une position
pénible et douloureuse.
Je me vis forcé d'oublier mes travaux et de faire valoir mes talents, mais la position pénible où je me
trouvais jetait naturellement une défaveur sur moi. A
peine avais-je organisé une partie avantageuse que mes
subordonnés, ou les personnes qui me fournissaient les
fonds, s'en emparaient, en cherchant à jeter sur moi
une défaveur telle que je ne pus trouver nul appui
afin que ma position financière les mît à l'abri de toute
réclamation. Ayant écoulé environ 10 ans ainsi, et
employé une partie des nuits à la lecture de presque
tous les ouvrages publiés sur la pierre philosophale,
commençant à courber la tête sous le poids des années,
je sentis ce penchant irrésistible qui rappelle l'homme
à ses premières amours, je me crus de bonne foi mieux
instruit, capable de franchir tous les obstacles qui
m'avaient arrêté jusqu'alors. Je m'adressai à des personnes
riches qui avaient mes mêmes goûts, je fus
accueilli avec bienveillance. Au commencement de ces
nouvelles connaissances, je passai des jours heureux:
les amitiés m'étaient prodiguées; je pouvais moyennant
mes travaux venir au secours de ma famille, mais
aussitôt que l'on croyait posséder mes connaissances,
on m'abandonnait sous de vains prétextes; on se porta
même jusqu'au point de me faire prendre une forte
dose de sublimé corrosif dans la vue de me détruire et
de s'emparer de mes écrits. J'avais appris à connaître
le coeur humain à mes frais et dépens; je me tenais
continuellement sur le qui-vive: mais le feu qui se manifestait
dans mon estomac et la saveur que j'éprouvais
me firent recourir au contrepoison. J'en fus quitte pour

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**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****



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HERMES DEVOILE
sur l'or des mines à celui fait par l'art philosophique,
ce dernier étant meilleur?

Cyliani.
FIN


Achevé d'imprimer en Octobre 1975 sur les presses de l'imprimerie Saint-Michel - 5, rue de la Harpe - Paris-5
Dépôt légal : 4e trimestre 1975
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