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Réfer. : AL1709
Auteur : Johannes Pontanus.
Titre : Epistola de Igne Philosophorum.
S/titre : Préface de Severin Batfroi et Introduction de Bernard Biebel.

Editeur : Guy Trédaniel.
Date éd. : 1981 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



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E P I S T O L A

EPISTOLA DE IGNE PHILOSOPHORUM
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E P I S T O L A

EPISTOLA DE IGNE PHILOSOPHORUM
per Johannes Pontanus
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PARIS Chez GUY TREDANIEL
1981
EDITIONS DE LA MAISNIE 76, rue Claude-Bernard 75005 PARIS
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(C) Guy Trédaniel, Editions de la Maisnie 1981
Tous droits de reproduction et d'adaptation en langue française réservés pour tous les
pays.
I.S.B.N.: 2-85-707-057-8
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« Ce feu, ou eau ardente, est l'étincelle vitale communiquée par le
créateur à la matière inerte: c'est l'esprit enclos dans les choses, le
rayon igné, impérissable, enfermé au fond de l'obscure substance,
informe et frigide (...). A notre regret, nous ne pouvons faire plus que
signaler l'écueil et conseiller. avec les plus éminents philosophes, la
lecture attentive d'Artephius, de Pontanus et du petit ouvrage intitulé:
Epistola de Igne Philosophorum ». (Fulcanelli, « Les Mystères des
Cathédrales »).

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PREFACE

pict OUS ne doutons point
qu'après avoir pris connaissance des propos de Fulcanelli, nombreux ont été les chercheurs qui se sont empressés de consulter le manuscrit 19 969 de la Bibliothèque Nationale. Le Feu secret n'est-il pas, en effet, la grande inconnue de l'Ouvrage d'Hermès ? Aussi bien l'espoir est-il légitime de découvrir dans le texte de
Pontanus un détail d'importance, qui permettrait de mieux se
guider dans le dédale de l'insigne recherche. Hélas! quelle
n'est pas la déconvenue lorsqu'on est confronté à la calligraphie
ancienne qui, par son impénétrabilité, garde jalousement
secrète la prose latine...

Une transcription existe, certes, et c'est celle du « Theatrum
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Chimicum » que l'on peut découvrir à la page 816 du
tome III, dans l'édition de 1602. Mais n'est-il point souhaitable
de s'abreuver aux sources mêmes des écrits, lorsque cela est
possible ? Ce délicat et patient travail de paléographie a été
exécuté par Bernard Biebel, dont la compétence en ce domaine
se passe de tout commentaire, puisqu'on lui doit également une
transcription du manuscrit de Linthaut « L'Aurore », suivi de
« l'Ami de l'Aurore ", plus impénétrable encore, à notre sens,
que la graphie de Pontanus (1).

Ainsi donc, peut-on aujourd'hui étudier enfin le petit traité que l'Adepte contemporain tenait en si grande estime. On sait
communément qu'en Alchimie ce n'est point le nombre de
pages qui compte lorsqu'on veut juger de la valeur profonde
d'un ouvrage. Peu de mots suffisent lorsqu'un Initié s'adresse
à ses pairs ou, à tout le moins, à quelque néophyte éclairé; et
puisqu'on est ici dans le domaine tant scientifique qu'artistique,
les allusions sont souvent plus éloquentes qu'un long discours.
Cela permet, par la même occasion, d'écarter les indiscrets et
les indignes d'un domaine qui ne devrait être réservé qu'aux
êtres désintéressés et méritants.

Nous ne surprendrons personne en affirmant cependant que d'aucuns exercent leur funeste talent sur cette « voie
pèlerine» par souci de notoriété ou, plus simplement, par
orgueil. Il convient donc de toujours se référer aux auteurs
anciens, lorsque cela est possible, afin de ne point succomber


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1. Chez Guy Trédaniel. Editions de la Maisnie, Paris 1978. Il faut signaler également
l'introduction et les nombreuses notes grâce auxquelles Bernard Biebel enrichit
l'ouvrage réputé de l'énigmatique sieur de Mont-Lion.

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INTRODUCTION

pict VANT que nous n'entrions
plus profondément -- au cours de cette brève introduction -- dans quelque explication de la petite Epître du docte évêque Jean Pontanus, nous tenons à remercier notre sage ami Séverin Batfroi, du concours qu'il a consenti d'apporter à notre projet. Nous saluerons également au passage. son si précieux travail -- le sujet étant de
taille -- adressé au public, dans l'occulte passage du CHAOS A
LA LUMIERE. Qu'il en soit gratifié.

Nous avons, chez nous en Allemagne, une curieuse tradition, de laquelle une brève exposition ne sera point hors de
propos, ni éloignée du sujet propre à nous occuper. Depuis une
époque reculée, de laquelle nous n'avons souvenance. il est un

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curieux nom qui fut donné au sel (salz), et qui persista jusqu'à
nos jours en ces mots: vergiss mein nicht, c'est-à-dire ne
m'oubliez pas ! Rappel déjà bien important des Ecritures
Sacrées, sachant que nous fûmes tous salés de feu, cette
tradition n'est pas sans marquer l'important arcane, qui jusque
dans la nourriture de l'homme occupe une place de conséquence.
Les villageois de la basse Allemagne -- s'étendant de
la vallée mosellanne jusqu'aux confins du palatinat -- qui ne
sont pourtant sans oublier ce curieux nom attribué jadis à la
substance saline, avaient également pour habitude, de donner à
tout ouvrage d'esprit ou spirituel, l'appellation salzig, c'est-à-
dire salé. De même affirmait-on -- du moins chez les pauvres
gens -- que sans chaleur la vie est privée de sel; proverbe
combien remarquable puisque ce feu, agent actif, demeure
caché sous une forme saline, et que l'un ne pourrait aller sans
l'autre. Mais ne voulant point trop nous étendre sur ce sujet,
celui-ci étant si obscurément dissimulé de par les Philosophes;
et disserter d'un arcane si important sans en avoir une parfaite
expérience, serait encourir le risque de tromper le chercheur,
pour le seul plaisir de la dissertation. Ce qui n'est point requis
en cette Science. Nous dirons simplement, que, suivant
l'explication des anciens, le sel est le moyen par lequel les
liqueurs pénètrent dans les corps, et sans lequel ne se ferait
donc aucune pénétration, ni aucun dissolvant. Le sel, --
affirme Pierre Vicot --, est un feu potentiel et aqueux, ou une
eau terrestre imprégnée de feu...

Venons à notre Philosophe. Pontanus, dans sa forme enclitique (avec Johannes, Jean) est composé d'une contraction
de deux vocables; pontus, en latin, désigne la profondeur, la
mer, d'où la profondeur, l'abîme de la mer, (cabalistiquement
la mère). Le deuxième contractile, annuntius, marque celui qui

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annonce, le messager, voire qui annonce la profondeur de la
mer; à moins, évidemment, qu'on lui préfère anus, qui définit
la Sibylle, la devineresse, mais qui a surtout le sens de
tourmenté. Un autre vocable, très proche du précédent, anulus,
désigne l'anneau par lequel on fermera la chaîne.

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Nous voyons donc bien par là, que Pontanus -- d'aucuns le voulant sans fondement appeler Dupont -- choisit minutieusement
son nom, n'échappant à rien à la Loi des vieux
Maîtres; l'anonymat et le pseudonyme. Pseudonyme combien
évocateur, puisqu'il complétera le texte du philosophe...

Sans rester à cette première déduction, poussons plus loin cette analyse, avec le secours de l'antique idiome, origine des
langues, le grec. Tout comme le latin, Pontanus est issu de
deux vocables se complétant: Πόντιος, désigne la divinité de
la mer, qui vit sur la mer, (de Πόντος, Pontos, fils de Gaea,
personnification de la mer, mer noire) tandis que le vocable
ἀνύω, signifie proprement ce qui mène à terme, accomplit, et
achève une oeuvre; ce qui se dit d'un moyen, sans lequel on ne
vient à bout de rien, ou ne fait rien qui vaille. Ce simple petit
nom -- en apparence -- que choisit l'adepte, est donc fort
significatif, tant il suggère que le philosophe reçut des mains de
la divinité supérieure, le Père des Lumières, l'instruction de cet
agent igné actif, fidèle serviteur de l'artiste habile.

Pour terminer notre introduction, -- ne voulant nous amuser à un ouvrage volumineux --, nous décrirons au

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EPITRE DU FEU PHILOSOPHIQUE
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EPITRE DU FEU PHILOSOPHIQUE

pict oi, Jean Pontanus, qui suis
allé en plusieurs régions et royaumes -- afin de connaître certainement ce que c'est que la Pierre des Philosophes --, après avoir parcouru tous les côtés du monde, je n'ai trouvé que des faux Philosophes et des trompeurs. Néanmoins, étudiant toujours dans les livres des Sages, et mes doutes s'augmentant, j'ai trouvé la vérité;
mais nonobstant que j'eusse la connaissance de la matière, j'ai
erré deux cents fois avant que de trouver l'opération et pratique
de cette vraie matière.

Premièrement, j'ai commencé mes opérations par les putréfactions du Corps de cette matière, pendant neuf mois, et
je n'ai rien trouvé. Je l'ai mise au bain-marie pendant quelques

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temps, et j'ai semblablement erré. Je l'ai tenue et posée dans
un feu de calcination pendant trois mois, et j'ai mal opéré.
Tous les genres et manières de distillations et sublimations,
comme disent ou semblent dire les Philosophes -- tel Géber,
Archélaus et presque tous les autres -- je les ai tentés et
essayés, et n'ai pareillement rien trouvé. Enfin, j'ai tâché de
parvenir et parfaire le sujet de tout l'Art d'Alchimie, de toutes
les manières imaginables, qui se font par le fumier, le bain, les
cendres, et par mille autres genres de feux, dont les
Philosophes font mention dans leurs livres; mais je n'ai rien
découvert de bon.

C'est pourquoi, je me mis pendant trois ans continuels à étudier les livres des Philosophes, entre autres le seul Hermès,
les brèves paroles duquel comprennent tout le magistère de la
Pierre; quoiqu'il parle assez obscurément des choses supérieures
et inférieures, du Ciel et de la Terre.

Toute notre application et notre soin, donc, ne doit être qu'à la connaissance de la vraie pratique, dans le premier, le
second, et le troisième OEuvre. Ce n'est point le feu de bain, de
fumier, ni de cendres, ni aucun de tous les autres feux que nous
chantent les Philosophes, et nous décrivent dans leurs livres.

Qu'est-ce donc que ce feu qui parfait et achève tout l'OEuvre, depuis le commencement jusqu'à la fin? Certainement
tous les Philosophes l'ont caché; mais, pour moi, touché
d'un mouvement de pitié, je le veux déclarer avec l'entier
accomplissement de tout l'OEuvre.

La Pierre des Philosophes est unique, et une, mais cachée et enveloppée en la multiplicité de différents noms, et avant


**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

**** A T T E N T I O N ****



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Achevé d'imprimer en mai 1981 sur les presses de l'imprimerie Laballery et Cie 58500 Clamecy Dépôt légal: 2e trimestre 1981 Numéro d'imprimeur: 19511 @


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