Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.

@

Page

Réfer. : AL0415
Auteur : Canseliet Eugène.
Titre : Trois anciens Traités d'Alchimie.
S/titre : La Nature à Découvert, par le Chevalier Inconnu,
Explication très curieuse des Enigmes de Notre-Dame de Paris, par Esprit Gobineau de Montluisant, Traité du Ciel Terrestre, par Vinceslas Lavinius de Moravie.
Editeur : Pauvert Jean-Jacques.
Date éd. : 1975 .




**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



@







Du même auteur
Deux LOGIS ALCHIMIQUES (épuisé).
Paris, Jean Schemit, 1945.
LES DOUZE CLEFS DE LA PHILOSOPHIE
DE BASILE VALENTIN. Editions de Minuit, 1972.
Chez Jean-Jacques Pauvert:
ALCHIMIE. Etudes diverses de Symbolisme
hermétique et de Pratique Philosophale.
MUTUS LIBER. Le livre muet de l'alchimie,
commenté par Eugène Canseliet, 1974.
L'ALCHIMIE EXPLIQUEE SUR SES TEXTES
CLASSIQUES.
@


T R O I S A N C I E N S
T R A I T E S D'
A L C H I M I E
CALLIGRAPHIE
ET
PROLEGOMENES D'
Eugène Canseliet F.C.H.
JEAN-JACQUES PAUVERT
@







(c) Société Nouvelle des éditions Jean-Jacques Pauvert, 1975

@







Aux Frères d'Héliopolis
Impavidum ferient ruinæ
@

I

P R O L E G O M E N E S

Ora, lege, lege, lege, relege, labora inveniesque, et oculatus abis. I N M U T O L I B R O

L'idée nous est venue, que nous proposions maintenant, aux étudiants, aux amateurs et aux passionnés du Grand Art, trois textes
d'alchimie, desquels les pages peu nombreuses ne doivent pas conduire
à préjuger, défavorablement, d'une valeur tout au contraire bien
certaine. Voici, de ces trois oeuvres, tant appréciées des connaisseurs,
les auteurs et les titres abrégés:

LA NATURE A DECOUVERT, par le Chevalier Inconnu. EXPLICATION TRES CURIEUSE DES ENIGMES DE NOTRE-DAME DE PARIS, par Esprit Gobineau de Montluisant; gentilhomme chartrain. TRAITE DU CIEL TERRESTRE de Vinceslas Lavinius de Moravie.
Nous exécutâmes cette copie sur un recueil qui fut écrit dans le deuxième quart du dix-septième siècle, et qui se trouvait dans la très
riche bibliothèque de Fulcanelli. La graphie, quoique belle pour la
plus grande part, se montrait peu lisible, que nous renouvelâmes, à
notre usage, en bâtarde petite, plaisante et sans fatigue pour la vue.
Si nous avions pensé qu'un jour, fort loin dans la durée, la décision serait prise, que notre tâche fût livrée, telle quelle, à la publication,

@

II
assurément nous fussions-nous beaucoup plus attardé à notre exercice
de modeste calligraphie. Egalement, nous serions-nous davantage
soumis à l'orthographe de jadis, que la maturité, et surtout la
vieillesse, nous incitèrent, plus tard, à respecter avec plus de rigueur.
Le manuscrit ancien doit toujours se trouver auprès du Maître; il était autrefois serré, avec d'autres pièces aussi précieuses, dans une
armoire qui était en acajou massif, de taille médiocre, et dont les
portes étaient pleines, c'est-à-dire non vitrées.
Le petit volume se présentait en deux parties dont les écritures étaient très différentes: L'une, cursive et chargée de particularités
gothiques; l'autre, assez appliquée, quoique moins élégante, et conséquemment,
de lecture plus facile. Ainsi le premier traité, La Nature à
découvert, parce que d'exécution rapide, mais sans que nous le pussions
affirmer, nous semblait-il la rédaction autographe et première du
message, à la fois physique et spirituel, que transmit, généreusement,
le philosophe par le feu, certainement Adepte et, par là même,
Supérieur Inconnu.
Oeuvre dont nous crûmes, pendant un temps, qu'elle avait été imprimée, à cause de la brève indication de Lenglet-Dufresnoy, dans
son catalogue tant utile et immédiatement consulté. Déjà, dès l'an
1920, avions-nous acheté les trois livres de l'érudit abbé, lesquels
forment ensemble son Histoire de la Philosophie Hermetique, accompagnée
d'un Catalogue raisonné des Ecrivains de cette Science. Avec le Véritable
Philalethe, revû sur les Originaux. A Paris, chez Coustelier, Libraire,
Quay des Augustins. M.DCC.XLII. Avec Approbation & Privilege
du Roi.

@

III
Le premier tome contient le récit des plus sensationnelles transmutations métalliques qui furent réalisées, depuis l'Antiquité jusqu'à
l'époque de Louis XV.


Complétons maintenant la référence sommaire de Nicolas Lenglet, en donnant ici le titre de l'édition, que nous avons, pour cet après-
midi et sous les yeux, aux Imprimés de la Bibliothèque nationale:

La Nature au decouvert, par le Chevalier Inconnu. A Aix, chez I. Bapt. & Estienne Roize, Imprimeurs du Roy. Au depens de
l'Autheur. M.DC.LXIX.

Cependant, ne manquons pas de reproduire ce que le savant historiographe de l'alchimie nota, en italique, qui est relatif à ce traité
et qui nous apparaît de sûre pertinence:
« Peu commun et peu considérable. » Epithètes que nous prenons avec les sens de grande rareté et de valeur médiocre; et non point avec ceux d'exceptionnelle qualité
et de modeste dimension. En effet, et nonobstant son petit format,
le volume se montre, à la fois, rigoureusement introuvable et immodérément
touffu.
Ainsi, avons-nous le net sentiment que le texte de l'auteur, c'està-dire que la version première, que nous présentons à l'étudiant,
s'y trouve submergée sous un flot d'apports étrangers, si ce n'est
même hétéroclites. Une série copieuse de pièces (Avis, Epîtres,
Enigmes et Dédicaces) les plus diverses, courtes ou longues, en prose

@

IV
ou versifiées, françaises ou latines, précède le corps même de l'ouvrage
qui, nous nous précisons, se trouve énormément grossi de spagyriques
considérations. Celles-ci rompent l'harmonie du développement,
de manière aussi évidente que fâcheuse.
N'est-ce pas, dans tout cela, souligner suffisamment le grand et spécial intérêt que comporte notre propre copie, vieille, aujourd'hui,
de plus d'un demi-siècle ? Qu'on nous croie bien, elle est pour nous,
et donc très vraisemblablement, la minute autographe du précieux
écrit, et c'est aussi pourquoi nous devons revenir au petit chef-d'oeuvre
de bibliophilie qui appartient à notre maître.
Il était doré sur ses tranches, relié en plein maroquin rouge, du XVIIe siècle, dos à cinq nerfs avec pièce de titre, et il portait, au petit
fer et à l'or fin, sur le plat inférieur, bordé d'une jolie dentelle, l'écu
de la Maison de France. Véritablement, l'ouvrage, sous son vêtement,
offrait la plus royale somptuosité.


Un second exemplaire de La Nature à découvert, par le Chevalier Inconnu, en graphie postérieure, fait partie d'un recueil de 118 folios,
qui est conservé à la bibliothèque de l'Arsenal, 1, rue de Sully à
Paris. Il y porte le n° 3026, son écriture est, évidemment, du
XVIIIe siècle, et il contient aussi L'Ecolle transmutatoire des Philosophes,
de David de Planis Campy, médecin de Louis XIII.
De ce volume, la reliure, en plein veau d'époque, a quelque peu souffert, dont les deux plats sont encadrés, à l'extérieur, d'un filet


@

V
d'or et dont le dos, à cinq nerfs, est orné au petit fer et porte sur
pièce de titre:
NATVR DECOVV
La page de garde, sans numéro, porte au verso, peut-être de la main d'Antoine-René Voyer, marquis de Paulmy d'Argenson, ou
bien écrites par l'un de ses secrétaires, les lignes qui nous ont paru
d'intérêt suffisant, pour qu'elles fussent reproduites:

« Ce volume mss (manuscrit) est composé de deux morceaux rares sur l'alchimie; l'un et l'autre ont été imprimés. J'ai le 2e dans les Oeuvres de Planis Campy; voyez ma note sur cet auteur à la tête de ses oeuvres. Quant au Ier, je ne l'ai pas, l'abbé Lenglet le marque comme très rare. Je n'ai pu rien découvrir sur le vrai nom du chevalier inconnu. »
Assurément, il fallait que ce traité imprimé fût déjà rarissime, en ce milieu du XVIIIe siècle, pour que le marquis de Paulmy, ministre
de Sa Majesté, ne l'eût pas parmi les livres de sa bibliothèque.
De même fallait-il que notre Chevalier, d'Inconnu qu'il était, fût devenu Invisible, pour qu'il eût échappé aux recherches de Monsieur
Voyer d'Argenson de qui les services de l'Intérieur étaient fort bien
organisés et tout-puissants ! Avait-il disparu, tout simplement
oserons-nous écrire, dans le présent et dans l'éternité, grâce aux
privilèges du Rose-Croix de qui Fulcanelli, dans ses deux livres,

.................................................................
.................................................................

@

La Nature à découvert.

@

97
Explication très curieuse.

@

141
Traité du ciel terrestre.

@

Table des planches
I. Titre, en frontispice gravé sur cuivre, dont nous vîmes, chez le
libraire Emile Nourry, à Paris, en 1920, un exemplaire portant l'ex- libris d'Albert Poisson. APRES PAGE V. II. Le marmouset, qui supporte l'entablement fruste du manteau de
ventilation, à gauche, au-dessus du jambage et devant la scène touffue du rendez-vous secret de Tristan et d'Yseult. APRES PAGE IX. III. Secretioris Natura Secretorum Scrutinium chymicum. Francofurti
1687 -- La Recherche chimique des Secrets de la plus secrète Nature. Francfort. APRES PAGE XI. IV. L'hermaphrodite et gémellaire Royauté du REBIS ou RERE philosophal,
tant cher à Jean Lallemant, et mis en lumière par Fulcanelli. APRES PAGE XV. V. Tableau de la fin du Grand Siècle, et certainement le meilleur
parmi ceux qu'inspira la gravure de Giacomo Franco (1556-1620). APRES PAGE XVII. VI. La terre profanée, du vaste champ des morts, est actuellement
creusée en profondeur quasi vertigineuse. APRES PAGE XXI. VII. Photographie, parmi toutes celles que nous devons à nos trois amis
de Grenoble, passionnés d'alchimie: Guy Béatrice, Séverin Batfroi et Yves Torre. APRES PAGE XXI. VIII. Belle page de titre, dont la petite image et sa courte légende évoquent
à la perfection, l'alchimique jardinage du ciel. APRES PAGE XXIII. IX. L'oiseau rouge du gai savoir, que l'artiste rencontre au pays du
soleil et duquel après le père Jésuite René François et Cyrano de Bergerac, Fulcanelli parla si doctement, dans son livre des Demeures Philosophales. APRES PAGE XXVII. X. Numéraire frappé avec l'or ou l'argent qui furent obtenus, le plus
souvent, de la transmutation des métaux inférieurs et blancs. Opérations qui restent contestées, malgré toutes les preuves fournies par l'Histoire. APRES PAGE XXXI. XI. Le fabuleux serpent de l'Unité, de l'Infini et de l'Abîme insondable
que constituent les ondes mercurielles de l'Esprit du Monde -- Spiritus Mundi des Anciens. APRES PAGE XXXVII. XII. David Beck fut un grand peintre qui laissa ce beau témoignage
que la reine Christine de Suède n'était point du tout, physiquement, aussi mal qu'on le veut toujours. APRES PAGE XXXIX. XIII. L'aquarium des Sages est la mer céleste d'où venait leur Usnée
cette pénicilline verte des plus anciennes Pharmacopées: « U, cycles, vibrements divins des mers virides. » APRES PAGE XLI. XIV. En haut, la terre, le soc et l'agent d'harmonie; en bas, leurs surprenants
avatars et prodigieuses vicissitudes. APRES PAGE XLIII.
@

Table des matières
Prolégomènes. . . . . . . . . . I
Oraison . . . . . . . . . . . . XLV
Explicit. . . . . . . . . . . XLVII
La Nature à découvert, par le Chevalier Inconnu. . . . . . 1
La vraie Médecine Universelle. . . . . . . . . . . . 22
Règles générales touchant la Matière de la Pierre. . . . . . 34
La Science chimique . . . . . . 45
Actions et Mystères de l'Art. . 50
La Chimie chrétienne. . . . . . 62
La Chimie poétique. . . . . . . 74
Enigmes et Figures de Notre- Dame de Paris, par le Sieur Esprit Gobineau de Montluisant. . . . . . . . . . . 97
Traité du Ciel terrestre de Vinceslas Lavinius de Moravie. . . . . . . . . . . . 141
Enigme. . . . . . . . . . . . . 148
@
@







Achevé d'imprimer le 20 Mai 1975 par l'Imprimerie Jouve 17, rue du Louvre, 75001 Paris d'après la maquette de Jeanine Fricker pour le compte des Editions Jean-Jacques Pauvert

Dépôt légal n° 886: 2e trimestre 1975 Edition n° 01 ISBN 2.7202.0034-4
@
@

Dans la grande tradition de l'alchimie, ces trois
textes anciens sont des classiques. Ils sont ici transcrits,
de la main d'Eugène Canseliet lui-même, d'après
un très beau manuscrit du XVIIe siècle qui faisait
partie de la bibliothèque de Fulcanelli.

Ce livre se présente donc comme le fac-similé d'un
étonnant travail de calligraphie exécuté il y a plus de
cinquante ans dans le respect et l'amour de la minutie
des scribes d'autrefois pour qui écrire à la plume était
un des Beaux-Arts.

L'auteur du premier de ces traités, le Chevalier
Inconnu, acheva le Grand Oeuvre avec succès. Les
deux autres, Gobineau de Montluisant et Lavinius de
Moravie, manifestent un tel savoir de l'élaboration
philosophale qu'il est très vraisemblable qu'ils atteignirent,
eux aussi, le niveau supérieur de la connaissance
alchimique.

La réédition de ces trois traités est donc un événement
pour les Curieux en général et les Etudiants en particulier,
tant du fait de leur importance sur le plan de la
science alchimique que par la rareté de ces oeuvres qui
restaient encore, jusqu'à aujourd'hui, totalement introuvables.

IMP. S.S.Q.I. 51,03/54,60F

Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfeseite Rückkehr. Flag Hjælp side Tilbage. Bandiera Guida Torna.