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Réfer. : AL1714 "
Auteur : Planis-Campy David de
Titre : La Médecine des Anciens.
S/titre : Traicté de la vraye, vnique - grande et
Vniuerselle Medecine des Anciens.
Editeur : Editions du Cosmogone. Lyon.
Date éd. : 1997 .


**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****
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(c) Editions du Cosmogone, Lyon, 1997. 6, rue Salomon Reinach 69007 Lyon. I.S.B.N. 2-909781-50-X
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L A M E D E C I N E D E S A N C I E N S
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La présente édition du "Traité de la vraye unique, grande,
et universelle médecine des anciens ; dite des recens"
de Monsieur D. PLANIS-CAMPY a été établie d'après
l'exemplaire de M. R.G. (collection privée).

Nous l'avons reproduit avec un grand souci de fidélité,
sans corriger les erreurs et imperfections que l'on
rencontre quelquefois dans les éditions anciennes. Le coût
et la rareté de l'original, la courbure des pages, la faiblesse
des tirages ne permettent pas une recomposition moderne
de l'ensemble de l'ouvrage.

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LA MEDECINE DES ANCIENS PLANIS-CAMPY D.
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pict
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P R E F A C E.
pict 'AI toujours eu opinion que
l'ordinaire Médecine, ainsi qu'elle est journellement exercée, n'était pas la vraie: & qu'icelle, vu son inanité & le peu d'effet qu'elle fait paraître de ses promesses,
n'était que l'ombre de celle qui en un abîme
infini de raisons abonde en un merveilleux
Trésor de miraculeuses expériences. Cette
pensée quoi que bornée à la Médecine, s'étend
pourtant plus loin qu'icelle: car il est
certain que la prenant du biais qu'il faut, on la
pourrait spécifier en toutes les autres sciences;
sciences lesquelles sont toutes contenues de la
Médecine. C'est pourquoi le Sage disant la
Médecine, dit l'Encyclopédie parfaite. Celui
qui n'est pas Théologien, & Astrologue, ne
peut-être vrai Médecin Magique: Et tous
ceux qui se disent Médecins sans cette connaissance,
se font assez connaître par leurs oeuvres
faux Médecins; lesquels imposant à la nature
ne donnent que le levain de la Mort à
ceux qui reçoivent de leurs mains le Poison au

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PREFACE.
lieu de la Médecine.
Or cette Magie ou Sagesse, est toute contenue dans un livre lequel est divisé en trois
parties; l'une du monde intelligible, qui est le
Merchana ou Trône de Dieu; L'autre est du
monde Céleste qui en est comme les Degrés;
& le troisième du monde Elémentaire, Beresit,
ou intelligence de la Nature, qui est comme le
Miroir des autres deux: dans lequel nous voyons
comme dit l'Apôtre, Corinth. 13. Nunc
per speculum in aenigmate: Celui-ci est le marchepied
du Trône de Dieu, Coelum sedes mea;
Terram autem scabellum pedum meorum, Isaïe 66.
Ces trois mondes se retrouvent au chef-d'_uvre
du Créateur, l'homme, auquel il symbolise
en cette façon; du Corps au monde Elémentaire,
& à toutes choses qui y sont, car
toutes les Créatures sont contenues en l'homme:
ce que Jésus-Christ nous enseigne quand
il dit, envoyant ses Disciples, allez, dit-il, prêcher
à toute Créature. Or il est constant que le
Sauveur de nos âmes envoyait prêcher aux
hommes; d'où l'on peut d'une très pertinente
conséquence inférer que l'homme contient en
soi toute Créature, à raison de quoi il a été
appelé petit monde. En outre il symbolise encore
de l'esprit au monde Céleste: Et de l'intellect,
représentant en lui l'Image de Dieu, à
l'intelligible. Par quoi le Sage connaît l'Unité
en la Trinité & l'adore; puis il communique
aux Mortels la puissance qu'il a reçue du
Créateur.

...............................................


1
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T R A I T E'
D E L A V R A I E
UNIQUE, GRANDE, ET UNIVERSELLE MEDECINE des Anciens, dite des recens Or Potable. Par DAVID De PLANIS CAMPY, Chirurgien du Roi. -------------------------- De la Médecine universelle des Anciens.
CHAPITRE I.
pict L est très certain que la connaissance
de la vérité est si aimable & désirable, qu'il semble que nous ne possédons la vie à autre fin que pour connaître la vérité
des choses. Ce qui a fait chanter à

@

2 De la Médecine universelle,
Virgile au premier des Géorgiques; Foelix
qui potuit rerum cognoscere causas. Heureux
qui a pu connaître les causes des
choses. C'est pourquoi ayant à parler ici
de l'Or potable, (riche trésor, & trésor
incomparable de richesses inépuisables)
dit des anciens Philosophes Médecine Universelle;
Il faut que nous venions premièrement
à la connaissance des causes
qui maintiennent l'être naturel de toutes
les choses que nous voyons en la Nature.
Or ne pouvons-nous arriver à cette connaissance,
que nous ne suivions l'ordre que
le Facteur de l'Univers tint en la Création
du Monde, afin que par la connaissance
des principes que Dieu constitua dès la
naissance d'icelui, nous apprenions celui
de ce quint-Elément, de cet esprit universel,
de cette Médecine inestimable que le
Créateur introduisit en iceux, pour les lier,
coller, vivifier, & maintenir en l'être auquel
il les avait établi. Mais, pour y parvenir
& faire paraître au jour cette vérité
nous avons besoin que l'esprit de la même
vérité débrouille le cahos de notre entendement,
qu'il en sépare les ténèbres & l'ignorance,
ainsi qu'en la création il sépara

@

dite Or Potable. 3
la lumière des ténèbres; & fit paraître par
la vivification de sa chaleur éternelle cet
esprit *aeui-éternel qui fomente par sa chaleur
toute la machine du monde.
Eclairez donc mon entendement, ô S. Esprit mon Dieu! afin que par votre indicible
& incompréhensible chaleur & lumière
incréés, je voie la chaleur & lumière créés
qui échauffent & éclairent tout cet Univers:
& non seulement que je les voie,
ô très-saint Esprit mon Dieu, mais que je
les fasse percevoir plus clairement aux mortels
que jusques ici aucun d'eux n'a encore
fait, quoi que plusieurs l'aient entrepris.
Moïse, ce divin Historien du premier oeuvre divin, la création, nous apprend qu'au
commencement Dieu créa le Ciel & la
Terre, mais il ne dit pas de quoi. Car Dieu
Eternel étant essence première avant toute
chose, contenait en lui par un être idéal
tout ce qu'il projetait de faire; à raison de
quoi il en peut être dit cause efficiente,
formelle, & finale. Efficiente, parce que le
monde a pris être de lui: Or ne le peut-il
avoir de Dieu, que Dieu ne soit l'être lui-
même; mais un être éternel, infini, très
parfait ennemi du non-être & du rien.

@

4 De la Médecine universelle,
Formelle, comme en étant l'Exemplaire,
l'ayant fait selon le patron & modèle qu'il
avait en sa science; qui est l'idée, le moule,
& le véritable exemplaire de toutes choses.
Finale, ayant tout fait pour sa gloire;
de sorte qu'en cette façon le monde ne regarde
que Dieu, d'autant qu'il est tout de
Dieu: Cercle parfait qui finit où il commence,
& commence où il finit. Si que
Dieu pour manifester au dehors sa gloire
qui était comme resserrée en lui, a produit
une image de soi visible, un clair miroir
de sa puissance, bonté, sagesse, & providence.
Ce saint Historien dit après que la
terre était sans forme, vide, & que les
ténèbres l'environnaient; ajoutant que
l'esprit de Dieu était porté sur les eaux,
lesquelles il sépara, plaçant les unes sur le
Firmament, & laissant les autres dessous,
&c. Encore un coup, pour bien concevoir
ceci, Saint Esprit, mon Amour & mon
Dieu! je requiers une étincelle de vos lumières.
Au commencement Dieu créa le Ciel & la Terre, &c. Pour expliquer ce commencement
nous nous servirons du *Bresit, des
Cabalistes Hébreux, mot composé de six

@

dite Or Potable. 5
lettres, tant en leur langue originelle, qu'en
la nôtre Française. Ces six lettres sont
toutes différentes, aussi dénotent-elles les
six jours auxquels Dieu parfit toute la machine
de l'Univers; dont les trois premières
Bra, signifient il créa; desquelles ôtant
le Beth, restera resit, c'est-à-dire commencement.
Or Beth, comme étant la seconde
lettre, représente le Verbe, la Sapience &
le Fils: la seconde personne de la Trinité;
qui a été de toute éternité inséparablement
conjoint & uni ensemble à l'Aleph
le père; & par lequel tout cet Univers a été
établi, selon le Psal. 33. Ce que témoigne
Trismégiste en mots exprès au 4. de son
Pymandre; Vniuersum mundum verbo non
manibus fabricatus est opifex. Rien n'était
avant la création, dit Rabbi Eliezer, sinon
Dieu, avec son très saint & vénérable nom
quadri-lettre, & sa sapience; ce qui est confirmé
par le 8. des Proverbes, où elle est introduite
parlant ainsi; Le Seigneur me possède
dès le commencement de ses voies, (c'est-
à-dire de ses ouvrages.) avant qu'il eût encore
rien fait dès lors. Voilà comme la création
du monde ne commence pas par Aleph,
quoi que première, qui dénote le Père;

@

6 De la Médecine universelle,
mais par Beth, la première du mot *Bresit,
qui dénote le Fils: Ensuite de quoi rien
n'est Principe que la Sapience, bien que
mise en la seconde numération. Tellement
que le Père & premier, & le Fils Principe:
Tu qui es? Principium, qui & loquor vobis;
en S. Jean 8. Il se pourrait ici dire de belles
choses, mais nous les réservons en notre
Physique, Dieu aidant.
Quant au Ciel & terre dont Moïse fait ici mention, il faut entendre l'eau & la
Terre qui était couverte d'icelle. Et philosophent
tant qu'ils voudront ceux qui
sont d'opinion contraire, car avant que je
quitte la partie je leur ferai voir, Dieu aidant,
la lumière de cette vérité.
Ce sacré Historien dit, que la Terre était sans forme, vide, & que les ténèbres l'environnaient.
Ce passage s'explique de soi-
même; car cette terre, c'est-à-dire cette première
matière de toutes choses, n'était
pas jointe à sa forme, par le moyen d'union,
par cette lumière qui devait bientôt
être séparée des ténèbres: Et pour le
mieux faire entendre, c'est que cette matière
& cette forme n'étaient encore aptes
à la production, premièrement des Eléments,
en après de tous corps composés d'iceux,

@

dite Or Potable. 7
jusques à ce que ce moyen d'union intervint,
qui les joignant ensemble, développa
leur puissance & les fit paraître en acte.
Et pour faire voir que cette eau & cette terre peuvent être pris pour la forme &
pour la matière; non cette terre que nous
voyons, mais une excellente & incorruptible
dont est parlé au 21. de l'Apocalypse,
claire & transparente; Je vis un nouveau Ciel
& une nouvelle Terre, &c. Le Zohar apporte
une similitude de la création du premier
homme, lequel, dit-il, fut fait du limon
de la Terre, qui ne peut être dit tel
sans être accompagné d'eau, avec lequel
elle se mêle plutôt qu'avec toute autre
sorte de terre, mais c'est moyennant l'air,
qui est comme leur Ciment & leur vie.
Sur quoi il faut remarquer, dit-il, que ces
deux Eléments dénotent double formation
en lui, l'une du corps pour le regard
de ce siècle, le second de l'âme pour l'autre
monde. Or si cet esprit ou air qui les unit
& colle ensemble par leurs plus menues
parties, est chassé, humide & chaud qu'il
est, par l'extrême sécheresse & froideur de
la terre, c'est alors que l'eau se sépare incontinent
d'icelle: qui est à dire en paroles

@

8 De la Médecine universelle,
intelligibles que tandis que notre humeur
radicale & chaleur naturelle font leur séjour
en notre corps, l'âme raisonnable qui y
est associée par leur moyen y persiste; eux
dehors, icelle par conséquent n'y demeure
plus; car tout liement, & coagulation est
une espèce de mort, & la *liquorosité de
vie: Tellement, continue-t-il, que cette eau
surnagerait toujours à ce limon, & s'en
séparerait, si le souverain Maître & Seigneur
Adonaï par sa providence, pour la
propagation des choses, tant qu'il lui plaira
maintenir en son être ce bel ouvrage de
ses mains, ne contraignait ces deux, terre
& eau, de s'accorder aucunement par
son Ange & Ministre qui préside à l'Air;
lequel pour parfaire cette union doit participer
de l'un & de l'autre.
Or que cet Air ou Esprit de vie ne doive participer de la terre & de l'eau, pour les
joindre ensemble, il n'y a nul doute, en ce
que l'eau le contenait au commencement
de la création: C'est pourquoi il est dit
tout à l'entrée d'icelle, que Ruach Elohim
l'Esprit de Dieu, était épandu sur les eaux,
desquelles il sépara la lumière des ténèbres.
Ou, comme le mot Hébreu de Marachephet

@

dite Or Potable. 9
le porte, voltigeant au-dessus
d'icelles, les couvant, fomentant, & vivifiant,
ainsi qu'une poule fait ses poulets,
de sa chaleur connaturelle: car le mot Elohim
emporte je ne sais quoi de chaleur
& ignéité. Et voilà comme toute
la très sainte Trinité est considérée en la
création: c'est pourquoi bien à propos
Saint Thomas en la première partie de sa
Somme, question 45. art. 6. dit que l'oeuvre
de la Création est commune aux trois personnes:
Deus Pater operatus est creaturam
per suum verbum, quod est Filius: & per suum
amorem, qui est spiritus sanctus.
Or en cette vivification & séparation de lumière d'avec les Ténèbres, il y eut aussi
séparation des eaux d'avec les eaux: Et de la
plus pure d'icelles deux le souverain ouvrier
en fit trois parties, la plus pure desquelles
il plaça au-dessus des Cieux: Mais
ne serait-ce pas ce que quelques Pères ont
entendu pour les Anges, fondés sur le
Psal. 148. que les eaux qui sont au-dessus des
Cieux louent le nom du Seigneur: ce qui
semble ne se pouvoir entendre bonnement
que des Anges? De la seconde moins pure
il en fit le Firmament, les Planètes, les Signes

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10 De la Médecine universelle,
& toutes les Etoiles: de la troisième
encore moins pure il créa quatre
corps, qui sont les quatre Eléments, seuls
membres principaux de ce monde. Lesquels
quatre par le moyen de la nature
composent tous les autres corps mixtes,
en leur donnant vigueur, vie, & mouvement
par un esprit de feu, par une quintessence
épurée, & éthérée, que les Anciens
ont appelée Médecine universelle, le feu
sujet & de ce chap. & de tout cet oeuvre.
Or cet esprit étant en un mouvement
continuel & universel donne le branle à
ces quatre Eléments, & les fait agir l'un dans
l'autre incessamment, & par leur action produisent
les trois principes, Sel, Souphre
& Mercure, qui sont un medium entre les
Eléments & tout ce qui est produit, tant
dans les entrailles de la terre que sur la surface
d'icelle. Etant vrai que la nature n'a
pas immédiatement produit tous les corps
mixtes des quatre Eléments, mais médiatement,
c'est-à-dire par l'intervention des
trois principes susdits. Or comme cela se
fait, & quelle voie cet esprit puissant en
la nature tient pour y parvenir, nous le déduirons
bien amplement en notre Physique,

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dite Or Potable. 11
quoi qu'en ayons parlé comme en
passant en notre Bouquet chimique, &
Hydre morbifique.
Revenant donc à notre tâche, disons, qu'au même temps de la séparation des
eaux la lumière fut aussi séparée, la plus
pure de laquelle Dieu plaça par-dessus les
Cieux. Mais ne serait-ce pas le Ciel des
Cieux qu'a entendu Saint Augustin en
ses Confessions? Le Ciel des Cieux est au
Seigneur, dit le Psaume 113. Mais il a donné
la Terre aux enfants des hommes.
La seconde lumière étant échue au Soleil (& pour ce sujet dite céleste) quoi
que beaucoup plus moindre que la première,
est dite pourtant la perfection de
l'Univers, l'amour & la vertu de tout ce
qui vit en la terre: c'est aussi en elle où
Dieu a mis tous les trésors de la nature, &
la source & ressource de la vie, qu'il fait de
là couler par tout le monde élémentaire
comme de la fontaine de ses bontés. Car sa
nature répond à toutes choses naturelles,
& sa vertu vivifie tout, parce qu'elle est le
vivifique trésor de la nature. Et rien ne
se peut parfaire, voire ni se mouvoir & vivre
allègrement sans l'aide & communication

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A D D I T I O N A L'O R P O T A B L E,
CONTENANT L E G R A N D M I R O I R
DE LA NATURE,

est enseigné quel doit être le vrai Artiste, le procédé de la Nature & de l'Art, pour parvenir à la grande oeuvre Physique.

Par le même Auteur.

M. DC. XXXIII.
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117
pict

A V A N T-P R O P O S.
pict Mi Lecteur, Il y a
quelques années que la Médecine Hermétique, que je professe, me fit connaître d'un Seigneur de qualité, au
moyen de la guérison d'une Maladie
autant difficile à la Médecine ordinaire
qu'elle s'est trouvée miraculeuse au
sentiment des gens de bien qui chérissent
la vertu. Et comme cette cure inespérée
donna matière à plusieurs d'admirer
& bénir la miséricorde de Dieu
en ses créatures, elle donna aussi sujet
à beaucoup de vomir le Fiel de leur envie
contre l'intégrité de ma conscience.
Cet effort de calomnie fût tellement

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118 AVANT-PROPOS
violent, que je crus dès lors n'y avoir aucun
lieu d'en taire mon ressentiment.
C'est pourquoi faisant imprimer mon
Hydre Morbifique exterminée par
l'Hercule Chimique, j'y joignis une
Apologie sur ce sujet; & du depuis j'en
ai encore touché, comme en passant,
tout à l'entrée de la préface sur mon
Bouquet Chimique. Ce Seigneur donc,
étant dans l'admiration de cette cure,
voulut ouïr de moi l'ordre que j'y avais
tenu, & les remèdes desquels je m'étais
servis: ce qui me donna une grande
consolation; car je n'avais jamais espéré
que la vraie Médecine trouvât de
l'étaiement parmi la Pompe, le Pourpre,
les Palais & les Louvres. Aussi
ce que je lui en fis voir & toucher au
doigt, était tellement plein de merveille,
qu'il jugea dès lors (comme c'est un esprit
très rare & très éminent) que c'était
l'unique & véritable moyen de sass**vanter

............................................


pict

E N I G M E.
pict IEN que l'homme
soit un Animal sociable & qu'il ne puisse bonnement se passer de la conversation des autres ses semblables; néanmoins
l'ingratitude & la méconnaissance
(vice trop commun en ce Siècle
perverti) donnent occasion aux
hommes Sages, & Ames bien nées
de se reléguer dans le Cabinet de
leurs saintes Méditations. Car
voyant que le vice & la perfidie,
marchent à l'égal voire & surpassent

@

126 De la Médecine universelle,
la vertu, que toutes choses se
vendent, & qu'on fait gloire de
tromper son compagnon; qui serais
celui qui ayant la crainte de
l'Eternel voulut vivre ainsi sans
Foi, sans Loi, parmi les enfants de
la Terre. C'est pourquoi à l'exemple
de ses bons pères anciens qui de
leur gré se bannissant de la Turbe
tumultueuse du Populaire, se retiraient
dans les déserts pour avec
plus de tranquillité d'esprit contempler
la grandeur immense de Dieu
& les effets de ses merveilles. A leur
exemple, dis-je, un jour environ le
mois de Mai, je m'acheminai à
une prairie tapissée d'une agréable
verdure, & diaprée d'un nombre
infini de belles fleurs; dont la diversité
de leur émail ravissait mon
esprit en la contemplation de tant
d'excellences que j'y remarquai.

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dite Or Potable. 127
A quoi contribuait beaucoup une
infinité de toutes sortes d'arbres
fruitiers, avec une belle forêt
verdoyante laquelle faisait comme
le clos de ce petit Paradis Terrestre.
Tellement que l'odeur doux
flairant qu'un amoureux Zéphyr
faisait goûtera mon odorat, avec
la diversité des objets qui ravissaient
mon oeil, joint la tranquillité du
lieu, me firent résoudre d'y passer la
journée. Et comme j'étais en cette
délibération; voici que je vis
un homme ayant toute sa tête en
feu; lequel plongeant un flambeau
qu'il tenait en sa main, dans un
Ruisseau qui coulait au milieu de
cette prairie, il en fît sortir un grand
& furieux Dragon ayant sa gueule
béante; qui au même temps dévora
un jeune homme qui était à
la rive de ce Ruisseau; lequel avait

**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****
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T A B L E D E S C H A P I T R E S
contenus en cette Oeuvre.

DE la médecine universelle des Anciens.
Chap.I. pag. 1. Quelle est cette médecine universelle, ensemble de son vrai nom pour lequel on l'appelle
ainsi Chap.II. pag. 19. Où, & en quel corps se trouve cette médecine universelle. Chap.III. pag. 33. Pourquoi les Recens ont appelé cette médecine universelle or potable. Chap. IV. pag. 44.
La façon d'extraire cette médecine universelle, ou Or potable des composés Elémentaires.
Chap.V. pag. 63. Quel pouvoir a cet Or potable, ou médecine universelle, à restituer la santé au corps
humain. Chap.VI. pag. 82. S'il est vrai que cet Or potable puisse perpétuer le corps humain en longueur des jours,
outre le terme ordinaire de la vie des hommes.
Chap.VII. pag. 98. Le grand Miroir de la Nature, contenant une Enigme Philosophique. pag. 125. Une *exercitation, servant d'explication à l'Enigme susdite. Pag. 133.
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Achevé d'imprimer en janvier 1997 par SUP'COPY à Lyon (Rhône). Dépôt légal: 1er trimestre 1997. Editions du Cosmogone Imprimé en France.
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