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Réfer. : AL2002
Auteur : Sabine Stuart de Chevalier.
Titre : Discours Philosophique sur les trois Principes.
S/titre : Animal, Végétal et Minéral.

Editeur : Gutenberg Reprint. Paris.
Date éd. : 1982 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

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D I S C O U R S P H I L O S O P H I Q U E S U R LES TROIS PRINCIPES ANIMAL, VEGETAL ET MINERAL. O U
L A C L E F DU SANCTUAIRE PHILOSOPHIQUE.
Par SABINE STUART DE CHEVALIER.
Cette Clef introduit celui qui la possede dans le
sanctuaire de la Nature; elle en découvre les mystères; elle sert en même tems à dévoiler les Ecrits du célèbre Basile Valentin, & à le dé- froquer de l'Ordre respectable des Bénédictins, en donnant la véritable explication des douze Clefs de ce Philosophe ingénieux.

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A P A R I S, Chez Quillau, Libraire, rue Christine, au
Magasin Littéraire, par Abonnement. =============================== M. D C C. LXXXI.

Avec Approbation & Privilége du Roi.

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Discours Philosophique. Tome premier.

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Discours Philosophique. Tome second.

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P O S T F A C E D E S Y L V A I N M A T T O N
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UN MEDECIN ALCHIMISTE AU SIECLE DES LUMIERES: CLAUDE CHEVALIER
C'est à E. Canseliet que l'on doit d'avoir, dans son étude « L'Alchimie au XVIIIe siècle (1) », attiré l'attention sur le Discours
philosophique dont les éditions Gutenberg Reprints nous donnent
aujourd'hui une réimpression en fac-similé. A propos de quatre
figures tirées d'un Livre des XXII feuillets hermétiques, qu'il
reproduit dans son article, il note en effet: « Des travaux que
dépeignent ces quatre lames (...), un traité, relevant de l'alchimie la
plus classique, nous fournit, en plusieurs endroits, la glose
excellente et minutieuse, basée elle-même sur les Douze Clefs de
Basile Valentin. Cette oeuvre fut écrite par Sabine Stuart de
Chevalier, Ecossaise de naissance, d'après les leçons que son mari
lui donna « en bon françois », et nonobstant quelque désordre, elle
offre au chercheur d'étonnantes ressources. En effet, l'ouvrage (...)
pivote autour de l'unique sujet des Sages, et répond, tout au long de
ses deux volumes, aux promesses de son titre. »
En fait il n'est pas assuré, comme nous le verrons, que ce Discours philosophique ait bien été écrit par Sabine Stuart de
Chevalier. Mais même si celle-ci, dont nous ne savons rien et qui ne
publia rien d'autre, prit une part active à la rédaction de l'ouvrage
c'est, en tout état de cause, comme elle en convient elle-même, son
mari Claude Chevalier qui en fut l'inspirateur et en procura la
matière. Aussi est-ce la vie et l'oeuvre de ce dernier que nous
essaierons de retracer ici en puisant à la seule source de
renseignements dont nous disposions: ses écrits (2).

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Dans son Triomphe de la vieillesse, qu'il composa en 1786, ainsi qu'il le précise dans l'Avertissement (p. V), Claude Chevalier
observe: « Par la faveur du Ciel, je suis déjà parvenu à l'âge de
quatre-vingt-deux ans. » Il serait donc né en 1704, mais nous
ignorons en quel lieu. Il embrassa la carrière médicale, sans que
nous puissions dire quand ni où il reçut son bonnet de médecin --
s'il le reçut jamais. Il se borne simplement à nous indiquer qu'il
rédigea ce Triomphe de la vieillesse « après, dit-il, avoir servi ma
Patrie bien au-delà de cinquante ans. » (Avert., p. III). Il aurait par
conséquent commencé d'exercer vers la trentaine.
A cinquante-quatre ans, en 1758, il publie à Paris, chez Claude Hérissant, Imprimeur rue Notre-Dame, une Dissertation physico-
médicale. Sur les causes de plusieurs Maladies dangereuses, et sur les
propriétés d'une Liqueur purgative et vulnéraire, qui est une
Pharmacopée presqu'universelle. Dédiée à S. Altesse électorale et
royale Madame l'Electrice de Bavière (3). La page de titre nous
informe qu'il est alors: « Conseiller-Médecin ordinaire du Roi, et
des Cent Suisses de la Garde ordinaire du corps de Sa Majesté »
ainsi que « Premier Médecin du corps de S. A. E. et R. Madame
l'Electrice de Bavière », laquelle était Marie Anne, fille d'Auguste
III roi de Pologne. Dans cet ouvrage, il nous narre en détail
(pp. 115-143) ce qui lui valut d'être élevé à ce dernier rang: en 1752
il soigna, et guérit, une « Demoiselle âgée de sept ans [qui] avait
l'honneur d'être sous la protection de S. A. R. E. Madame l'électrice
de Bavière ». Cette enfant souffrait depuis l'âge de quatre ans de
graves écrouelles. Les médecins de Munich étant impuissants
devant son mal, elle fut envoyée dans « plusieurs villes considérables
», dont Vienne où elle se cassa la jambe gauche, puis à Paris
où elle fut placée sous la protection de la dauphine, Marie-Josèphe
de Saxe, deuxième femme de Louis, fils de Louis XV. Son état avait
empiré au point que les praticiens, notamment le célèbre François
Chicoyneau (1672-1752), premier médecin du roi, « ordonnaient
l'amputation de la cuisse, sans oser en venir à l'exécution, à cause
de l'extrême faiblesse du sujet ». Claude Chevalier accepta de
prendre en charge la jeune malade et, grâce à des remèdes de sa
composition « pris dans le règne végétal », il parvint à la rétablir
complètement. A l'appui de ses dires, il reproduit (pp. 130-137) les
lettres qui lui furent adressées par le maréchal de La Farre et par le
marquis de Sassenage, tous deux « chevaliers d'honneur de
Madame la Dauphine », ainsi que par le « secrétaire du cabinet
pour les affaires étrangères de S. A. R. électorale de Bavière », un
certain Lalande. C'est donc en remerciement de son dévouement et
de son efficacité qu'il fut nommé, en 1754, par décret de l'électeur
de Bavière, Maximilien III Joseph, premier médecin du corps de

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l'électrice, ce qu'annonça la Gazette en décembre de cette même
année (4).
Il est probable qu'il était déjà médecin de la garde des Cent Suisses, dont il acheta la charge, nous dit Carrere, en survivance de
Caumont (5), avant son brillant succès dans le traitement de la jeune
Bavaroise, et que c'est en tant que tel qu'il fut amené à être
consulté. En revanche, il semble que ce soit plus ou moins en
récompense de cette cure qu'il ait été fait Chevalier de l'ordre
militaire de l'Eperon d'or, et ce, juste après la parution de sa
Dissertation physico-médicale. En effet, s'il ne fait pas état de ce
titre dans sa Dissertation, il le mentionne, comme il le fera toujours
par la suite, dans une manière de prospectus pour cette dernière
intitulé Préface du livre qui a pour titre Dissertation physico-
médicale (6), composé de l'Avertissement (7) et de quelques extraits, qui
parut également en 1758, mais après la dissertation comme en
témoignent certains renvois à la pagination de celle-ci. A moins
qu'il ne s'agisse d'un oubli, ce qui est fort improbable cette
distinction, de peu de valeur, on le sait, tant elle fut distribuée avec
prodigalité, lui aurait donc été décernée entre les deux publications.
La Dissertation nous apprend en outre qu'il habite rue de
Bourbon-Ville-Neuve, à Paris, et qu'il a ouvert une maison de
santé, sur laquelle nous reviendrons, à une lieue et demie de la
capitale.
Dans cette dissertation Claude Chevalier ne produit pas de vues médicales très originales. La véritable médecine doit, selon lui
pouvoir accorder les dogmatiques, c'est-à-dire les tenants de là
médecine officielle qui, en disciples de Galien, s'efforçaient de
connaître par le raisonnement les causes profondes de la maladie, et
les empiriques, c'est-à-dire ceux qui fondaient leur art uniquement
sur l'observation de la maladie, l'histoire de l'affection et son
analogie avec d'autres, lesquels se voyaient renforcés par le courant
paracelsiste. Tout en reconnaissant que beaucoup d'empiriques
abusent de prétendus secrets, « en sorte que le nom d'Empirique et
celui de Charlatan sont aujourd'hui synonymes », Claude Chevalier
estime leur méthode expérimentale nécessaire, d'autre part, s'il
critique la « rhétorique médicale » des dogmatiques, il juge que
leurs connaissances théoriques sont indispensables et forment la
base de toute pratique. « Nous avons, écrit-il, obligation aux deux
partis, surtout depuis que Celse a ouvert le moyen de concilier
leurs opinions opposées. L'Empirique n'aura qu'une connaissance-pratique
défectueuse, tant qu'il ignorera ces spéculations
générales de la Médecine qui la constituent par excellence. Le
Dogmatique sera bien savant, si l'on veut, par de beaux
raisonnements où l'esprit pour l'ordinaire est employé en pure

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perte, quand le malade périt par sa faute; mais fort inutile à la santé,
tant qu'il n'aura que des idées vagues et chimériques, des moyens
dont il faut user pour guérir les malades » (pp. 15-16).
Le grand apport des dogmatiques, c'est l'anatomie, sans laquelle « nous ignorerions encore aujourd'hui les lois de la circulation,
fondement inébranlable de la Médecine. Elle démontre que la santé
dépend d'un libre cours du sang, des humeurs et de la régularité des
différentes excrétions » (p. 17). Les maladies, au contraire
proviennent d'un ralentissement des flux sanguins dû à un
engorgement des humeurs ou à une interruption des sécrétions qui
ne peuvent plus être évacuées. Le sang se charge alors d'impuretés
qui obstruent les vaisseaux et lui font perdre sa vélocité naturelle.
S'appuyant sur les travaux de Kircher et d'Ellis (8), Claude Chevalier
explique que de ces impuretés naissent par génération spontanée
des vers qui provoquent à leur tour de nombreuses affections, en
particulier la folie et l'épilepsie. Ainsi la plupart des maladies
trouvent-elles dans leur étiologie un principe d'unité. On
comprend dans ces conditions que l'on puisse concevoir l'existence
d'un remède universel, de cette panacée dont le XVIIIe siècle n'avait
pas abandonné l'espérance: ce remède sera celui qui se révélera
apte à rétablir le cours harmonieux des fluides, en évacuant les
humeurs superflues, en « entretenant les vaisseaux dans leur
diamètre naturel » et en rétablissant les sécrétions des glandes
« qu'on peut regarder comme autant de laboratoires différents ».
Telles sont précisément, affirme Claude Chevalier, les propriétés
de sa liqueur. C'est pourquoi l'on ne doit point s'étonner qu'elle
s'avère efficace aussi bien contre l'apoplexie que contre la peste, la
goutte, la petite vérole, les vers ou les venins. A propos de la petite
vérole, d'ailleurs, notre auteur prend parti contre l'inoculation,
laquelle faisait l'objet, au sein du corps médical, d'un important
débat qui culmina en 1756 avec l'inoculation par Tronchin des
enfants du duc d'Orléans. Inoculer, en effet, c'est infecter le sang,
ce qui ne peut qu'être nuisible à la santé (9).
Cette quête d'une pharmacopée universelle conduira le médecin à faire l'anatomie non seulement du corps humain, mais aussi des
animaux, des végétaux et des minéraux. Car si l'on désire
parfaitement maîtriser l'art médical et « se faire une réputation
immortelle, il faut avoir l'intelligence de cette carte obscure du petit
monde, si difficile cependant à acquérir; il faut pénétrer encore
dans le génie de chaque contrée, si l'on peut parler ainsi, savoir à
quelles infirmités chacune est sujette, et surtout connaître la
propriété des remèdes que l'on veut employer à leur cure. Felix qui
potuit rerum cognoscere causas. Il faut d'abord entrer dans le règne
animal qui fait la pompe et les délices de nos superbes festins,


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Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

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La présente édition de D I S C O U R S PHILOSOPHIQUE par S. Stuart de Chevalier a été établie d'après l'exemplaire
de la Bibliothèque Nationale (cote: R. 51903
et 51904) avec l'aimable autorisation de Monsieur le
Conservateur. Nous avons reproduit cette édition originale
avec un grand souci de fidélité, sans corriger les
erreurs et imperfections que l'on rencontre quelquefois
dans les éditions anciennes.



Achevé d'imprimer sur les presses de l'Imprimerie Ch. Corlet, 14110 Condé-sur-Noireau le 2 décembre 1982 pour le compte de Gutenberg Reprint 216, boulevard Saint-Germain, Paris 7e
N° d'Imprimeur: 931 N° d'Edition: 537 ISBN 2.7144.1537.7
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