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Réfer. : ET0402
Auteur : Charpentier Josane.
Titre : La France des lieux et des demeures alchimiques.
S/titre : .

Editeur : Editions Retz. Paris.
Date éd. : 1980 .


**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****
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(C) Editions RETZ, Paris, 1980
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Josane Charpentier


L A F R A N C E D E S L I E U X E T D E S D E M E U R E S
A L C H I M I Q U E S

présenté par Eugène Canseliet


EDITIONS RETZ 114, Champs-Elysées, Paris

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OUVRAGES CITES




Fulcanelli : Mystère des Cathédrales (Pauvert, 1964); les Demeures philosophales
(Pauvert, 1965). E. Canseliet : Deux logis alchimiques (Ed. Schemit, 1945); Préface des
Douze Clefs de la Philosophie, de Basile Valentin (Ed. de Minuit, 1956); Alchimie (Pauvert, 1967); Mutus Liber (Pauvert, 1967); l'Alchimie expliquée sur ses textes classiques (Pauvert, 1972); Trois anciens traités d'alchimie ( Pauvert, 1975). Michel Maïer : Atalante fugitive (Ed. Médicis, 1970).
J. Van Lennep : Art et Alchimie (Ed. Meddens, 1966).
Ph. Audoin : Bourges, Cité première (Julliard, 1972).
S. Batfroi : Alchimiques métamorphoses du Mercure universel (Ed. de la Maisnie,
1977). J. J. Mathé : Le Plafond Alchimique de l'Hôtel Lallemant à Bourges (Ed. du
Baucens, 1976). Revue Atlantis : Jacques d'Arès, rédacteur en chef, 30, rue de la Marseillaise
(Vincennes).
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LA FRANCE DES LIEUX ET DEMEURES ALCHIMIQUES




Ce guide pratique comporte des pages spéciales qui ont pour but de
faciliter et enrichir vos découvertes.

Pages 6 et 7, une carte de France indique toutes les localités mentionnées.

Pages 8 et 9, une table alphabétique de ces localités permet de retrouver
rapidement les renseignements recherchés.

Enfin, page 157, un lexique fournit la signification alchimique des symboles
et figures les plus importants et les plus couramment rencontrés.

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TABLE ALPHABETIQUE DES VILLES



AIX-EN-PROVENCE CHARTRES
(Bouches-du-Rhône) 38 (Eure-et-Loire) 74 AMIENS COLMAR
(Somme) 139 (Haut-Rhin) 110 ARLES COUCY
(Bouches-du-Rhône) 39 (Aisne) 29 ARREAU COULONGES-SUR-
(Hautes-Pyrénées) 109 L'AUTIZE AVIGNON (Deux-Sèvres) 137 (Vaucluse) 146 DAMMARTIN-SUR- TIGEAUX BEAUNE près de MORTCERF
(Côte-d'Or) 78 (Seine-et-Marne) 136 BEAUVAIS DAMPIERRE-SUR-
(Oise) 104 BOUTONNE BEDARRIDES (Charente-Maritime) 42 (Vaucluse) 147
SAINT-BERTRAND- LA FERTE-BERNARD
DE-COMMINGES (Sarthe) 129 (Haute-Garonne) 84 LA FERTE-MACE BOURGES (Orne) 105 (Cher) 54 FIGEAC SAINT-BRISSON- (Lot) 96 SUR-LOIRE FONTENAY-LE-COMTE
(Loiret) 95 (Vendée) 148 SAINT-GERMAIN- CAHORS EN-LAYE
(Lot) 95 (Yvelines) 155 CHARLIEU GUIMILIAU
(Loire) 89 (Finistère) 84
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TABLE ALPHABETIQUE DES VILLES
HENDAYE PARAY-LE-MONIAL
(Pyrénées-Atlantiques) 107 (Saône-et-Loire) 120 PARIS 15
LA CELLE-BRUERE PLOERMEL
(Cher) 72 (Morbihan) 104 LAON POITIERS
(Aisne) 30 (Vienne) 152 LE MANS (Sarthe) 123 QUIMPER LENCLOITRE (Finistère) 84 (Vienne) 150
LE PLESSIS-BOURRE REIMS
(Maine-et-Loire) 97 (Marne) 102 LE PUY ROCAMADOUR
(Haute-Loire) 91 (Lot) 96 LIMOUX ROMORANTIN
(Aude) 38 (Loir-et-Cher) 88 LUZ ROUEN
(Hautes-Pyrénées) 110 (Seine-Maritime) 130 LYON (Rhône) 111 THIERS (Puy-de-Dôme) 106
MANOSQUE TOURS
(Alpes-de- (Indre-et-Loire) 85 Haute- Provence) 31 TOUSSON MARLY-LE-ROI près de VULAINES-SUR-
(Yvelines) 155 SEINE MARSEILLE (Seine-et-Marne) 136 (Bouches-du-Rhône) 41 TROYES MELLE (Aube) 37 (Deux-Sèvres) 137
MONTFERRAND VICHY
(Puy-de-Dôme) 105 (Allier) 30 MONTMORILLON VIENNE
(Vienne) 152 (Isère) 86 VILLESALEM NANTES (Vienne) 154 (Loire-Atlantique) 91 VITRE NICE (Ille-et-Vilaine) 85 (Alpes-Maritimes) 31
NOTRE-DAME- DE-L'EPINE SAINT-WANDRILLE
(Marne) 103 (Seine-Maritime) 135
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PROPOS LIMINAIRE

Important et de conséquence, tel apparaît le patient travail de Madame
Charpentier, lequel ainsi se présente de valeur et d'utilité à la fois évidentes
et tout à fait indispensables. Les anciens monuments n'ont pas
que la vertu d'entretenir et d'aviver l'attirance sentimentale et romantique
des humains qui sont amoureux admirateurs du passé, qui en
regrettent la douceur, la quiétude et le charme.

Les édifices d'antan, de fonction civile ou religieuse, depuis la colonne,
la croix ou la fontaine, semblablement modestes, jusqu'au logis cossu,
l'église somptueuse ou l'opulent château; les vieux édifices, petits ou
grands, possèdent leur langage qui est celui du symbole, c'est-à-dire de
l'image, assurément plus fidèle que la lettre. Qu'elle soit peinte ou bien
sculptée, il ne suffit pas d'admirer, dans sa beauté d'exécution, la scène
qui, bien que muette en apparence, selon Michaelis Maierus, en son
Atalante fuyant fugiens, et non pas fugitive fugitiva (la remarque est
importante) oui, l'enseigne ou l'emblème parlent clairement aux yeux
et à l'intelligence -- oculis & intellectui clare loquitur.

Evidemment, l'influx magique n'est pas sans intervenir, qui est celui des
ondes, et que les constructions du temps jadis retiennent en leurs matériaux
de propice noblesse. Qu'on dorme donc tranquille, puisque, par
le bienfait du dangereux béton armé, les maisons hantées ne sont plus à
craindre dans l'ère de l'atome, que de très cyniques farceurs promettent
au bonheur des humains du prochain millénaire. En tout cas, il importe
de tirer, de recueillir et de savoir utiliser ces radiations, afin qu'elles
deviennent truchement de quête et de compréhension. Il n'est pas douteux
que Josane Charpentier a fréquemment bénéficié de ces secrètes
confidences qui se montrent, peu ou prou et de loin en loin, sur la
longue route de ses très fructueuses investigations.

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Là se situe la vertu supérieure du tourisme, lorsqu'il est véritable, noble
et enrichissant, de laquelle Louis Charpentier (1) avait saisi exactement
tout l'avantage, en glorifiant, dans sa splendeur et son mystère, la volumineuse
cathédrale chartraine. A ce niveau, toute visite dont le but est
de s'instruire et de connaître devient un bénéfique, réel et pieux pèlerinage,
tout au long des édifiantes images de la philosophie hermétique,
qui sont aussi celles de l'alchimie portée au plan expérimental du laboratoire.

Au demeurant, qui donc, ayant un bon petit bagage d'ordinaire instruction,
pourrait n'avoir jamais senti que toutes ces images appartinssent
à un univers au sein duquel elles se trouvent reliées ensemble par un fil
également discret et sûr? N'est-il pas troublant ce caractère d'universalité,
si l'on compare seulement les emblèmes -- emblemata -- qui sont
sculptés aux Notre-Dame de Paris, d'Amiens, de Lyon, de Bourges et
de Chartres ?

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Le langage iconographique est aussi celui que parlent les oiseaux, qui
est l'expression de la cabale phonétique et, non moins exactement, qualifiée
auditive par Nicolas Flamel, au Livre des Figures Hierogliphiques,
fournissant en particulier quelques détails relatifs à son voyage à Saint-
Jacques-de-Compostelle. Ce langage fut employé par Rabelais, Francesco
Colonna, de Cyrano Bergerac, Jonathan Swift, puis mis en lumière
par Grasset d'Orcet et, en dernier lieu, quasiment vulgarisé, par l'Adepte
Fulcanelli qui en fournit brièvement la définition, dans son livre des
Demeures philosophales :

« Le langage des oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur
l'assonance. On n'y tient donc aucun compte de l'orthographe dont la
rigueur même sert de frein aux esprits curieux et rend inacceptable toute
spéculation réalisée en dehors des règles de la grammaire. »
En alchimie, c'est-à-dire dans l'art qui est excellemment philosophique, la
livresque spéculation garde son grand rôle que le Livre muet -- Mutus
Liber -- signale, non sans esprit, lui qui, dépourvu de paroles, prononce
néanmoins l'impératif conseil fréquemment répété :

LEGE, LEGE, LEGE, RELEGE, ORA, LABORA ET INVENIES
Lis, Lis, Lis, Relis, Prie, travaille et tu trouveras


1. Auteur des Mystères de la cathédrale de Chartres (R. Laffont).

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PROPOS LIMINAIRE

La pratique, en effet, ne saurait être sans l'étude et la méditation, pour la
raison que toute opération ne peut être tentée, avec un peu de chance,
qu'on ne s'en soit fait, à priori, l'idée nette et satisfaisante.

L'abondante décoration des édifices fut longtemps la dépositaire jalouse
de la pensée philosophico-religieuse. Celle-ci, quoi qu'en eût décidé
René Guénon, anima tout le Moyen Age chrétien durant ses deux
grandes périodes dont les architectures romane et gothique conservèrent
les caractères encyclopédiques et retrouvés en compagnie de Josane
Charpentier.

Ainsi, sur les églises cathédrales, abbatiales, collégiales et paroissiales,
qu'elles relevassent de l'évêché, de l'abbaye, du chapitre ou bien de la
cure, fleurirent, avec plus ou moins de richesse, les fragments des livres
de l'antique Hermès, dont on considère toujours, assurément à tort,
qu'ils aient été perdus. Tout au contraire, c'est dans l'Occident catholique,
que se retrouve toute l'initiation que les croisés et les templiers
recueillirent auprès des Arabes, et que ceux-ci avaient reçue des Grecs
néo-platoniciens d'Alexandrie.

Hélas ! c'est là également que fut trouvé le chef d'accusation qui pesa
lourdement contre l'Ordre du Temple, dans le procès inique. Car les
chevaliers n'étaient pas constamment aux prises avec les peuples musulmans
du Proche-Orient, dont ils estimaient hautement l'élite courtoise
et savante.

Savignies, ce 25 mars 1980 Eugène Canseliet F.C.H.
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PARIS


================================================================= PARIS ================================================================= LA CATHEDRALE
C'est par Notre-Dame de Paris, l'église philosophale par excellence, que nous commençons notre quête des monuments alchimiques, car elle est bien « l'abrégé le plus satisfaisant de la science hermétique », ainsi que l'a écrit Victor Hugo. Au XIVe siècle, c'était dans la cathédrale que chaque semaine, le samedi, se rencontraient les alchimistes.
Le grand portail Devant Notre-Dame, au grand portail, dit porche central ou du Jugement, au-dessous du Christ debout; juste au milieu et à hauteur des yeux, on remarque une petite statue : une femme assise représente l'Alchimie. « Sa tête touche aux ondes du ciel »; elle tient de la main gauche le sceptre de l'art royal, tandis que de la droite elle maintient, debout sur son avant-bras, deux livres; « l'un est fermé qui symbolise le sujet grossier, et l'autre est ouvert qui figure la même matière passive après qu'elle a subi la pénétration de l'esprit (1) ». Elle tient devant elle une échelle à neuf degrés -- scala philosophorum -- dont les alchimistes doivent patiemment gravir les échelons tout au long des neufs opérations qui les conduiront à la réalisation de l'Oeuvre. Sur les faces latérales des contreforts qui limitent le grand portail, à hauteur de deux petits bas-reliefs sont encastrés chacun dans une olive. Sur celui de gauche, nous voyons un homme arrêté devant une source : l'alchimiste contemple la Fontaine mystérieuse qui jaillit avec impétuosité du vieux chêne creux. Ce chêne creux représente, pour les alchimistes, leur fourneau, l'Athanor. On remarque un oiseau perché sur l'arbre : il figure la nature volatile du composant. En face de ce motif, le contrefort opposé montre la cuisson du compost philosophal : Un chevalier en armure, qui paraît être sur la terrasse d'une forteresse

1. Voir Fulcanelli : Mystère des cathédrales. E. Canseliet : Alchimie expliquée sur ses textes, p. 37.
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(on remarque des créneaux derrière lui), menace de son javelot une forme imprécise qu'il est difficile d'identifier -- « mais il se pourrait qu'elle eût été une masse rocheuse », estime le maître Canseliet. Derrière notre combattant, on distingue un athanor sous lequel brûle une flamme. Les frises qui s'étendent de chaque côté du porche, sur deux rangs superposés, comportent chacune douze sujets ayant trait au travail alchimique. En allant de l'extérieur vers l'intérieur, et en commençant par le rang supérieur de gauche, nous voyons, sur le premier bas-relief, l'image du corbeau, symbole de la couleur noire; alors que la femme qui tient le disque symbolise la Putréfaction. Le second bas-relief présente un caducée, symbole de Mercure. Le médaillon suivant représente une femme dont les longs cheveux sont semblables à des flammes. Elle presse sur sa poitrine le disque de la Salamandre « qui vit du feu et se nourrit du feu », ainsi que l'écrit Fulcanelli. C'est la Calcination.
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Paris, cathédrale Notre-Dame (Portail du Jugement) La calcination
Le quatrième sujet : un personnage expose l'image du Bélier, symbole du principe métallique mâle. La femme qui vient ensuite montre l'oriflamme aux trois pennons, qui symbolise les trois Couleurs de l'Oeuvre : le noir, le blanc et le rouge; elle personnifie l'Evolution. Le sixième médaillon représente la Philosophie. Le disque que présente la femme porte une croix grecque : l'expression des quatre éléments. En haut du disque, à gauche, on distingue encore le soleil, mais à droite, la lune a été martelée : ce sont les deux principes métalliques, soufre et mercure. Examinons maintenant le côté droit du porche : Sur le premier bas-relief de cette série, une femme tient un disque sur
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Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
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ACHEVE D'IMPRIMER -- LE 12 MAI 1980 -- PAR L'IMPRIMERIE FLOCH A MAYENNE (FRANCE)
(18012)
NUMERO D'EDITION : 50 DEPOT LEGAL : 2e TRIMESTRE 1980
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